Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A., qui demandait des mesures pour préserver ses droits parentaux et la communication écrite de décisions relatives à son autorité parentale. La requête, ne relevant pas des conclusions propres à un recours pour excès de pouvoir (annulation d’une décision administrative ou indemnisation), ne satisfaisait pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, l’ordonnance a été rendue sans instruction préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 février 2026, Mme A... demande au tribunal « que toutes les mesures nécessaires soient prises pour préserver ses droits parentaux et assurer la cessation immédiate des comportements discriminants tenus à son égard » et « que les décisions concernant son autorité parentale lui soient communiquées par écrit. »
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative prévoit que : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. En application des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
3. Il résulte des dispositions précitées, que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. La requête présentée par Mme A..., à supposer qu’elle relève de la compétence de la juridiction administrative, ne répond pas aux exigences posées par les dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle est, dès lors, entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Toulouse, le 16 février 2026,
La présidente de la 2ème chambre,
Cécile VISEUR-FERRÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière