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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2601314

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2601314

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2601314
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'effacement d'une condamnation de son casier judiciaire pour obtenir une carte professionnelle VTC. Le juge administratif s'est déclaré manifestement incompétent, estimant que cette demande relevant de l'ordre judiciaire conformément aux articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 février 2026 et un mémoire du 10 mars 2026, M. B... A... demande au tribunal de supprimer la condamnation prononcée le 7 juillet 2022 par le tribunal judiciaire de Toulouse inscrite au bulletin n°2 ou n°3 de son casier judiciaire afin d’obtenir une carte professionnelle de conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / (...) ».

2. Aux termes de l’article 775-1 du code de procédure pénale : « Le tribunal qui prononce une condamnation peut exclure expressément sa mention au bulletin n° 2 soit dans le jugement de condamnation, soit par jugement rendu postérieurement sur la requête du condamné instruite et jugée selon les règles de compétence et procédure fixées par les articles 702-1 et 703. Les juridictions compétentes sont alors composées conformément aux dispositions du dernier alinéa de l'article 702-1 (…). ». Aux termes de l’article 702-1 de ce code : « Toute personne frappée d'une interdiction, déchéance ou incapacité ou d'une mesure de publication quelconque résultant de plein droit d'une condamnation pénale ou prononcée dans le jugement de condamnation à titre de peine complémentaire peut demander à la juridiction qui a prononcé la condamnation ou, en cas de pluralité de condamnations, à la dernière juridiction qui a statué, de la relever, en tout ou partie, y compris en ce qui concerne la durée, de cette interdiction, déchéance ou incapacité (…) ». Aux termes de l’article 703 du même code : « Toute demande présentée par un condamné en vue d'être relevé d'une interdiction, d'une déchéance, d'une incapacité ou d'une mesure de publication, formée en application des dispositions du premier alinéa de l'article 702-1 précise la date de la condamnation ainsi que les lieux où a résidé le requérant depuis sa condamnation ou sa libération. / Elle est adressée, selon le cas, au procureur de la République ou au procureur général qui s'entoure de tous les renseignements utiles, prend, s'il y a lieu, l'avis du juge de l'application des peines et saisit la juridiction compétente. (…) ».

3. M. A... demande au tribunal de prononcer l’effacement d’une condamnation pour excès de vitesse d’au moins 50 km/h par conducteur de véhicule à moteur figurant au bulletin n° 2 de son casier judiciaire. Toutefois, il résulte des dispositions précitées du code de procédure pénale qu’il appartient aux seules juridictions de l’ordre judiciaire, et non au juge administratif, de statuer sur une telle demande. Par suite, la requête présentée par M. A... ne peut qu’être rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître, par application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Toulouse, le 16 mars 2026.


Le président de la 4ème chambre,





H. CLEN

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,






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