lundi 25 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2002340 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | juge unique |
| Avocat requérant | GUILHAUME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juin 2020, M. B A, représenté par Me Georges Guilhaume, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble, la décision implicite de rejet par le ministre de l'intérieur de son recours gracieux, reçu le 13 février 2020 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer sur le permis du requérant son capital de points dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a pas reçu la décision 48 SI portant suspension de son permis et par suite, n'a pas été notifié des retraits de points afférents aux infractions contenues dans celle-ci ;
- il aurait dû se voir restituer les points retirés à l'issu du délai de trois ans imposé par le code de la route et disposer d'un capital complet à la date de la commission de l'infraction du 8 mai 2018.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2020, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les conclusions dirigées contre la décision 48 SI et les infractions figurant sur le relevé d'information intégral sont sans objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Billet-Ydier, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme C.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, a commis le 3 juillet 2011 une infraction au code de la route ayant entraîné le retrait de quatre points. Le requérant a également commis, les 16 et 19 septembre 2012 ainsi que le 1er janvier 2013, différentes infractions au code de la route, susceptibles d'entraîner des retraits de points rendant nul son solde. Par décision modèle " 48 SI ", retournée le 24 mai 2013 avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée ", le ministre de l'intérieur lui a notifié le dernier retrait de points, a récapitulé les décisions de retrait de points antérieures, a constaté un solde de points nul et la perte pour l'intéressée du droit de conduire un véhicule et lui a enjoint de restituer son permis de conduire dans un délai de dix jours. Par décision du 9 septembre 2014, le ministre de l'intérieur a procédé à une reconstitution totale du capital de points du permis du requérant. M. A a commis une infraction, le 8 mai 2018, entraînant le retrait d'un point, qui lui sera restitué le 27 mai 2019. Le requérant a formé un recours gracieux contre la décision 48 SI, réceptionné le 13 février 2020, que le préfet a implicitement rejeté. Par la requête susvisée, le requérant demande l'annulation de la décision 48 SI, des retraits de points relatifs aux infractions des 3 juillet 2011, 16 et 19 septembre 2012, 1er janvier 2013 et 8 mai 2018, ainsi que du rejet implicite de son recours gracieux.
2. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral édité le 14 octobre 2020, communiqué en défense par le ministre, que la décision 48 SI, retournée le 24 mai 2013 avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée ", a été retirée. Les points retirés du capital de points affectés au permis de conduire de M. A à la suite de l'infraction du 3 juillet 2011 ont été restitués lors de la reconstitution intégrale de son capital de points le 9 mai 2014 et que le point retiré à la suite de l'infraction du 8 mai 2018, a été réattribué antérieurement à l'introduction de la requête du requérant. Il résulte également dudit relevé que les infractions commises les 16 et 19 septembre 2012 et du 11 janvier 2013 n'ont pas donné pas lieu à des retraits de points. Ainsi, à la date de l'introduction de la requête, M. A dispose d'un solde positif et complet de points et son relevé d'information intégral ne comporte pas de décision constatant l'invalidation du permis de conduire de l'intéressé pour solde de points nul. Par suite, dès lors que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de cette décision, qui doit être regardée comme ayant été retirée par le ministre de l'intérieur antérieurement à l'introduction de la requête, sont devenues sans objet, il n'y a plus lieu d'y statuer ainsi que l'oppose en défense le ministre.
3. Les motifs de la présente décision, qui se borne à constater que la décision attaquée a disparu de l'ordre juridique, n'impliquent aucune mesure d'exécution particulière. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2022.
La magistrate désignée,
F. C
La greffière,
A. BEGORRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026