LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2004452

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2004452

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2004452
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantCABINET CORNET - VINCENT - SEGUREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er octobre 2020 et le 28 mai 2021, Mme C B, représentée par Me Adrian, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 août 2020 par laquelle la direction départementale de la protection des populations de Gironde lui a enjoint dans un délai de 8 jours à compter de la réception, de cesser la pratique commerciale trompeuse sur l'origine et la méthode de fabrication des produits proposés à la vente ;

2°) d'enjoindre à la direction départementale de la protection des populations de Gironde de publier un communiqué sur la page d'accueil de son site internet, mentionnant que le tribunal a annulé la décision du 3 août 2020 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'utilisation du sel espagnol est très limitée, le taux de sel espagnol dans le produit final étant de 10,13 %, et permet uniquement de faciliter la formation de pyramides, par l'agglomération de sel du bassin autour d'un nucléi de sel espagnol ; la circonstance que ce sel aurait une typicité particulière du fait de sa méthode de production, différente de celle du bassin d'Arcachon, est sans incidence dans le débat sur la tromperie du consommateur, dès lors que Mme B n'a procédé à aucune comparaison sur son site internet ou par voie de presse ;

- la présence de 10 % de sel espagnol ne prive pas le sel de Mme B de son origine géographique, alors que le sel n'est soumis à aucune réglementation et qu'elle ne se prévaut pas de la mention " Origine France garantie ", que le bassin d'Arcachon est une indication géographique de provenance qui n'est pas protégée pour quelque produit que ce soit, et qu'elle n'a jamais indiqué que son sel était issu à 100 % du Bassin d'Arcachon ; d'ailleurs, le cahier des charges de l'IGP sel de Guérande accepte la présence de corps étrangers inférieurs à 3,5 mm, alors qu'un nucléi de sel espagnol mesure moins d'un dixième de millimètre ;

- le fait de se prévaloir de la marque B'A conformément à son objet et sa charte d'utilisation ne revêt aucun caractère mensonger susceptible d'induire le consommateur en erreur ; son établissement est situé au Teich et l'intégralité du processus de fabrication y est réalisé ;

- il n'y a aucune tromperie du consommateur s'agissant du procédé de fabrication ;

- les enquêtrices ont procédé à une enquête à charge et ont manqué de loyauté envers une exploitante individuelle qui ne demandait qu'à respecter la loi ;

- la circulaire du 13 mai 2016 de la direction générale des douanes et des droits indirects relative au marquage de l'origine et protection de l'origine française en application de l'article 39 du code des Douanes rappelle que lorsque des matières venant de deux Etats différents entrent dans la fabrication du sel, le pays d'origine des marchandises est le pays d'origine de la majeure partie des matières, sur la base du poids des matériaux.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 janvier 2021 et le 19 mai 2022, ce deuxième mémoire n'ayant pas été communiqué, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 8 juin 2021, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la consommation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- et les conclusions de M. Naud, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, qui commercialise du sel sous les marques Dunes de sel du bassin d'Arcachon et Sel du bassin d'Arcachon, a fait l'objet en 2019 d'un contrôle du service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, à l'issue duquel les inspectrices ont estimé que l'intéressée avait une pratique commerciale trompeuse sur l'origine et la méthode de fabrication du sel commercialisé. Mme B demande au tribunal l'annulation de la décision du 3 août 2020 par laquelle la direction départementale de la protection des populations de Gironde lui a enjoint dans un délai de 8 jours, d'une part, de cesser la pratique commerciale trompeuse sur l'origine et la méthode de fabrication des produits proposés à la vente, d'autre part, d'assurer la publicité de cette injonction selon les modalités qu'elle prévoit.

2. Aux termes de l'article L. 121-1 du code de la consommation : " Les pratiques commerciales déloyales sont interdites. / Une pratique commerciale est déloyale lorsqu'elle est contraire aux exigences de la diligence professionnelle et qu'elle altère ou est susceptible d'altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l'égard d'un bien ou d'un service.() Constituent, en particulier, des pratiques commerciales déloyales les pratiques commerciales trompeuses définies aux articles L. 121-2 à L. 121-4 et les pratiques commerciales agressives définies aux articles L. 121-6 et L. 121-7. ". Aux termes de l'article L121-2 de ce code, dans sa version applicable à l'espèce : " Une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l'une des circonstances suivantes : () 2° Lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur l'un ou plusieurs des éléments suivants : () b) Les caractéristiques essentielles du bien ou du service, à savoir : ses qualités substantielles, sa composition, ses accessoires, son origine, sa quantité, son mode et sa date de fabrication, les conditions de son utilisation et son aptitude à l'usage, ses propriétés et les résultats attendus de son utilisation, ainsi que les résultats et les principales caractéristiques des tests et contrôles effectués sur le bien ou le service ; () ". Aux termes de l'article L521-1 du même code : " Lorsque les agents habilités constatent un manquement ou une infraction avec les pouvoirs prévus au présent livre, ils peuvent, après une procédure contradictoire, enjoindre à un professionnel, en lui impartissant un délai raisonnable qu'ils fixent, de se conformer à ses obligations ". Enfin, l'article L. 521-2 du même code dispose : " Les agents habilités peuvent, dans les mêmes conditions, enjoindre à tout professionnel de cesser tout agissement illicite ou de supprimer toute clause illicite ou interdite. / L'injonction mentionnée au premier alinéa peut faire l'objet d'une mesure de publicité, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. / Dans ce cas, le professionnel est informé, lors de la procédure contradictoire préalable au prononcé de l'injonction, de la nature et des modalités de la publicité envisagée. La publicité est effectuée aux frais du professionnel qui fait l'objet de l'injonction. ".

3. Lors du contrôle dont l'activité de Mme B a fait l'objet, les inspectrices du service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ont constaté que dans l'ensemble des points de vente, sur l'étiquetage et le conditionnement des produits, ainsi que sur son site internet et son compte officiel Facebook, Mme B présentait ses produits comme issus d'une fabrication strictement locale, réalisée uniquement à partir de l'eau de mer du bassin d'Arcachon, selon un procédé importé d'Angleterre, alors qu'il s'agissait, au mieux, d'un mélange entre du sel pyramidal provenant d'une société industrielle espagnole et une fraction d'eau de mer du Bassin d'Arcachon, dans des proportions que l'intéressée ne pouvait établir, aucune activité de fabrication n'ayant été constatée sur place, dans les locaux de l'entreprise. L'administration a considéré qu'il s'agissait d'une pratique commerciale déloyale, reposant sur des allégations et présentations de nature à induire le consommateur en erreur, portant sur l'origine et le mode de fabrication des produits, au sens de l'article L. 121-2 du code de la consommation.

4. En premier lieu, si Mme B soutient que les enquêtrices ont procédé à une enquête à charge et ont manqué de loyauté, et qu'elles se sont livrées à une immixtion dans la gestion de l'exploitation individuelle sans aucun lien avec les faits reprochés, elle n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations.

5. En deuxième lieu, Mme B fait valoir qu'elle n'a jamais prétendu que son sel était issu à 100 % de l'eau du Bassin d'Arcachon, que le taux de sel espagnol dans le produit final est très limité, de l'ordre de 10,13 %, que ce sel permet uniquement de faciliter la formation de pyramides, par l'agglomération de sel du bassin autour d'un nucléi de sel espagnol, permettant le passage en moulin, et que le consommateur n'a pas été trompé s'agissant du procédé de fabrication.

6. Il ressort du procès-verbal dressé le 22 novembre 2019 par les inspectrices du service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, et des copies d'écran du site internet " Sel du Bassin d'Arcachon ", que ce site mettait en avant, pour promouvoir le produit, ses caractéristiques issues de sa récolte dans le bassin selon une technique " unique en France " faisant de ce sel " un sel unique au monde ", " un des meilleurs sels de mer au monde ". Le procédé de fabrication, présenté comme inconnu en France et importé d'Angleterre, est décrit en 6 étapes, et le site conclut que " Cette méthode nous permet de créer un sel extrêmement pur avec une forme atypique ". Dans la description des produits, tel que le " Moulin dunes de fleur de sel ", il est précisé que la fleur de sel est récoltée à la main à la saline du bassin d'Arcachon. De même, la publication du 3 juin 2019 du compte Facebook explique notamment que " La saline du Bassin d'Arcachon produit un sel de mer qui ressemble à des flocons de neige voire des pétales de fleur avec sa forme étrangement pyramidale rappelant la Dune du Pyla ", le logo de la marque faisant apparaitre la dune. Ainsi, pour promouvoir le produit, Mme B met en avant son caractère local et sa forme pyramidale qui serait une particularité du sel local.

7. Par ailleurs, il ressort du procès-verbal de constat dressé par les inspectrices du service de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes le 23 septembre 2019, que s'étant rendues à l'adresse de l'établissement figurant sur le site internet et les étiquettes des produits, afin de comprendre la méthode de fabrication du sel présentée comme inconnue en France et importée d'Angleterre, les inspectrices ont constaté que l'adresse n'hébergeait aucune activité de fabrication ni commerciale, le local de production se trouvant au domicile de Mme B. Lors d'une visite, cette dernière leur a expliqué que les activités de production étaient assurées par son conjoint, qui prélève l'eau dans une cuve en PEHD de 1 000 litres dans la maline d'un ostréiculteur, M. A à Port de Meyran Est, et n'a pu donner d'informations supplémentaires sur le processus de fabrication et son caractère inédit en France. Les inspectrices, qui se sont rendues à Port de Meyran et ont tenté de joindre M. A par téléphone à plusieurs reprises, puis par courrier avec accusé de réception, n'y sont pas parvenu, le courrier étant revenu le 21 février 2020 avec la mention " pli avisé et non réclamé ". La seule pièce au dossier justifiant de la méthode employée est une attestation de M. A en date du 21 juillet 2020, dans laquelle ce dernier affirme " avoir autorisé Mme C B à prélever de l'eau dans mes bassins pour les besoins de son activité de production de sel du Bassin d'Arcachon ", que ces prélèvements représentent environ 30 m3 du premier trimestre 2019 à novembre 2019, et qu'ils n'ont donné lieu à aucune facturation.

8. De même, à la suite d'une réquisition bancaire effectuée le 25 septembre 2019 auprès de la Banque populaire, dans les écritures de laquelle est ouvert le compte professionnel de Mme B, il est apparu qu'elle avait acquis le 12 juin 2019, auprès d'une société espagnole spécialisée dans le commerce du sel, 998 kg de sel destiné à l'alimentation humaine, pour un montant de 6 786 euros. Si Mme B soutient que ce sel espagnol est utilisé à dose très faible, et ne représente que 10 % du produit fini, dès lors que pour 1 460 kg de sel produit, 148 kg de sel espagnol ont été utilisés, elle ne l'établit pas en se bornant à produire un courriel en date du 13 février 2020 du service export de la société espagnole, l'informant de la présence dans son entrepôt " d'un stock de 600 kg de flocons (escamas) ".

9. Ainsi, en mettant en avant, tant sur les étiquettes que dans les lieux de ventes et sur les supports de promotion de son produit, son origine strictement locale, sa forme typique et un procédé de fabrication unique en France, la requérante s'est livrée à une pratique commerciale trompeuse, nonobstant les circonstances que son établissement se situe sur le bassin d'Arcachon, dès lors que le produit vendu est un mélange, dans des proportions inconnues, de sel local et de sel espagnol, que, selon les dires mêmes de la requérante, la forme pyramidale qui " rappelle la Dune de Pyla " est obtenue grâce à l'adjonction de ce sel espagnol et qu'aucune pièce du dossier n'atteste d'un procédé de fabrication original. Mme B ne peut utilement faire valoir que le sel n'est soumis à aucune réglementation, et que le bassin d'Arcachon est une indication géographique de provenance qui n'est pas protégée pour quelque produit que ce soit, dès lors que la décision contestée ne se fonde pas sur la méconnaissance de la réglementation applicable au sel ou à une indication géographique de provenance, mais sur la circonstance que les allégations et présentations du produit sont de nature à induire le consommateur en erreur s'agissant de certaines de ses caractéristiques essentielles, à savoir son origine et son mode de fabrication. Elle ne peut davantage se prévaloir utilement de la réglementation du sel de Guérande.

10. En troisième lieu, Mme B ne peut, en tout état de cause, utilement se prévaloir de la circulaire du 13 mai 2016 de la direction générale des douanes et des droits indirects relative au marquage de l'origine et à la protection de l'origine française, qui est relative, non aux dispositions applicables à la présente espèce, mais à celles de l'article 39 du code des douanes.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 août 2020 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant au bénéfices des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Une copie en sera adressée à la préfète de Gironde.

Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,

M. Josserand, conseiller,

Mme Lahitte, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

La présidente-rapporteure

F. D

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau

L. JOSSERAND

La greffière,

C. SCHIANO

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2004452

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions