lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2005363 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | TANDONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés les 24 novembre 2020, 14 avril et 23 juin 2021, Mme B D, représentée par Me Castera, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Saint-Front-sur-Lémance du 24 septembre 2020 portant non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée par M. F G en vue de l'implantation d'une clôture brise-vue sur la parcelle D 557 située sentier du château de Bonaguil ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Front-sur-Lémance une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle est occupante à titre gratuit de la maison, propriété de ses parents, qui se situe au voisinage immédiate du terrain d'assiette du projet d'implantation de la clôture et que ce projet est de nature à affecter directement les conditions d'occupation de la maison qu'elle habite en ce qu'il empêche l'accès à son propre fonds ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence de son signataire ;
- il a été pris sans l'accord de l'architecte des bâtiments de France ;
- le dossier déposé par le pétitionnaire était incomplet, dès lors qu'il ne contenait pas de plan de situation du terrain permettant de le situer sur le territoire de la commune de Saint-Front-sur-Lémance, ni de représentation de l'aspect extérieur des clôtures, de photos-montage de l'aspect de la clôture depuis la voie publique, de l'état du paysage avant et après la pose de la clôture, de photographies des constructions avoisinantes, ainsi que de notice faisant apparaitre les matériaux utilisés, la hauteur de la clôture et les modalités d'exécution des travaux ; en l'absence de toutes ces informations, le service instructeur était dans l'impossibilité de vérifier la légalité du projet ;
- il méconnait les prescriptions de l'article 11.4 du plan local d'urbanisme relatives à l'aspect des clôtures en zone UAv ; d'une part, en l'absence de prescriptions particulières relatives aux matériaux, le projet de clôture porte atteinte au paysage urbain environnant ; d'autre part, les pièces produites au dossier révèlent une hauteur de clôture supérieure à deux mètres ;
- il méconnait les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme en l'absence de vérification de la qualité du pétitionnaire.
Par des mémoires enregistrés les 23 février et 4 juin 2021, la commune de Saint-Front-sur-Lémance, représentée par Me Tandonnet, avocat, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoit à statuer dans l'attente d'une régularisation en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge de Mme D une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable par application de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme et en l'absence d'intérêt pour agir de Mme D ;
- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé ;
- à supposer que le tribunal estime que l'arrêté en litige est entaché d'une quelconque illégalité, il ferait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et surseoirait à statuer pour permettre une régularisation par le dépôt d'une nouvelle autorisation d'urbanisme.
Par des mémoires enregistrés les 19 mars et 9 juin 2021, M. F G, représenté par Me Lagarde, avocat, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoit à statuer dans l'attente d'une régularisation en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge de Mme D une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable par application de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme et en l'absence d'intérêt pour agir de Mme D ;
- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé ;
- à supposer que le tribunal estime que l'arrêté en litige est entaché d'une quelconque illégalité, il ferait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et surseoirait à statuer pour permettre une régularisation par le dépôt d'une nouvelle autorisation d'urbanisme.
Par ordonnance du 14 avril 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 14 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, rapporteure,
- les conclusions de Mme Passerieux, rapporteure publique,
- et les observations de Me Tandonnet, représentant la commune de Saint-Front-sur-Lémance.
Considérant ce qui suit :
1. M. F G a déposé le 7 août 2020 une déclaration préalable pour la construction d'une clôture brise-vue sur la parcelle D 557 lui appartenant, située sentier du château de Bonaguil à Saint-Front-sur-Lémance (Lot-et-Garonne). Par un arrêté du 24 septembre 2020, le maire de Saint-Front-sur-Lémance a délivré à M. G une décision de non-opposition à cette déclaration préalable. Par la présente requête, Mme B D, qui est occupante à titre gratuit de la maison de ses parents située sur une parcelle limitrophe du terrain d'assiette du projet, demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par arrêté du 28 mai 2020, le maire de la commune de Saint-Front-sur-Lémance a donné à M. A E, premier adjoint, délégation pour signer tous documents en matière d'urbanisme, et à Mme C, deuxième adjointe au maire et signataire de l'arrêté du 24 septembre 2020 en litige, délégation pour assurer la suppléance des adjoints en cas d'absence ou d'empêchement de ceux-ci. Il ne ressort pas des pièces et n'est pas allégué que M. E n'aurait pas été absent ou empêché à la date d'édiction de l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté du 24 septembre 2020 doit être écarté.
3. Aux termes de l'article R. 421-12 du code de l'urbanisme : " Doit être précédée d'une déclaration préalable l'édification d'une clôture située : / () b) Dans un site inscrit ou dans un site classé ou en instance de classement en application des articles L. 341-1 et L. 341-2 du code de l'environnement ; / () ". Aux termes de l'article R. 425-30 du même code : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. () / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France. ".
4. Si le terrain d'assiette du projet est situé dans le périmètre du site inscrit du village de Bonaguil et de son château, il ressort des pièces du dossier que l'architecte des bâtiments de France a bien été consulté conformément aux dispositions précitées de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme préalablement à l'édiction de l'arrêté contesté, et a émis, le 16 septembre 2020, un avis favorable au projet en cause. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'avis de l'architecte des bâtiments de France manque en fait.
5. Aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / () c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; / () Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10, à l'article R. 431-14 () / Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10./ Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente. ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : / () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. " Aux termes de l'article R. 431-14 du même code : " Lorsque le projet porte sur des travaux nécessaires à la réalisation d'une opération de restauration immobilière au sens de l'article L. 313-4 ou sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques, sur un immeuble situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, la notice mentionnée à l'article R. 431-8 indique en outre les matériaux utilisés et les modalités d'exécution des travaux. ".
6. La circonstance que le dossier de déclaration préalable de travaux ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions précitées du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de non-opposition à déclaration préalable que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de déclaration préalable de travaux comporte un extrait de plan cadastral permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune de Saint-Front-sur-Lémance. Le projet litigieux étant situé dans le périmètre d'un site classé, le pétitionnaire a également précisé les matériaux qui seront utilisés pour l'édification de la clôture, à savoir de la brande de E de 4 centimètres d'épaisseur sur un mètre de haut et des voliges de pin de 20 millimètres d'épaisseur sur 1,90 mètres de haut, ainsi que les modalités d'exécution des travaux, comprenant une pose de matériaux non traités à partir du sol pour ce qui concerne les voliges de pin et sur un muret de soutènement existant pour ce qui concerne la E. Le dossier comporte en outre des montages photographiques permettant d'apprécier l'aspect de la construction et son insertion par rapport aux paysages et à la construction avoisinante située en contre-bas qui est la maison occupée par Mme D, ainsi que son impact visuel en particulier au regard du château situé au-dessus du terrain d'assiette du projet. Même s'il ne comporte pas de montages photographiques du projet de construction depuis la façade des constructions avoisinantes et l'espace public, les documents produits, ajoutés à l'avis de l'architecte des bâtiments de France, permettaient à l'autorité compétente de porter en toute connaissance de cause une appréciation sur la nature du projet, de faible importance, et son insertion dans son environnement, notamment en terme de hauteur, au regard des règles d'urbanisme applicables. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier de demande ne serait pas composé conformément aux exigences des articles R. 431-36, R. 431-10 et R. 431-14 du code de l'urbanisme doit être écarté.
8. Aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les () déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique. ". Aux termes de l'article R. 431-35 du même code : " La déclaration préalable précise : a) L'identité du ou des déclarants ; (). La déclaration comporte () l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une déclaration préalable. ".
9. Il résulte de ces dispositions que les déclarations préalables doivent seulement comporter, comme les demandes de permis de construire en vertu de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 précité. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration ou d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Les tiers ne sauraient donc utilement, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, faire grief à l'administration de ne pas en avoir vérifié l'exactitude. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle déclaration ou d'une demande de permis de construire vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de s'opposer à la déclaration ou de refuser la demande de permis pour ce motif.
10. Il ressort du dossier de déclaration préalable, que M. G a bien fourni l'attestation prévue par l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme. Si la requérante fait état d'un courrier qu'elle a adressé à la maire de la commune en juillet 2020 qui aurait dû, selon elle, alerter la collectivité sur la question du droit de propriété de M. G, ce courrier ne contenait pas d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de la déclaration préalable ni ne faisait apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que M. G n'aurait disposé d'aucun droit à la déposer. Dans ces conditions, le maire de Saint-Front-sur-Lémance a pu légalement considérer que M. G avait qualité pour présenter la déclaration préalable de travaux, sans lui réclamer la production de pièces justificatives de son droit de propriété sur le terrain d'assiette du projet.
11. Aux termes de l'article 11.4 du plan local d'urbanisme intercommunal de " Fumel communauté ", concernant l'aspect des clôtures, applicable en zone UAV où se situe le terrain d'assiette du projet : " L'autorisation de clôture peut être assortie de prescriptions particulières : / () - si la clôture est de nature à porter atteinte au paysage urbain environnant ou aux fonds voisin, du fait de son architecture ou de l'aspect des matériaux qui la composent. / () La hauteur des clôtures ne peut excéder 2 mètres. Des hauteurs supérieures sont admises : / dans le cas d'une clôture servant de mur de soutènement du terrain naturel () ".
12. Mme D soutient que le projet de clôture, d'une part, porterait atteinte au paysage urbain environnant en raison de la composition des matériaux utilisés, en pin et E, qui ne s'accorderait pas avec les autres façades et clôtures du secteur, en pierres d'un ton clair et uniforme, d'autre part, excéderait la hauteur maximale autorisée de deux mètres. Il ressort des pièces du dossier que l'architecte des bâtiments de France a relevé, dans un courrier explicatif du 19 février 2021 adressé à la commune de Saint-Front-sur-Lémance, que si, dans " ce hameau en pied de château () la pierre prédomine pour les constructions, l'emploi de matériaux moins nobles comme le bois ou la brande pouvant s'apparenter à des buissons [est] sans aucun doute nécessaire pour clore les espaces libres afin que les animaux ne puissent pas s'échapper. L'emploi de l'un ou de l'autre se justifie par la nécessité de restreindre le linéaire et de conserver à l'endroit tout son attrait avec l'emploi de matériaux naturels et correspondant à la nature et à la qualité des lieux ". Il ressort ainsi des pièces du dossier que la clôture en cause, qui sera pour une partie composée de E apposée sur un muret en pierre déjà existant et pour une autre partie composée de pin fixé au sol, s'intègre dans le paysage environnant de par sa faible importance et la nature des matériaux utilisés. Par ailleurs, il est prévu que la clôture en pin ait une hauteur depuis le sol, inférieure à la limite autorisée, d'1,90 mètres. La circonstance, à la supposer établie, que la E, d'une hauteur d'un mètre, apposée sur le muret existant confèrerait à la clôture une hauteur de plus de deux mètres n'est pas contraire aux prescriptions précitées du plan local d'urbanisme, dès lors qu'il est constant que le muret en cause sert de soutènement au terrain naturel. Par suite, les dispositions précitées de l'article 11.4 du règlement du plan local d'urbanisme n'ont pas été méconnues.
13. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 24 septembre 2020 du maire de Saint-Front-sur-Lémance portant non-opposition à déclaration préalable.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Saint-Front-sur-Lémance et de M. G, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la requérante une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Saint-Front-sur-Lémance et la même somme à M. G au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Mme D versera la somme de 1 000 euros à la commune de Saint-Front-sur-Lémance et celle de 1 000 euros à M. G au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, à la commune de Saint-Front-sur-Lémance et à M. F G.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Molina-Andréo, première conseillère,
Mme Mounic, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2022.
La rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO Le président,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne au préfet du Lot-et-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026