LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2005656

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2005656

jeudi 6 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2005656
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantMAIXANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 décembre 2020 et 20 janvier 2022, Mme D A représentée par Me Maixant, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2020 par laquelle le maire de la commune de Blanquefort l'a informée du caractère incomplet de sa demande d'autorisation préalable de nouvelle installation d'un dispositif ou matériel supportant une enseigne sur sa parcelle ;

2°) d'annuler la décision implicite du maire de la commune de Blanquefort rejetant sa demande d'autorisation préalable de nouvelle installation d'un dispositif ou matériel supportant une enseigne sur sa parcelle ;

3°) d'enjoindre à la commune de Blanquefort de lui délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Blanquefort la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision du 30 septembre 2020 l'informant du caractère incomplet de son dossier ;

- le maire de la commune de Blanquefort ne pouvait lui opposer le caractère incomplet de sa demande d'autorisation préalable dès lors que la pièce qu'il estime manquante ne figure pas à l'article R.581-7 du code de l'environnement, lequel liste de manière exhaustive les éléments à fournir dans le cadre d'une demande d'autorisation ;

S'agissant de la décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation préalable :

- l'illégalité de la décision l'informant du caractère incomplet de son dossier, entache d'illégalité la décision implicite de rejet née de l'absence de production de la pièce demandée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2022, la commune de Blanquefort, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.

Par ordonnance du 7 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 8 février 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'environnement,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,

- les observations de Me Maixant, représentant la requérante,

- et celles de M. C pour la commune de Blanquefort.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D A exerce une activité d'enseignement du yoga à Blanquefort. Par courrier du 16 septembre 2020 reçu le 22 septembre suivant, elle a déposé une demande d'autorisation préalable à l'installation d'un dispositif ou matériel supportant une enseigne scellée au sol, sur la parcelle cadastrée 056 AS 611 au 106 A et 106 B, dont elle est propriétaire en indivision. Par courrier du 30 septembre 2020, le maire de la commune de Blanquefort l'a informée que cette demande était incomplète et l'a invitée à produire la pièce manquante. A défaut de production de ladite pièce, une décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation préalable est née. Mme A demande au tribunal d'annuler d'une part, la décision du 30 septembre 2020 l'informant du caractère incomplet de son dossier et d'autre part, la décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation préalable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision du 30 septembre 2020 informant Mme A du caractère incomplet de sa demande d'autorisation :

2. D'une part, aux termes de l'article L.581-3 du code de l'environnement : " Au sens du présent chapitre : / 1° Constitue une publicité, à l'exclusion des enseignes et des préenseignes, toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilées à des publicités ; / 2° Constitue une enseigne toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s'y exerce ; / 3° Constitue une préenseigne toute inscription, forme ou image indiquant la proximité d'un immeuble où s'exerce une activité déterminée ". Et aux termes de l'article L.581-18 de ce code, issu de la section 3 " Enseignes et préenseignes " : " () Sur les immeubles et dans les lieux mentionnés aux articles L. 581-4 et L. 581-8, ainsi que dans le cadre d'un règlement local de publicité, l'installation d'une enseigne est soumise à autorisation. () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R.581-9 du code de l'environnement : " Lorsque l'installation d'une enseigne est soumise à autorisation en vertu de l'article L. 581-18, la demande d'autorisation est présentée par la personne ou l'entreprise qui exerce l'activité signalée. / La demande d'autorisation et le dossier qui l'accompagne, établis en trois exemplaires, sont adressés par pli recommandé avec demande d'avis de réception postal ou déposés contre décharge, à l'autorité compétente pour instruire l'autorisation. Le formulaire d'autorisation préalable est un document CERFA dont le contenu est déterminé par arrêté du ministre chargé de l'environnement. () ". Aux termes de l'article R.581-10 du même code : " Le dossier qui accompagne la demande d'autorisation est composé des informations et pièces énumérées par l'article R. 581-7 ainsi que, pour certains dispositifs particuliers, des documents prévus par les articles R. 581-14 à R. 581-21-1. Dans le mois suivant la réception d'une demande d'autorisation, il est adressé au pétitionnaire : 1° Lorsque la demande est complète, par voie postale ou électronique, un récépissé qui indique la date à laquelle, en l'absence de décision expresse, une autorisation tacite sera acquise en application de l'article R. 581-13 ; 2° Lorsque la demande est incomplète, un courrier notifié par envoi recommandé avec demande d'avis de réception postal ou un courrier électronique avec demande d'accusé de réception, qui indique : a) De façon exhaustive, les informations, pièces et documents manquants à produire en trois exemplaires, dans un délai de deux mois suivant la réception de ce courrier ; b) Qu'à défaut de production de l'ensemble des informations, pièces et documents manquants dans ce délai, la demande fera l'objet d'une décision tacite de rejet. () ". Et aux termes de l'article R.581-7 du même code : " La déclaration préalable comporte : /1° Lorsque le dispositif ou le matériel est implanté sur une propriété privée : / a) L'identité et l'adresse du déclarant ; / b) La localisation et la superficie du terrain ; / c) La nature du dispositif ou du matériel ; /d) L'indication de la distance de l'installation projetée par rapport aux limites séparatives et aux baies des immeubles situés sur les fonds voisins ; / e) L'indication du nombre et de la nature des dispositifs déjà installés sur le terrain ; / f) Un plan de situation du terrain, un plan de masse coté et la représentation graphique du dispositif ou du matériel cotée en trois dimensions ;() ".

4. Enfin, aux termes de l'article L.581-24 du code de l'environnement : " Nul ne peut apposer de publicité ni installer une préenseigne sur un immeuble sans l'autorisation écrite du propriétaire ".

5. Le courrier par lequel l'autorité administrative a, sur la base de l'article R.581-10 du code de l'environnement, invité le demandeur d'une autorisation préalable à produire des pièces complémentaires et lui a notifié qu'à défaut de cette production dans un délai de deux mois, sa demande ferait l'objet d'un rejet tacite, a le caractère non pas d'une simple demande de renseignements, mais d'une décision faisant grief.

6. En l'espèce, l'installation de l'enseigne sollicitée par Mme A, relative à l'activité d'enseignement de yoga qu'elle exerce, est soumise à autorisation, conformément à l'article L.581-18 du code de l'environnement précité, dès lors que la commune de Blanquefort est située dans le cadre du règlement local de publicité intercommunal de Bordeaux Métropole, approuvé par délibération du 22 décembre 2017 et librement accessible.

7. Il ressort de la combinaison des dispositions citées aux points 2 à 4 de ce jugement que si le dossier de demande d'autorisation d'installation d'une préenseigne ou d'une publicité doit comprendre, parmi les pièces produites, l'autorisation écrite du propriétaire, en revanche cette autorisation n'est pas exigée dans le dossier de demande d'installation d'une enseigne.

8. Il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Blanquefort a estimé que la demande présentée par Mme A était incomplète dès lors qu'elle n'avait pas produit " l'accord daté du (des) propriétaire(s) ou gestionnaire(s) du terrain où est installé le dispositif ", en méconnaissance des mentions figurant sur le bordereau de dépôt des pièces jointes du formulaire CERFA n°14798 de demande d'autorisation préalable de nouvelle installation d'un matériel supportant, notamment, une enseigne.

9. Toutefois, en application des dispositions précitées de l'article R.581-10 du code de l'environnement, le dossier qui accompagne la demande d'autorisation d'installer une enseigne est composée des informations et pièces énumérées par l'article R. 581-7 du même code, lequel ne prévoit pas, au titre des pièces devant être produites, l'accord daté du propriétaire ou gestionnaire du terrain où est installé le dispositif. Ainsi, le maire de la commune de Blanquefort ne pouvait, pour considérer que la demande portant installation d'une enseigne, présentée par Mme A, était incomplète, solliciter la production d'une pièce, non exigée par les dispositions précitées du code de l'environnement, lesquelles fixent la liste des pièces à fournir, et ce quand bien même le formulaire CERFA, dont le contenu a été fixé par arrêté ministériel, impose la production obligatoire d'une telle pièce pour toutes les demandes.

10. Par suite, la décision du 30 septembre 2020 par laquelle le maire de la commune de Blanquefort a informé Mme A du caractère incomplet de sa demande d'autorisation et de la naissance, en l'absence de production de ladite pièce, d'une décision tacite de refus dans un certain délai, est annulée.

En ce qui concerne la décision implicite de rejet de la demande d'autorisation préalable :

11. L'illégalité de la demande du maire de la commune de Blanquefort tendant à la production d'une pièce complémentaire qui ne pouvait être requise entache d'illégalité la décision tacite de refus prise en application de l'article R.581-10 du code de l'environnement précité. Par suite, la décision implicite de rejet de la demande d'autorisation préalable présentée par Mme A est annulée.

Sur conclusions à fin d'injonction :

12. L'exécution du présent jugement implique que la demande de Mme A soit réexaminée. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au maire de la commune de Blanquefort de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Blanquefort la somme de 1500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 30 septembre 2020 ainsi que la décision implicite de rejet de sa demande d'autorisation préalable sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à la commune de Blanquefort de réexaminer la demande d'autorisation préalable présentée par Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Blanquefort versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à la commune de Blanquefort.

Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,

Mme Lahitte, conseillère,

M. Bongrain, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.

La rapporteure,

A. B

La présidente,

F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,

C. SCHIANO

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions