jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2005883 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BASIC |
Vu la procédure suivante :
I/ Sous le n° 2005883, A une requête et un mémoire, enregistrés le 18 décembre 2020 et le 4 octobre 2022, ce dernier non communiqué, le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités, représenté A Me Basic, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2020 A laquelle le directeur
délégué du centre hospitalier de Domme a annulé la réunion du Comité d'hygiène, de sécurité et
des conditions de travail (CHSCT) prévue le 15 décembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Domme une somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence dès lors qu'en application de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, la compétence pour convoquer le CHSCT appartient au directeur de l'établissement, sauf délégation prévue à l'article D. 6143-33 du code de la santé publique, à condition que la délégation respecte les articles D. 6143-35 et R. 6143-38 du code de la santé publique ;
- elle est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision devait répondre aux impératifs suivants : un impératif absolu que le virus ne se propage pas parmi les personnels de l'établissement et plus spécifiquement les personnels soignants ; une suspension des réunions physiques qui n'est opérée que pour la durée strictement nécessaire à la lutte contre l'absence de propagation du virus Covid-19 parmi les personnels de l'établissement ; la mise en place de tout dispositif permettant de palier ou remplacer l'absence de réunion physique (réunions en visioconférence, en conférence téléphonique) ; la réunion physique de l'instance doit néanmoins pouvoir se tenir que si et seulement s'il n'est pas possible de faire autrement et que ladite réunion présente un caractère urgent et réellement nécessaire ;
- la mesure ayant pour objet d'encadrer ou de restreindre le droit syndical est une mesure de police administrative dès lors que la liberté syndicale constitue une liberté fondamentale au sens de l'article L.521-2 du code de justice administrative, garantie A le préambule de la constitution de 1946 ; elle doit donc être strictement proportionnée à l'objectif poursuivi, limitée dans le temps et uniquement motivée A l'impérieuse nécessité de préserver la santé des personnels et la continuité du service public hospitalier ; de telles mesures se justifient beaucoup plus difficilement si l'établissement est en mesure de fournir aux membres des organisations syndicales les matériels de protection en nombre et en qualité suffisante, ce qui est assurément le cas d'un centre hospitalier ;
- l'annulation de la réunion du CHSCT est illégale en ce qu'elle méconnait les dispositions de l'article L.4614-7 du code du travail relatives à la fréquence de ces réunions ; le directeur du centre hospitalier de Sélestat a été condamné pour atteinte au fonctionnement régulier de l'instance pour absence de tenue de la quatrième réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (Cassation criminelle, 27 septembre 1995, 92-81.941 ;
- l'annulation de la réunion du CHSCT du 15 décembre était disproportionnée et manifestement inutile, même dans le contexte de crise sanitaire ; les autres établissements hospitaliers n'ont pas annulé leur CHSCT, comme le prouvent les attestations produites ;
- la réunion pouvait avoir lieu A visioconférence en application de l'article 67 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique.
A un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2022, le centre hospitalier de Domme, représenté A la SCP KPL Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt donnant qualité pour agir, et l'acte attaqué ne constituant pas une décision, mais une simple note d'information visant à faire connaître la décision du directeur de la direction commune et de l'encadrement transversal des centres hospitaliers de Périgueux, Sarlat, Lanmary et Domme, de reporter les réunions des divers organismes paritaires de ces établissements ;
- les moyens soulevés A le syndicat CGT du centre hospitalier de Domme ne sont pas fondés.
A ordonnance du 4 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 octobre 2022.
II/ Sous le n° 2005885, A une requête et un mémoire, enregistrés le 18 décembre 2020 et le 4 octobre 2022, ce dernier non communiqué, le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités, représenté A Me Basic, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2020 A laquelle le directeur
délégué du centre hospitalier de Domme a annulé la réunion du comité technique d'établissement prévue le 15 décembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Domme une somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence dès lors qu'en application de L. 6143-7 du code de la santé publique, la compétence pour convoquer le comité technique d'établissement (CTE) appartient au directeur de l'établissement, sauf délégation prévue à l'article D. 6143-33 du code de la santé publique, à condition que la délégation respecte les articles D. 6143-35 et R. 6143-38 du code de la santé publique ;
- elle est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision devait répondre aux impératifs suivants : un impératif absolu que le virus ne se propage pas parmi les personnels de l'établissement et plus spécifiquement les personnels soignants ; une suspension des réunions physiques qui n'est opérée que pour la durée strictement nécessaire à la lutte contre l'absence de propagation du virus Covid-19 parmi les personnels de l'établissement ; la mise en place de tout dispositif permettant de palier ou remplacer l'absence de réunion physique (réunions en visioconférence, en conférence téléphonique) ; la réunion physique de l'instance doit néanmoins pouvoir se tenir que si et seulement s'il n'est pas possible de faire autrement et que ladite réunion présente un caractère urgent et réellement nécessaire ;
- la mesure ayant pour objet d'encadrer ou de restreindre le droit syndical est une mesure de police administrative dès lors que la liberté syndicale constitue une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, garantie A le préambule de la constitution de 1946 ; elle doit donc être strictement proportionnée à l'objectif poursuivi, limitée dans le temps et uniquement motivée A l'impérieuse nécessité de préserver la santé des personnels et la continuité du service public hospitalier ; de telles mesures se justifient beaucoup plus difficilement si l'établissement est en mesure de fournir aux membres des organisations syndicales les matériels de protection en nombre et en qualité suffisante, ce qui est assurément le cas d'un centre hospitalier ;
- l'annulation de la réunion du CTE est illégale en ce qu'elle méconnait les dispositions de l'article L. 6144-3 du code du travail ;
- le directeur du centre hospitalier de Sélestat a été condamné pour atteinte au fonctionnement régulier de l'instance pour absence de tenue de la quatrième réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (Cassation criminelle, 27 septembre 1995, 92-81.941 ;
- l'annulation de la réunion du CTE du 15 décembre était disproportionnée et manifestement inutile, même dans le contexte de crise sanitaire ; les autres établissements hospitaliers n'ont pas annulé leur CTE, comme le prouvent les attestations produites.
A un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2022, le centre hospitalier de Domme, représenté A la SCP KPL Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt donnant qualité pour agir ;
- elle est également irrecevable car l'acte attaqué ne constitue pas une décision, mais une simple note d'information visant à faire connaître la décision du directeur de la direction commune et de l'encadrement transversal des centres hospitaliers de Périgueux, Sarlat, Lanmary et Domme, de reporter les réunions des divers organismes paritaires de ces établissements ;
- les moyens soulevés A le syndicat CGT du centre hospitalier de Domme ne sont pas fondés.
A ordonnance du 4 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 octobre 202Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l'entreprise et favorisant l'exercice et la valorisation des responsabilités syndicales, et notamment son article 10 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- et les observations Me Kolenc, représentant le centre hospitalier de Domme.
Une note en délibéré présentée pour le syndicat requérant a été enregistrée le 20 décembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités demande l'annulation des décisions du 25 novembre 2020 A lesquelles le directeur délégué du centre hospitalier de Domme a annulé la réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) prévue le 15 décembre 2020, ainsi que la réunion du comité technique d'établissement (CTE) prévue le 15 décembre 2020.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2005883 et 2005885 présentées A le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer A un même jugement.
Sur les fins de non-recevoir soulevés A le centre hospitalier :
3. En premier lieu, le nom du syndicat requérant, tel qu'il figure dans ses statuts, est " Syndicat CGT centre hospitalier de Domme ". A suite, le centre hospitalier n'est en tout état de cause pas fondé à soutenir qu'il aurait un champ d'intervention national qui lui interdirait de demander l'annulation d'une mesure locale.
4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que le 28 septembre 2020, le ministre de la santé a adressé aux directeurs d'établissements de santé un courrier leur demandant, face au rebond épidémique et à l'augmentation du nombre de patients hospitalisés pour cause de covid 19, de déclencher " les premiers paliers de déprogrammation afin de libérer de la disponibilité en lits de soins critiques et en médecine covid () ainsi que le déclenchement de votre plan blanc (niveau 2) en application de l'article R3131-14 du code de la santé publique ". Dans ce contexte, le directeur commun des centres hospitaliers de Périgueux, Domme, Lanmary et Sarlat a décidé, lors du conseil de direction du 16 novembre 2020, de reporter les réunions des différentes instances paritaires prévues à la fin de l'année 2020, et A une note du 24 novembre 2020, la directrice déléguée du centre hospitalier de Domme a informé l'ensemble des personnels de la décision d'annuler, jusqu'au 31 décembre 2020, toutes les réunions institutionnelles, et notamment celles du CHSCT et du CTE, à l'exception des réunions relatives à la carrière des agents, et notamment les commissions paritaires locales et départementales. Le centre hospitalier soutient que les courriers litigieux du 25 novembre 2020, adressés à tous les membres du CHSCT et du CTE, les informant de l'annulation des séances prévues le 15 décembre 2020 ne sont que de simples courriers d'information, insusceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Toutefois, les courriers en cause doivent être regardés comme la notification à chaque membre des instances en cause de la décision prise A le directeur commun des centres hospitaliers de Périgueux, Domme, Lanmary et Sarlat, lors du conseil de direction du 16 novembre 2020, de reporter les réunions des différentes instances paritaires prévues à la fin de l'année 2020. La fin de non-recevoir doit donc être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, ainsi qu'il vient d'être dit, A les courriers litigieux du 25 novembre 2020, la directrice déléguée du centre hospitalier de Domme s'est bornée à informer les membres du CHSCT et du CTE de la décision du directeur commun des centres hospitaliers de Périgueux, Domme, Lanmary et Sarlat du 16 novembre 2020 de reporter les réunions des différentes instances paritaires prévues à la fin de l'année 2020, en raison de la crise sanitaire. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée, en application de L. 6143-7 du code de la santé publique, doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la décision du 16 novembre 2020 ne constitue pas une mesure de police administrative, mais une décision prise A un chef de service pour l'organisation et le fonctionnement du service public dont il a la charge. Elle ne constitue pas davantage une sanction, et n'entre dans aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En troisième lieu, la décision du 16 novembre 2020 ne constituant pas une mesure de police administrative, elle n'avait pas, en tout état de cause, à respecter les règles applicables à ces mesures.
8. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L4614-7 du code du travail dans sa version abrogée A l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, applicable aux établissements publics de santé en vertu de l'article 10 de cette ordonnance : " Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail se réunit au moins tous les trimestres à l'initiative de l'employeur, plus fréquemment en cas de besoin, notamment dans les branches d'activité présentant des risques particuliers. "
9. D'autre part, aux termes de l'article L6144-3 du code de la santé publique alors applicable : " Dans chaque groupement de coopération sanitaire de moyens de droit public, il est créé un comité technique d'établissement doté de compétences consultatives dans des matières et dans des conditions fixées A voie réglementaire () ". Aux termes de l'article R6144-69 du même code : " Les réunions du comité ont lieu sur convocation de son président, à l'initiative de celui-ci ou sur demande écrite de la moitié au moins des représentants titulaires du personnel. () Le comité se réunit au moins une fois A trimestre () ".
10. L'émergence d'un nouveau coronavirus, responsable de la maladie à coronavirus 2019 ou Covid-19 et particulièrement contagieux, a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale A l'Organisation mondiale de la santé le 30 janvier 2020, puis de pandémie le 11 mars 2020. La propagation du virus sur le territoire français a conduit le ministre des solidarités et de la santé puis le Premier ministre à prendre, à compter du 4 mars 2020, des mesures de plus en plus strictes destinées à réduire les risques de contagion. Le législateur, A l'article 4 de la loi du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19, a déclaré l'état d'urgence sanitaire pour une durée de deux mois à compter du 24 mars 2020, puis, A l'article 1er de la loi du 11 mai 2020 prorogeant l'état d'urgence sanitaire et complétant ses dispositions, a prorogé cet état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet 2020 inclus. L'évolution de la situation sanitaire a conduit à un assouplissement des mesures prises et la loi du 9 juillet 2020 a organisé un régime de sortie de cet état d'urgence.
11. Une nouvelle progression de l'épidémie au cours des mois de septembre et d'octobre 2020, dont le rythme n'a cessé de s'accélérer au cours de cette période, a conduit le Président de la République à prendre le 14 octobre 2020, sur le fondement des articles L. 3131-12 et L. 3131-13 du code de la santé publique, un décret déclarant l'état d'urgence sanitaire à compter du 17 octobre sur l'ensemble du territoire national. Le 29 octobre 2020, le Premier ministre a pris, sur le fondement de l'article L. 3131-15 du code de la santé publique, le décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. L'article 1er de la loi du 14 novembre 2020 autorisant la prorogation de l'état d'urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire a prorogé l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021 inclus.
12. La décision prise A le directeur commun des centres hospitaliers de Périgueux, Domme, Lanmary et Sarlat, lors du conseil de direction du 16 novembre 2020, d'annuler toutes les réunions institutionnelles et instances prévues avant le 31 décembre, pour les reporter au début de l'année 2021, repose sur les risques que crée pour le personnel la pandémie liée à la Covid-19. Pour faire face à la situation d'urgence sanitaire, le gouvernement, en prenant les mesures détaillées A le décret du 29 octobre 2020, a fait le choix d'une politique qui cherche à casser la dynamique de progression du virus A la stricte limitation des déplacements de personnes hors de leur domicile. A cette fin, il a, à l'article 4 du décret, interdit tout déplacement des personnes hors de leur lieu de résidence et fixé une liste limitative des exceptions à cette interdiction. Le déplacement pour motifs professionnels est certes au nombre de ces exceptions. Toutefois, le Haut conseil pour la santé publique, dans son avis du 17 septembre 2020, ainsi que le comité de scientifiques, dans sa note d'alerte du 22 septembre 2020, ont tous deux souligné que les expositions et transmissions ont lieu principalement, d'une part, au sein de la famille et, d'autre part, en cas de regroupements sociaux avec forte densité de personnes. La durée de présence dans un même espace clos avec plusieurs personnes aggrave A ailleurs le risque de contamination. Or, le taux d'incidence restait très élevé dans la région Nouvelle-Aquitaine au mois de novembre 2020, bien au-dessus du seuil d'alerte, le département de la Dordogne ne faisant pas exception, et le taux de positivité des tests PCR et antigénique repartait à la hausse, et ce, dans toutes les classes d'âge, s'élevant A exemple à 5,2 le 11 décembre contre 4,8 la semaine précédente.
13. Dans un tel contexte, alors que l'urgence sanitaire commandait de limiter au maximum les regroupements de personnes dans des espaces clos, le directeur commun des centres hospitaliers de Périgueux, Domme, Lanmary et Sarlat a pu, sans excéder les pouvoirs qui lui sont conférés A les dispositions précitées de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique et sans porter une atteinte disproportionnée à la liberté syndicale et au fonctionnement des instances représentatives du personnel, reporter à début 2021 les réunions des deux comités prévues le 15 décembre 2020, nonobstant les dispositions des articles L. 4614-7 du code du travail et R. 6144-69 du code de la santé publique, qui prévoient que ces comités se réunissent une fois A trimestre, et les circonstances qu'il était possible de tenir des réunions en visioconférence et que d'autres établissements hospitaliers n'auraient pas annulé leur réunions.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées A le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge du centre hospitalier de Domme, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, les sommes que le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme demande. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces dispositions, de mettre la somme de 2 000 euros à la charge du Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme, au profit du centre hospitalier.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes du Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités sont rejetées.
Article 2 : Le Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme versera au centre hospitalier de Domme la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Syndicat CGT du centre hospitalier de Domme actifs et retraités et au centre hospitalier de Domme.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public A mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.
La présidente-rapporteure,
F. B
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
A. LAHITTE
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026