jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2100560 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CAYOL PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 février 2021 et 6 avril 2022, Mme C A, représentée par Me Julie Noël, demande au tribunal :
1°) de condamner la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord à lui verser la somme de 49 464,55 euros en réparation des différents préjudices qu'elle a subis, assortie des intérêts au taux légal depuis le 15 octobre 2020 ;
2°) de mettre à la charge la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité pour faute de la communauté de communes est engagée dès lors qu'elle a été mise au placard, ce qui constitue une sanction disciplinaire déguisée et révèle l'existence d'une situation de harcèlement moral ; elle n'a pas été évaluée depuis 2005, à l'exception de l'année 2007 ;
- l'arrêté du 27 juin 2019 la plaçant en surnombre est illégal dès lors qu'il a pour base légale la délibération du 12 juin 2019 supprimant un emploi d'ingénieur territorial elle-même illégale ;
- elle a subi un préjudice financier résultant de la perte des primes associées à sa rémunération statutaire (2019-2020), de l'obligation de renégocier ses emprunts, de la perte de chance d'avancement, reclassement et mobilité, de la perte de chance de percevoir une pension de retraite calculée sur la base d'un traitement correspondant à une évolution de carrière normale ; elle évalue ce préjudice professionnel à la somme globale de 19 464,55 euros ;
- elle a subi un préjudice moral qu'elle évalue à la somme de 30 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 février 2022, la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord, représentée par Me Thomas Pierson, conclut à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que les sommes demandées par Mme A soient ramenées à de plus justes proportions et, en toute hypothèse, à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 7 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 mai 2022.
Le tribunal a, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, invité les parties, par courrier du 13 février 2023, à produire une copie de la délibération du conseil communautaire supprimant un emploi d'ingénieur territorial. Cette pièce produite par la communauté de communes le 16 février 2023 a été communiquée à Mme A le même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux- le code de justice administrative ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- les observations de Me Deyris, représentant Mme A,
- et celles de Me Abdelnour, représentant la communauté de communes Isle Vern Salembre en Périgord.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A a été recrutée le 22 août 2005 par la communauté de communes Astérienne, Isle et Verne en qualité d'ingénieure territoriale contractuelle. Elle a été titularisée en 2007. La communauté de communes Astérienne, Isle et Verne a fusionné, en 2014, avec deux autres établissements de coopération intercommunale pour devenir la communauté de communes Isle, Vern et Salembre en Périgord. Par un arrêté du 27 juin 2019, le poste sur lequel Mme A était affectée a été supprimé et l'intéressée a été placée en surnombre. Cet arrêté a été suspendu par le juge des référés du tribunal le 18 octobre 2019, puis retiré par la communauté de communes le 2 novembre 2020. Mme A a formé, le 14 octobre 2020, une réclamation indemnitaire à laquelle la communauté de communes a refusé de faire droit le 11 décembre 2020. Elle demande au tribunal de condamner la communauté de communes Isle, Vern et Salembre en Périgord à lui verser la somme de 49 464,55 euros en réparation des différents préjudices qu'elle a subis.
Sur la responsabilité de la communauté de communes :
En ce qui concerne l'absence d'évaluation professionnelle :
2. D'une part, aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires : " " Les notes et appréciations générales attribuées aux fonctionnaires et exprimant leur valeur professionnelle leur sont communiquées. Les statuts particuliers peuvent ne pas prévoir de système de notation ". D'autre part, aux termes de l'article 2 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu () ".
3. Il résulte de ces dispositions que leur application est subordonnée à la présence effective du fonctionnaire au cours de l'année en cause pendant une durée suffisante, eu égard notamment à la nature des fonctions exercées, pour permettre à son chef de service d'apprécier sa valeur professionnelle.
4. Il n'est pas contesté que Mme A n'a fait l'objet que d'une seule évaluation professionnelle depuis 2005, au titre de l'année 2007. Si la collectivité se prévaut des absences de l'intéressée de février à mai 2017, d'octobre 2018 à mars 2019 et depuis mars 2020, cette circonstance ne l'exonère pas de l'obligation de conduire de telles évaluations sur l'ensemble de la période comprise entre 2008 et 2020. L'illégalité découlant de l'absence d'évaluation de Mme A est de nature à engager la responsabilité de la communauté de communes Isle, Vern et Salembre en Périgord.
En ce qui concerne l'arrêté du 27 juin 2019 portant maintien en surnombre :
5. Aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " () En cas de suppression d'emploi, le fonctionnaire est affecté dans un nouvel emploi dans les conditions prévues par les dispositions statutaires régissant la fonction publique à laquelle il appartient ". Aux termes de l'article 97 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Dès lors qu'un emploi est susceptible d'être supprimé, l'autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. / I. () Si la collectivité ou l'établissement ne peut lui offrir un emploi correspondant à son grade dans son cadre d'emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d'emplois, le fonctionnaire est maintenu en surnombre pendant un an. Pendant cette période, tout emploi créé ou vacant correspondant à son grade dans la collectivité ou l'établissement lui est proposé en priorité ; la collectivité ou l'établissement, la délégation régionale ou interdépartementale du Centre national de la fonction publique territoriale et le centre de gestion examinent, chacun pour ce qui le concerne, les possibilités de reclassement. Est également étudiée la possibilité de détachement ou d'intégration directe du fonctionnaire sur un emploi équivalent d'un autre cadre d'emplois au sein de la même collectivité ou de l'établissement. Sont également examinées les possibilités d'activité sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent dans l'un des versants de la fonction publique. Au terme de ce délai, le fonctionnaire est pris en charge par le centre de gestion dans le ressort duquel se trouve la collectivité ou l'établissement, ou par le Centre national de la fonction publique territoriale s'il relève de l'un des cadres d'emplois de catégorie A auxquels renvoie l'article 45 () ".
6. Mme A soutient que la décision la plaçant en surnombre, suspendue puis retirée, est illégale dès lors qu'elle a pour base légale la délibération du conseil communautaire du 12 juin 2019 qui serait elle-même entachée d'illégalité en l'absence d'intérêt du service. Il ressort des pièces du dossier que pour procéder à la suppression de l'emploi de Mme A, le conseil communautaire s'est fondé sur un motif économique, qui n'est pas sérieusement contesté par la requérante. La seule circonstance que cette délibération serait intervenue près de cinq mois après son affectation en qualité de responsable du patrimoine n'apparaît pas, en l'absence de toute autre précision, susceptible d'entacher d'illégalité cette décision. L'absence d'exécution de la convention de reclassement dont bénéficie Mme A pour l'accompagner dans sa recherche d'emploi, postérieure à l'édiction de l'arrêté du 27 juin 2019 n'est pas davantage susceptible de l'entacher d'illégalité.
7. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence d'illégalité entachant l'arrêté du 27 juin 2019, la responsabilité pour faute de la communauté de communes ne peut être engagée sur ce fondement.
En ce qui concerne la mise à l'écart et le harcèlement moral :
8. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus () ".
9. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
10. Mme A soutient être victime de harcèlement moral caractérisé par mise à l'écart du service. Elle indique notamment ne pas avoir été évaluée, ne pas avoir reçu entre 2014 et 2017 les moyens nécessaires à l'accomplissement de ses missions et ne pas avoir été entendue à l'issue de son arrêt de travail en mai 2017. Elle précise qu'elle a été affectée sur un poste de catégorie B en octobre 2017 sur lequel elle a été isolée physiquement et intellectuellement ; que de retour de congé de maladie, elle a de nouveau été positionnée sur un poste ne correspondant pas à ses compétences et qualifications ; qu'à la suite d'un entretien le 4 juin 2019, son poste a été supprimé et elle a été placée en surnombre, sans affectation ni mission. En outre, lorsque l'arrêté du 27 juin 2019 a été suspendu par le juge des référés, seule une mission de six mois lui a été proposée et elle ne s'est vue confier aucune tâche à son issue. Elle ajoute que ses demandes de fiches de poste et de clarification sont restées sans réponse, que ses demandes de formation continues ont été rejetées, qu'elle a fait l'objet de brimades et est traitée de manière inégalitaire. Enfin, elle n'a pas été affectée sur le seul poste d'ingénieur territorial disponible : responsable du pôle technique communautaire.
11. S'agissant de l'absence d'évaluation, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que Mme A a fait l'objet d'une seule évaluation professionnelle depuis 2005.
12. S'agissant du manque de moyens pour accomplir ses missions entre 2014 et 2017, Mme A ne précise pas suffisamment ses allégations.
13. S'agissant de l'absence d'entretien à l'issue de l'arrêt de travail pour épuisement professionnel au début de l'année 2017, Mme A n'allègue, ni ne justifie avoir sollicité un tel entretien.
14. S'agissant de l'absence de missions correspondant à son grade, il résulte de l'instruction que Mme A a été nommée responsable du service " Urbanisme " en octobre 2017, où elle était chargée d'instruire des autorisations de droit du sol et d'encadrer 1,5 agents. En raison d'importantes difficultés relationnelles, la collectivité a préféré l'affecter à compter du mois de janvier 2019 sur des fonctions plus autonomes de responsable du patrimoine que sur celles de responsable du pôle technique communautaire, poste nouvellement créé. Il n'est pas contesté par la communauté de communes que ces fonctions ne correspondent pas au grade de l'intéressée. Etant, selon ses écritures, placée en arrêt de travail du 18 octobre 2018 au 17 février 2020, Mme A n'a pas exercé ces fonctions. A la suite de son placement en surnombre, le 26 juin 2019, un accompagnement personnalisé à la recherche d'emploi lui a été proposé, qu'elle a accepté par convention du 23 juillet 2019. En outre, la réalisation d'un diagnostic sur l'accueil des gens du voyage, qui correspond à ses compétences, lui a été confié. Compte-tenu des arrêts de travail dont bénéficie l'intéressée, cette dernière mission n'a, en l'état de l'instruction, pas encore été menée jusqu'à son terme par Mme A.
15. S'agissant des demandes de fiches de poste et de clarification restées sans réponse, des demandes de formation continues rejetées, des brimades et du traitement inégalitaire subi, Mme A ne précise pas suffisamment ses allégations.
16. Il résulte de ce qui précède que pour regrettable que soient l'absence d'évaluation de Mme A et son affectation en octobre 2017 sur le poste de responsable du service urbanisme ne correspondant pas à son grade, les agissement ci-dessus décrits ne caractérisent pas une mise à l'écart de l'intéressée ou une situation de harcèlement moral. Par suite, la responsabilité de la communauté de communes ne peut être engagée sur ce fondement.
Sur l'évaluation des préjudices :
En ce qui concerne le préjudice matériel :
17. Mme A soutient que son préjudice matériel peut être évalué à la somme de 19 464,55 euros, correspondant aux primes qu'elle n'a pas perçues à raison de sa mise à l'écart. Il résulte toutefois de ce qui a été dit aux points 2 à 17 que la responsabilité de la communauté de communes n'est engagée qu'à raison de la faute résultant de l'absence d'évaluation de l'intéressée, sans lien avec le fait qu'elle n'a pas perçu ses primes. Par suite, ce chef de préjudice doit être écarté.
En ce qui concerne le préjudice moral :
18. Eu égard au seul fondement de responsabilité retenu aux points 2 à 4, il y a lieu d'allouer la somme de 3 000 euros à Mme A au titre de son préjudice moral.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
19. Les indemnités précitées sont dues avec intérêt au taux légal à compter du 15 octobre 2020, date de réception par la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord, de la réclamation préalable indemnitaire de Mme A.
20. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée, dans la requête, enregistrée le 2 février 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 15 octobre 2021, date à laquelle est due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
21. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
22. Les dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord la somme de 1 500 euros à verser à Mme A sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord est condamnée à verser la somme de 3 000 (trois mille) euros à Mme A au titre de son préjudice moral. Cette indemnité est due avec intérêts au taux légal à compter du 15 octobre 2020, date de réception de sa réclamation préalable par la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord. Les intérêts seront capitalisés à compter du 15 octobre 2021 date à laquelle est due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Article 2 : La communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord versera la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
Le rapporteur,
A. B
La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026