mercredi 24 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mars 2021 et le 21 janvier 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société Eric, représentée par Me Achou-Lepage, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2020 par lequel la préfète de la Gironde a prononcé la cessibilité, au profit de l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique, de la parcelle cadastrée section 63 BS n° 12, située 46 quai de Paludate sur le territoire de la commune de Bordeaux, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté de cessibilité est entaché d'un vice de procédure dès lors que la troisième enquête parcellaire n'a pas fait l'objet d'un certificat d'affichage par le maire, que l'avis d'enquête n'a été publié que dans un journal local et n'a été publié dans aucun journal à diffusion nationale ;
- les parcelles qu'il mentionne dans son annexe ne concordent pas avec celles l'état ou du plan parcellaire joints au dossier d'enquête publique ;
- cet arrêté se fonde sur une déclaration d'utilité publique illégale ;
- il se fonde également sur une prorogation de la déclaration d'utilité publique qui est illégale dès lors qu'elle aurait dû faire l'objet d'une nouvelle enquête en application des dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2021, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2021, l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique, représenté par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Eric au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 7 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 24 janvier 2022.
Par un courrier du 30 mars 2023, une demande de maintien de la requête du 5 mars 2021 a été adressée à la société Eric en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 3 avril 2023, la société Eric déclare maintenir sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frézet,
- les conclusions de M. Vaquero, rapporteur public,
- les observations de Me Achou-Lepage, représentant la société Eric,
- et les observations de Me Rivoire, représentant l'établissement public Bordeaux Euratlantique.
Une note en délibéré produite pour la société Eric, enregistrée le 10 mai 2023, n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 31 mars 2014, la préfète de la Gironde a déclaré d'utilité publique, au profit de l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique, les travaux de réalisation de la zone d'aménagement concerté (ZAC) Bordeaux Saint-Jean Belcier créée à l'intérieur du périmètre de l'opération déclarée d'intérêt national " Bordeaux Euratlantique " par décret du 5 novembre 2009. Par un nouvel arrêté préfectoral du 13 février 2019, cette déclaration d'utilité publique a été prorogée pour une durée de cinq ans jusqu'au 31 mars 2024. A la suite de l'avis favorable émis par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2019, la préfète de la Gironde, par arrêté du 25 mai 2020, a déclaré cessibles au profit de l'établissement public d'aménagement de Bordeaux-Euratlantique les immeubles nécessaires à la réalisation de cette opération et notamment la parcelle cadastrée section 63 BS n° 12, située 46 quai de Paludate sur le territoire de la commune de Bordeaux. La société Eric demande l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2020 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté de cessibilité du 25 mai 2020 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 131-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Un avis portant à la connaissance du public les informations et conditions prévues à l'article R. 131-4 est rendu public par voie d'affiches et, éventuellement, par tous autres procédés, dans chacune des communes désignées par le préfet, dans les conditions prévues à l'article R. 112-16. Cette désignation porte au minimum sur toutes les communes sur le territoire desquelles l'opération doit avoir lieu. () / L'accomplissement de cette mesure de publicité incombe au maire et doit être certifié par lui. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 13 mars 2019, le maire de Bordeaux a donné délégation de signature à M. C B, directeur en charge des affaires juridiques, pour signer les documents relatifs aux pouvoirs propres et exécutifs du maire, et à M. D A, responsable du service de l'assistance juridique au territoire métropolitain et signataire du certificat d'affichage, pour signer ces documents en cas d'absence ou d'empêchement de M. B. M. A était donc compétent pour édicter le certificat d'affichage, de sorte que le moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 112-14 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Le préfet qui a pris l'arrêté prévu à l'article R. 112-12 fait procéder à la publication, en caractères apparents, d'un avis au public l'informant de l'ouverture de l'enquête dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans tout le département ou tous les départements concernés. Cet avis est publié huit jours au moins avant le début de l'enquête. Il est ensuite rappelé dans les huit premiers jours suivant le début de celle-ci. () ". L'arrêté prévu à l'article R. 111-12 du code précité a pour objet de prévoir les conditions d'ouverture et de déroulement de l'enquête publique en vue de la déclaration d'utilité publique. Aux termes du I de l'article R. 131-4 de ce code applicable à l'identification des propriétaires et à la détermination des parcelles : " Le préfet territorialement compétent définit, par arrêté, l'objet de l'enquête et détermine la date à laquelle elle sera ouverte ainsi que sa durée qui ne peut être inférieure à quinze jours () ". Aux termes de son article R. 131-5 : " () [Un avis portant à la connaissance du public les informations et conditions prévues à l'article R. 131-4] est, en outre, inséré en caractères apparents dans l'un des journaux diffusés dans le département, dans les conditions prévues à l'article R. 112-14. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que les avis ont été publiés dans le journal " Sud-Ouest " respectivement les 8 juin et 28 juin 2019 pour la troisième enquête parcellaire organisée du 24 juin 2019 au 12 juillet 2019 inclus. Le moyen tiré de la méconnaissance des règles applicables relatives aux modalités de publication des avis au public sur les conditions des enquêtes publiques doit donc être écarté, les dispositions précitées ne prévoyant pas de publication dans deux journaux régionaux ou locaux.
6. En troisième lieu, aux termes du second alinéa de l'article R. 112-14 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Lorsque l'opération projetée est d'importance nationale, cet avis est, en outre, publié dans deux journaux à diffusion nationale huit jours avant le début de l'enquête ".
7. Il résulte de ces dispositions que seules les enquêtes portant sur des opérations d'importance nationale doivent donner lieu à publication dans deux journaux à diffusion nationale. Pour l'application de ces dispositions, il convient de prendre en compte la vocation de l'ouvrage en cause et non son régime juridique ou les modalités de son financement.
8. En l'espèce, les travaux de réalisation de la zone d'aménagement concerté " Bordeaux Saint-Jean Belcier " ont pour objectif de créer un nouveau centre urbain autour de la gare Saint-Jean, avec notamment pour ambition, ainsi que l'indique la notice explicative du dossier de déclaration d'utilité publique, de doter l'agglomération bordelaise d'une nouvelle centralité et de développer une offre de logements diversifiée et élevée, contribuant à densifier le centre de l'agglomération et apportant une contribution significative aux besoins de ses habitants actuels et futurs. Dans ces conditions, et quand bien même il procède d'une opération qualifiée d'intérêt national par un décret en Conseil d'Etat, le projet n'est pas d'importance nationale au sens des dispositions précitées et n'avait donc pas à faire l'objet d'une diffusion par la presse à cette échelle.
9. En quatrième lieu, comme le fait valoir l'établissement public Bordeaux Euratlantique en défense, le dossier de la troisième enquête parcellaire comprend bien l'ensemble des parcelles expropriées, et notamment celle de la requérante, mentionnée en page 4 de l'état parcellaire " Paludate " et sur la planche 2 sur 5 du plan parcellaire. Le moyen tiré de l'absence de concordance entre les parcelles figurant dans l'annexe de l'arrêté de cessibilité et celles du plan et de l'état parcellaire doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la légalité, invoquée par voie d'exception, de l'arrêté du 31 mars 2014 portant déclaration d'utilité publique :
10. Il ressort des pièces du dossier que les travaux de réalisation de la zone d'aménagement concerté, qui relèvent par ailleurs d'une opération déclarée d'intérêt national, visent à tirer parti des importantes potentialités foncières issues de friches ferroviaires et industrielles du secteur afin de créer un nouveau centre urbain autour de la gare et aux abords du centre historique de la ville de Bordeaux, à développer une offre diversifiée de 296 000 m² de logements en réponse au fort accroissement de sa population, et à créer un pôle tertiaire d'envergure nationale et européenne en lien avec l'arrivée de la ligne à grande vitesse reliant la ville à Paris et représentant 296 000 m² de bureaux, qui seront également desservis par des équipements, culturels sportifs, scolaires, de commerce et d'activités à hauteur de 148 000 m². Il en ressort également que le projet prend en compte les quartiers d'habitat et le bâti existant, dont il prévoit la mise en valeur, qu'il permet de restaurer le lien de ces quartiers avec la Garonne, qu'il prévoit l'aménagement de 12 hectares d'espaces verts ainsi que la poursuite de la mise en place de liaisons douces et la gestion de sites pollués.
11. Il apparaît en outre, qu'eu égard au vaste potentiel foncier mobilisable offert par les friches ferroviaires et industrielles du secteur concerné, les acquisitions d'habitation et les délocalisations d'entreprises ont été limitées aux nécessités de la restructuration du quartier et de l'implantation d'équipements publics. Il ressort ainsi du rapport de la commission d'enquête que les expropriations portent seulement sur trois emplacements, le premier correspondant au secteur situé entre la rue du Commerce, la rue Cabanac et le quai de Paludate, actuellement dominé par des établissements de nuit " et déserté la journée, le deuxième correspondant à l'angle formé par le quai de Brienne, la rue Carle Vernet et le Boulevard F. Mogat, qui correspond à un carrefour stratégique pour l'usage public et qui impose la relocalisation de deux sociétés de distribution de matériaux, et le troisième, correspondant au triangle formé à l'angle du marché d'intérêt national (MIN) par les rues Beck, Vernet, Armagnac, qui comporte quelques maisons basses encerclées par des voies de circulation, devant être remplacées par un nouveau carrefour urbain crucial pour le projet et par un marché Bio MIN public, le reste du quartier Vernet étant pour sa part préservé et valorisé.
12. Il ressort enfin de ce même rapport que le coût du projet a été estimé à 320 millions d'euros, que le plus gros poste de dépenses concerne les équipements publics et voieries publiques, le nouveau pont reliant les quartiers Amédée et Armagnac et la dépollution de sols orphelins, et que 70 % du coût du projet en investissement sera financé par les recettes liées à la vente du foncier et aux participations d'urbanisme, le reste du financement étant apporté par des acteurs publics tiers qui se sont engagés en ce sens.
13. Il en résulte que cette opération répond à une finalité d'intérêt général, que les atteintes à la propriété privée qu'elle comporte ne sont pas excessives au regard des avantages qui en sont attendus et que la parcelle appartenant à la société requérante est nécessaire à cette opération.
En ce qui concerne l'arrêté du 13 février 2019 prorogeant la durée de la déclaration d'utilité publique :
14. Aux termes de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Un acte pris dans la même forme peut proroger une fois les effets de la déclaration d'utilité publique pour une durée au plus égale à la durée initialement fixée, lorsque celle-ci n'est pas supérieure à cinq ans. Cette prorogation peut être accordée sans nouvelle enquête préalable, en l'absence de circonstances nouvelles. / Toute autre prorogation ne peut être prononcée que par décret en Conseil d'État. ".
15. Pour soutenir que le projet a connu des modifications substantielles qui imposaient la réalisation d'une nouvelle enquête, la société requérante fait état de l'intégration de nouvelles parcelles, de l'arrêté du 5 avril 2016 répertoriant comme zone spéciale de conservation le site Natura 2000 " La Garonne en Nouvelle-Aquitaine ", de la délibération du 16 décembre 2016 approuvant le PLUi 3.1 de Bordeaux Métropole, lequel inclus tout ou partie des secteurs Saget et Vernet au sein du site patrimonial remarquable de Bordeaux, et enfin de ce que le plan de prévention du risque d'inondation classe en tout ou partie la zone d'aménagement concerté Saint-Jean Belcier en zone jaune. Toutefois, ainsi qu'il ressort de l'avis délibéré de l'autorité environnementale sur la réalisation de la ZAC Bordeaux Saint-Jean Belcier en date du 9 octobre 2013, les enjeux liés à l'inondation et à la préservation du site Natura 2000 constitué par la Garonne ont été pris en compte. Une évaluation des incidences sur le réseau Natura 2000 a par ailleurs été faite, ainsi qu'un schéma des zones d'inondations recensées. En outre, l'étude d'impact de juin 2013 précisait déjà que le projet est concerné par plusieurs périmètres de protection des monuments historiques et que la ville de Bordeaux est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Enfin, le rapport du commissaire enquêteur du 29 juillet 2019, issu de la troisième enquête parcellaire, explique que les contraintes opérationnelles de cette ZAC ont imposé un échelonnement des enquêtes parcellaires afin de poursuivre une maitrise foncière cohérente, justifiant l'ajout progressif de nouvelles parcelles. Par suite, le moyen tiré de ce que la prorogation de la déclaration d'utilité publique aurait dû faire l'objet d'une nouvelle enquête en application des dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par la société requérante doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et de l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que la société Eric demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Eric est rejetée.
Article 2 : La société Eric versera la somme de 1 500 euros à l'établissement public Bordeaux Euratlantique au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Eric, au préfet de la Gironde et à l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique.
Délibéré après l'audience du 10 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pouget, président,
M. Josserand, conseiller,
M. Frézet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2023.
Le rapporteur,
C. FREZET
Le président,
L. POUGETLa greffière,
M.-A. PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026