lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101134 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LE BAUT FRANÇOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 mars et 4 novembre 2021, M. A B, représenté par Me Le Baut, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 janvier 2021 par laquelle le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine lui a attribué la part résultats 2020 de sa prime de fonctions et de résultats ;
2°) d'enjoindre au directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'ARS Nouvelle-Aquitaine une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- il dispose d'un intérêt à agir à l'encontre de la décision contestée dès lors qu'elle a pour effet de geler le coefficient de la part résultats de sa prime de fonctions et de résultats (PFR), ce qui porte atteinte au déroulement de sa carrière ;
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ; l'article 12 du décret n° 2020-719 du 12 juin 2020 méconnaît les dispositions de l'article 65 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- l'ARS n'a proposé, à tort, aucune mesure pour l'accompagner et pour définir ses objectifs au titre de l'année 2020, alors qu'il s'agissait de sa première affectation en tant que directeur ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard, aux fonctions assurées et aux résultats obtenus ; la part résultats de sa PFR aurait dû être augmentée eu égard à ses évaluations précédentes ;
- la part résultats de sa PFR ne peut tenir compte de ses absences ;
- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur les décisions du 10 avril et du 25 septembre 2020 par lesquelles il a été, respectivement, suspendu de ses fonctions et exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de quinze jours, qui sont elles-mêmes illégales.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 septembre et le 18 octobre 2021, l'agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir dès lors que la décision contestée n'emporte aucune diminution du montant de la part résultats de la prime de fonctions et de résultats attribué au requérant ; en ce sens, elle ne lui est pas préjudiciable ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 novembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 30 novembre 2021.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, le tribunal a adressé le 2 février 2023 à l'ARS Nouvelle-Aquitaine une demande de pièces pour compléter l'instruction. Ces pièces, réceptionnées le 6 février 2023, ont été communiquées à M. B le même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le décret n° 2012-749 du 9 mai 2012 ;
- le décret n° 2020-719 du 12 juin 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Passerieux,
- et les conclusions de M. Dufour, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, après avoir été admis au 3ème concours d'accès des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux au titre de l'année 2015 et suivi la formation initiale, d'une durée de vingt-quatre mois, des élèves directeurs à compter de l'année 2016, a été affecté, par arrêté du 18 décembre 2017, en qualité de directeur adjoint au centre départemental gériatrique de l'Indre et titularisé à compter du 1er janvier 2018. A la suite de la publication les 5 et 12 avril 2019 de la vacance du poste de directeur du centre hospitalier de Nontron en Dordogne, M. B a été affecté en cette qualité à compter du 1er septembre suivant. La directrice du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) a, par un arrêté du 6 avril 2020, nommé un directeur par intérim et suspendu M. B de ses fonctions à compter du 10 avril 2020. Après un avis favorable de la commission administrative paritaire nationale réunie en formation disciplinaire le 21 septembre 2020, la directrice générale du CNG a, par une décision du 25 septembre 2020, exclu M. B de ses fonctions pour une durée de quinze jours. A la suite de l'intervention de ces décisions, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a, par décision du 19 janvier 2021 dont M. B demande l'annulation, attribué à ce dernier la part résultats 2020 de sa prime de fonctions et de résultats (PFR).
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 9 mai 2012 relatif à la prime de fonctions et de résultats des corps ou emplois fonctionnels des personnels de direction et des directeurs des soins de la fonction publique hospitalière : " Les fonctionnaires appartenant aux corps, d'une part, des personnels de direction des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée et, d'autre part, des directeurs des soins de la fonction publique hospitalière ou détachés dans l'un de ces corps ou sur un emploi fonctionnel, relevant des décrets du 2 août 2005 et du 9 mai 2012 susvisés, perçoivent une prime de fonctions et de résultats, dans les conditions fixées par le présent décret. () ". Aux termes de l'article 2 de ce décret : " La prime de fonctions et de résultats comprend deux parts : une part tenant compte des responsabilités, du niveau d'expertise et des sujétions spéciales liées aux fonctions exercées ; une part tenant compte des résultats de la procédure d'évaluation individuelle prévue par la réglementation en vigueur et de la manière de servir ". Aux termes de l'article 65 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors en vigueur : " L'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct ou l'autorité compétente déterminée par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article 12 du décret du 12 juin 2020 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière : " I. - L'autorité compétente pour conduire l'entretien professionnel annuel est : 1° Le directeur général de l'agence régionale de santé pour les directeurs généraux de centre hospitalier régional ou universitaire et pour les autres directeurs des établissements mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 5° de l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ainsi que pour les directeurs d'établissement dans les directions communes comportant au moins un établissement relevant des mêmes alinéas de ce même article ; () ".
3. D'une part, il résulte des dispositions précitées que l'autorité compétente pour conduire l'entretien professionnel annuel est compétente pour attribuer la part résultat de la PFR dès lors que cette part est déterminée au vu des résultats de la procédure d'évaluation individuelle des directeurs. Or, par décision du 8 octobre 2020, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 75-2020-146 du 9 octobre 2020, le directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine a accordé à Mme D C, directrice de la délégation départementale de la Dordogne de l'ARS Nouvelle-Aquitaine et signataire de la décision contestée, délégation à l'effet de signer " les actes, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant, en application de l'article 6 de la décision du 1er janvier 2016 portant organisation de l'agence régionale de santé, de la compétence des délégations départementales ", parmi lesquels figurent, notamment, " la gestion (vacances de postes, décisions d'intérim) et l'évaluation des directeurs des établissements médico-sociaux () ". Par suite, et sans qu'y fasse obstacle la circonstance que cette délégation ne vise pas expressément la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et n'ait pas été annexée à la décision contestée, le moyen tiré de ce que cette dernière décision, qui au demeurant vise bien la délégation du 8 octobre 2020, aurait été signée par une autorité incompétente doit être écarté.
4. D'autre part, eu égard à ce qui a été dit au point précédent, le moyen tiré de ce que les règles de compétence fixées à l'article 12 du décret du 12 juin 2020 méconnaîtraient celles fixées à l'article 65 de la loi du 9 janvier 1986 ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. ( ) ". La décision portant attribution d'une prime à un agent public ne constitue pas une décision individuelle défavorable devant être motivée en application des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, l'article 4 du décret du 9 mai 2012 renvoie à un arrêté la fixation des " montants annuels de référence de la part liée aux résultats de la procédure d'évaluation individuelle et à la manière de servir ". Et l'article 5 de ce décret précise que " Les montants individuels de la part fonctionnelle et de la part liée aux résultats de l'évaluation et à la manière de servir sont respectivement déterminés comme suit : / () 2° Pour la part tenant compte des résultats, le montant de référence est modulable par application d'un coefficient compris dans une fourchette de 0 à 6. Le montant individuel attribué au titre de cette part fait l'objet d'un réexamen annuel au vu des résultats de la procédure d'évaluation individuelle mentionnée à l'article 2 et définie par le décret n° 2020-719 du 12 juin 2020 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière. Tout ou partie de cette part peut être attribué au titre d'une année sous la forme d'un versement exceptionnel, pouvant intervenir une à deux fois par an et non reconductible automatiquement d'une année sur l'autre. ". Enfin, selon l'article 6 de ce décret : " () La part liée aux résultats est versée au plus tard à la fin du premier trimestre de l'année civile suivant celle correspondant au service fait par les personnels des corps de direction () ".
7. D'une part, M. B soutient ne pas avoir fait l'objet d'un accompagnement de la part de sa hiérarchie. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'après avoir formalisé, le 18 novembre 2019, soit moins de deux mois après sa prise de fonction, un " rapport d'étonnement 2019 du nouveau directeur du CH de Nontron depuis sa prise de poste au 2/9/2019 " et avoir reçu un courrier de l'ARS en date du 26 novembre 2020 lui signifiant les objectifs qui lui étaient assignés dans le cadre de sa reprise d'activité, et notamment " mettre en place un management opérationnel ", " promouvoir une communication fluide et transparente ", " établir un organigramme () afin de garantir de manière efficiente le fonctionnement de l'établissement " et " revoir le fonctionnement de manière concertée ", M. B a bénéficié pour ce faire d'un dispositif d'aide pour atteindre les objectifs assignés. Un premier dispositif de coaching a ainsi été mis en œuvre avec des réunions de travail durant les mois d'octobre, novembre et décembre 2020 ainsi que durant le mois de janvier 2021.
8. D'autre part, le compte-rendu de l'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 en qualité de chef d'établissement de M. B mentionne que " la gestion de la crise sanitaire au CH de Nontron par M. B a suscité des réactions, des interrogations de la part de certains personnels (distribution inconsidérée de masques sans l'avis du pharmacien, réunions de la cellule de crise hors la présence du directeur, confinement du directeur ). Enfin, une grande partie de cette gestion a été pilotée par le directeur par intérim () Monsieur B prend en charge sa première chefferie d'établissement. Il hérite d'une situation très difficile du CH de Nontron. Il a tenté par différents moyens pas toujours adaptés de mettre en place une nouvelle structure sans tenir compte des formes de résistance existantes () Le retour de Monsieur B depuis fin octobre 2020 n'a pas contribué à un apaisement général et son comportement clivant ne lui permet pas de fédérer l'ensemble du personnel autour de projets dont l'importance est primordiale pour la pérennité de l'établissement. Malgré quelques entretiens de cadrage, il ne semble pas avoir pris la mesure de sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements de l'hôpital ". Dans ces conditions, compte tenu du caractère annuel de l'évaluation professionnelle, M. B ne saurait prétendre à une augmentation, pour l'année 2020, de la part résultats de sa PFR eu égard à ses évaluations précédentes. Par ailleurs, eu égard à l'appréciation portée sur la manière de servir de l'agent révélée par ce compte-rendu d'évaluation, la décision contestée portant attribution de la part résultats de la PFR sur la base d'un coefficient d'1,2 n'est entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 9 mai 2012 : " La prime de fonctions et de résultats est exclusive de toutes autres indemnités liées aux fonctions, à la manière de servir et à la performance individuelle, à l'exception de celles énumérées par un arrêté conjoint des ministres chargés de la santé, du budget et de la fonction publique. () ".
10. Il résulte de ces dispositions, combinées avec celles citées aux points 2 et 6, que la PFR présente le caractère d'une indemnité liée à l'exercice effectif des fonctions. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'ARS Nouvelle-Aquitaine ne pouvait déduire du montant de la part résultats de sa PFR les périodes durant lesquelles il a été suspendu puis exclu de ses fonctions durant, respectivement, 142 jours et 15 jours.
11. En dernier lieu, si M. B entend exciper, à l'encontre de la décision contestée, de l'illégalité des décisions du 10 avril 2020 et du 25 septembre 2020 par lesquelles, respectivement, la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) l'a suspendu de ses fonctions puis l'a exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de quinze jours, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 19 janvier 2021 par laquelle le directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine lui a attribué la part résultats 2020 de sa PFR.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B étant rejetées, le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant doivent être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que réclame M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 20 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
La rapporteure,
C. PASSERIEUX
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2101134
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026