jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101308 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU-3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL COUZINEAU AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mars 2021, la société PRS 2, représentée par la SELARL Couzineau Avocat, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, avec intérêts, de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison d'un immeuble situé 2 bis place de la Cité à Périgueux ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'aile A de cet immeuble qui a été démolie doit être exclue de l'assiette de la taxe ;
- les autres parties de l'immeuble ne pouvaient être regardées comme bâties en raison des travaux de démolition en cours les rendant impropres à toute utilisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2021, le directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête n'est pas fondée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A B pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wohlschlegel, magistrate désignée ;
- et les conclusions de M. Willem, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société PRS 2 a acquis le 28 avril 2018 un ensemble immobilier en vue d'y établir une résidence de services à destination des personnes âgées. Elle estime que les travaux de démolition réalisés à compter du 19 juillet 2019 ont eu pour effet de rendre les parties bâties de sa propriété impropres à tout usage. Elle demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction que par décision du 5 mars 2020, l'administration a pris en compte la démolition de la partie de l'immeuble correspondant à l'aile A et qu'elle a accordé à la société PRS 2 un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties s'élevant à 6 978 euros. Il s'ensuit que les conclusions aux fins de décharge présentées par la société requérante sont irrecevables à hauteur de ce montant.
Sur la cotisation de taxe foncière maintenue à la charge de la société PRS 2 :
3. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. ". Aux termes de l'article 1415 du même code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties [est] établie(s) pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. ". Il résulte de ces dispositions que tout propriétaire d'un immeuble bâti est en principe soumis à cette taxe, du seul fait qu'il est propriétaire d'un immeuble et ce même en l'absence d'utilisation effective de cet immeuble. Un immeuble qui fait l'objet de travaux nécessitant une démolition qui, sans être totale, affecte son gros œuvre d'une manière telle qu'elle le rend dans son ensemble impropre à toute utilisation ne peut plus être regardé, jusqu'à l'achèvement de ces travaux, comme une propriété bâtie assujettie à la taxe foncière en application de l'article 1380 du code général des impôts mais doit être assujetti à la taxe foncière sur les propriétés non bâties en application de l'article 1393 du même code.
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du formulaire de permis de construire déposé par la société requérante, déclarant des travaux sur une construction existante et non une nouvelle construction, que seule l'autorisation de démolir l'aile A de l'immeuble a été sollicitée et que les autres parties de l'immeuble devaient faire l'objet d'une réhabilitation. Si la société requérante soutient avoir procédé à la déconstruction de la cuisine, de la sacristie, de la fosse d'ascenseur, de la véranda, de la passerelle de liaison entre l'aile E et l'aile G, de dallages, ainsi qu'au curage et au désamiantage des bâtiments, de tels éléments ne suffisent pas à démontrer que les travaux auraient porté atteinte au gros œuvre dans une proportion telle qu'ils rendraient l'immeuble impropre à toute utilisation, ce que confirment au demeurant les photographies jointes au constat d'huissier établi le 16 décembre 2019.
5. Il s'ensuit que l'administration a pu à bon droit estimer que l'immeuble dont est propriétaire la société requérante n'avait pas perdu, à la date du 1er janvier 2020, son caractère de propriété bâtie, et que les conclusions aux fins de décharge présentées par cette dernière doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la société PRS 2 est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société PRS 2 et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.
La magistrate désignée,
E.B La greffière,
C. POTTIER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026