vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2101312 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU-3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CALLON AVOCAT ET CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2021, M. C A, représenté par Me Callon, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2020 dans les rôles de la commune de Le Taillan Médoc ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que ses amis ont été hébergés gracieusement à son domicile du 27 décembre 2019 au 3 janvier 2020, dans l'attente de leur nouvel emménagement, et qu'ils ne peuvent dès lors être regardés comme disposant des locaux au sens de l'article 1408-1 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2021, la directrice régionale des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 16 avril 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 16 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Elouafi, premier conseiller.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A a été assujetti à la taxe d'habitation au titre de l'année 2020, à raison du logement affecté à sa résidence principale, sis 29 chemin du Chai sur la commune de Le Taillan Médoc. Le 28 janvier 2021, il a demandé l'application de l'exonération totale de la taxe d'habitation prévue au 2 du I de l'article 1414 C du code général des impôts. L'administration a rejeté sa réclamation préalable par une décision du 2 février 2021. Par la présente requête, le requérant demande la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2020.
2. D'une part, aux termes de l'article 1414C du code général des impôts : " I. - 1. Les contribuables autres que ceux mentionnés au I, au 1° du I bis et au IV de l'article 1414, dont le montant des revenus, au sens du IV de l'article 1417, n'excède pas la limite prévue au 2 du II bis du même article 1417, bénéficient d'un dégrèvement d'office de la taxe d'habitation afférente à leur habitation principale. (). ". Aux termes du II bis de l'article 1417 de ce code : " 1. Le 2 du I de l'article 1414 C s'applique aux contribuables dont le montant des revenus de l'année précédant celle au titre de laquelle l'imposition est établie n'excède pas la somme de 27 432 € pour la première part de quotient familial, majorée de 8 128 € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 096 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la troisième, retenues pour le calcul de l'impôt sur le revenu afférent auxdits revenus. / 2. Le 3 du I de l'article 1414 C s'applique aux contribuables dont le montant des revenus de l'année précédant celle au titre de laquelle l'imposition est établie n'excède pas la somme de 28 448 € pour la première part de quotient familial, majorée de 8 636 € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 096 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la troisième, retenues pour le calcul de l'impôt sur le revenu afférent auxdits revenus. ". Aux termes du IV de l'article 1391 B ter du même code : " IV. - Pour l'application des I et II, les revenus s'entendent : / a) Des revenus du foyer fiscal du contribuable au nom duquel la taxe est établie ; / b) Lorsque la taxe foncière est établie au nom de plusieurs personnes appartenant à des foyers fiscaux distincts, de la somme des revenus de chacun des foyers fiscaux de ces personnes ; / c) Lorsque les personnes mentionnées aux a et b du présent IV cohabitent avec des personnes qui ne font pas partie de leur foyer fiscal et pour lesquelles la propriété bâtie constitue leur habitation principale, de la somme des revenus de chacun des foyers fiscaux des personnes au nom desquelles l'imposition est établie ainsi que des revenus de chacun des foyers fiscaux des cohabitants. "
3. D'autre part, aux termes de l'article 1415 du code général des impôts : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition. "
4. Pour refuser à M. A au titre de l'année 2020 le bénéfice de l'exonération totale de taxe d'habitation prévue par les dispositions précitées du 2 du I de l'article 1414 C du code général des impôts, le service a relevé que M. et Mme A cohabitaient avec un couple d'amis et que, par suite, la somme des revenus de chacun des foyers fiscaux des cohabitants, en application des dispositions précitées du IV de l'article 1391 B ter de ce code, s'élevait à 91 617 euros pour quatre parts et était par suite supérieure au plafond prévu par les dispositions du 1 du II bis de l'article 1417 du même code. Si le requérant fait valoir que ses amis ont été hébergés gracieusement uniquement du 27 décembre 2020 au 3 janvier 2021, dans l'attente de leur nouvel emménagement, cette circonstance est sans incidence sur sa soumission à la taxe d'habitation au titre de l'année 2020 dès lors qu'il n'est pas contesté que ses amis se sont déclarés domiciliés chez eux sur leur déclaration de revenus au titre de l'année 2020 et que le revenu fiscal de référence de M. A a donc été augmenté des revenus de ses amis, en application des dispositions précitées. L'administration fiscale était donc fondée à prendre en compte lesdits revenus pour l'établissement de la taxe d'habitation à laquelle le requérant a été assujetti au titre de l'année 2020, le fait générateur étant apprécié au 1er janvier, et à lui refuser le bénéfice de l'exonération totale de taxe d'habitation.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
M. BLe greffier,
S. FORESTAS-BURGAUD
La République mande et ordonne au directeur régional des finances publiques de Nouvelle-Aquitaine et du département de la Gironde en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026