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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2102239

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2102239

mercredi 15 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2102239
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantFERNANDEZ-BEGAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 22 avril 2021, enregistrée le 28 avril 2021, au greffe du tribunal administratif de Bordeaux, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Toulouse a transmis le dossier de la requête présentée par Mme B.

Par une requête enregistrée le 5 avril 2021, Mme C B demande au tribunal dans ses dernières écritures :

1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis le 15 décembre 2020 pour un montant de 10 193,16 euros, ensemble la décision du 9 février 2021 par laquelle le directeur général de l'agence de l'eau Adour-Garonne a rejeté son recours gracieux ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au directeur général de l'agence de l'eau Adour-Garonne de prendre un nouvel arrêté annulant la totalité de l'indu réclamé, à titre subsidiaire, de l'annuler partiellement et à titre infiniment subsidiaire, de lui enjoindre de prendre une nouvelle décision dans le sens du jugement à intervenir et d'assortir ces injonctions d'une astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de la décharger du paiement de la somme réclamée ;

4°) de mettre à la charge de l'agence de l'eau Adour-Garonne la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- sa requête est recevable ;

- le titre exécutoire ne comporte pas les bases légales de la liquidation ;

- l'administration ne justifie pas de l'existence, du montant et de l'exigibilité de la créance, ni son fondement juridique;

- elle est fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité du décret n° 2018-1119 du 10 décembre 2018, en ce qu'il n'a pas prévu de mesures transitoires pour éviter une atteinte excessive aux intérêts privés en cause ; les simulations effectuées précédemment donnaient des résultats sans rapport avec le montant qui lui a été finalement réclamé ;

- elle est fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de l'arrêté du 10 décembre 2018, qui reporte la date d'entrée en vigueur du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel au 1er janvier 2020, remettant ainsi en cause, de façon rétroactive et donc illégale, la situation financière des agents bénéficiaires de ce régime indemnitaire depuis le 1er janvier 2018 ;

- elle est fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de l'article 1er du décret n° 2003-799 du 25 août 2003, qui réserve la perception de l'indemnité de sujétion spéciale aux seuls agents titulaires de la fonction publique et en exclut les agents stagiaires anciennement contractuels, en méconnaissance du principe de non-discrimination tel que défini par la clause 4 de l'accord-cadre annexé à la directive 1999/70/CE du 28 juin 1999, telle qu'interprétée par la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ; cette discrimination est prohibée par par l'article 2 du traité sur l'Union européenne ; ces dispositions méconnaissent également l'article 225-1 du code pénal en instituant une discrimination fondée sur l'origine ;

- le refus de lui attribuer l'indemnité de sujétion spéciale durant son année de stage est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et de l'article 28 du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 ;

- la créance trouve exclusivement sa cause dans une carence de l'Agence de l'eau, dès lors qu'elle a continué à la rémunérer en tant que contractuelle alors qu'elle était fonctionnaire stagiaire ;

- l'agence de l'eau Adour-Garonne a méconnu le principe général du droit de continuité de la carrière des agents et a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 7 septembre 2021, l'agence de l'eau Adour-Garonne, représentée par Me Fernandez-Bégault, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête n'est pas recevable car le recours gracieux qu'elle a présenté ne tendait pas à obtenir l'annulation du titre attaqué, mais à obtenir une remise gracieuse ;

- aucun moyen n'est fondé.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution et notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la directive 1999/70/CE du Conseil de l'Union européenne du 28 juin 1999 concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée ;

- les arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne C-72/18 du 20 juin 2019 et C-302/11 à C-305/11 du 18 octobre 2012 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984;

- le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994;

- le décret n° 2003-799 du 25 août 2003 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Paz,

- les conclusions de Mme Jaouën, rapporteure publique,

- et les observations de Me Denilauler, représentant l'agence de l'eau Adour-Garonne.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été recrutée à compter du 13 décembre 2010 en qualité d'ingénieure contractuelle au sein de l'agence de l'eau Adour-Garonne par un contrat à durée indéterminée. Dans le cadre du dispositif de " déprécarisation " mis en place par la loi n°2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi de titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique, elle a réussi le concours des ingénieurs des travaux publics de l'Etat au titre de l'année 2019. Par un arrêté du 23 octobre 2020, elle a été nommée rétroactivement ingénieure des travaux publics de l'Etat stagiaire à compter du 28 septembre 2019 et titularisée le 28 septembre 2020. Estimant que sa titularisation dans ce corps remettait en cause les rémunérations perçues en tant qu'agent contractuel, le directeur général de l'agence de l'eau Adour-Garonne a émis le 15 décembre 2020 un titre de perception d'un montant de 10 193,16 euros. Suite à la décision du 9 février 2021 rejetant son recours gracieux, Mme B demande au tribunal d'annuler ce titre de perception ainsi que la décision du 9 février 2021 et de la décharger de la somme réclamée.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Il résulte

de ces dispositions que l'administration ne peut mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels elle se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge de ce débiteur.

3. Le titre exécutoire du 15 décembre 2020 et le courrier du 16 décembre 2020 joint au titre mentionne que la créance correspond à des régularisations de salaire mises en œuvre sur le bulletin de paie du mois de décembre 2020, pour la période du 28 septembre 2019 au 30 novembre 2020 et sur la paie du mois de décembre 2020, afin de tenir compte de la nomination dans le corps des ingénieurs de travaux publics de l'Etat en tant que fonctionnaire à compter du 28 septembre 2019. Ce titre se réfère au bulletin de paie du mois de décembre 2020, qui détaille les sommes réclamées. Par ailleurs, ce bulletin a été transmis à la requérante par courriel le 17 décembre 2020, soit antérieurement au titre attaqué compte-tenu des délais d'acheminement du courrier. Dès lors, le titre exécutoire attaqué mentionne de façon suffisamment claire et précise les bases et les éléments de calcul sur lesquels l'agence s'est fondée pour mettre les sommes en cause à la charge de la requérante. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 24 précité du décret du 7 novembre 2012 doit être écarté.

4. En deuxième lieu, Mme B a été payée en tant que contractuelle du 28 septembre 2019 au 31 décembre 2019. Le titre de recette de 10 193, 16 euros résulte de la différence entre la somme perçue par Mme B pendant cette période et la somme qu'elle aurait dû percevoir, dont le calcul détaillé figure dans son bulletin de salaire de décembre 2020. Enfin, si Mme B allègue qu'elle aurait dû bénéficier du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel, l'agence de l'eau ne pouvait mettre en œuvre ce régime indemnitaire alors que " la date limite d'adhésion " avait été reportée et en l'absence des arrêtés ministériels prévus par les articles 2 et 4 du décret visé ci-dessus du 20 mai 2014, précisant notamment le nombre de groupes de fonctions pour le corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et, pour l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, les montants minimaux par grades et statuts d'emplois et les montants maximaux afférents à chaque groupe de fonctions. Dès lors l'agence justifie de l'existence, du montant et de l'exigibilité de la créance de 10 193, 16 euros. Elle justifie également du principal fondement juridique, à savoir la perception d'un salaire d'agent contractuel en lieu et place d'un traitement de fonctionnaire, ce qui doit être regardé comme suffisant en l'absence de toute contestation de la requérante sur les calculs auxquels a procédé l'administration.

5. En troisième lieu, aux termes du III de l'article 7 du décret visé ci-dessus du 20 mai 2014, dans sa version en vigueur avant l'intervention du décret du 10 décembre 2018 : " III.- Nonobstant les dispositions de l'article 1er, un arrêté des ministres chargés de la fonction publique et du budget énumère également : 1° Les corps et emplois qui, par dérogation au II du présent article, bénéficient des dispositions du présent décret au-delà du 1er janvier 2017 et, au plus tard, soit le 1er juillet 2017, soit le 1er septembre 2017, soit le 1er janvier 2018, soit le 1er janvier 2019 ; () ". L'arrêté du 27 décembre 2016, dans sa version en vigueur avant l'intervention de l'arrêté du 10 décembre 2018, fixe la " date limite d'adhésion " au régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel au 1er septembre 2018 pour le corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat.

6. Mme B, qui constate qu'elle n'a pas pu bénéficier de la prime de service et de rendement en tant que fonctionnaire stagiaire, mais qu'elle aurait pu bénéficier dans cette situation du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel s'il avait été mis en place, se prévaut, par la voie de l'exception, de l'illégalité du décret du 10 décembre 2018, qui a modifié la date limite de mise en place de ce régime indemnitaire pour certains corps, en ajoutant la date du 1er janvier 2020 dans l'énumération figurant au 1° du III de l'article 7 du décret précité du 20 mai 2014. Elle se prévaut également de l'illégalité de l'arrêté du 10 décembre 2018 qui reporte la date d'entrée en vigueur dudit régime indemnitaire au 1er janvier 2020 pour le corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat, alors que l'arrêté du 27 décembre 2016 l'avait fixée au 1er septembre 2018. Toutefois, le titre de recette émis à l'encontre de la requérante, pour recouvrer un indu de rémunération égal à la différence entre la rémunération perçue à tort en tant que contractuelle et la somme qu'elle aurait dû percevoir en tant que fonctionnaire stagiaire, n'a pas pour base légale les dispositions ainsi contestées relatives au régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel et n'a pas davantage été pris pour l'application de ces dispositions. Par conséquent, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces dispositions est inopérant.

7. En quatrième lieu, Mme B indique qu'elle aurait dû bénéficier au titre de l'année 2019, au cours de laquelle elle était contractuelle, de l'indemnité spécifique de service prévue pour les fonctionnaires. Elle se prévaut, par la voie de l'exception, de l'illégalité des dispositions de l'article 1er du décret visé ci-dessus du 25 août 2003, qui dispose que : " Les () ingénieurs des travaux publics de l'Etat () bénéficient, dans la limite des crédits ouverts à cet effet, d'une indemnité spécifique de service. / Cette indemnité leur est versée l'année civile suivant celle correspondant au service rendu par les agents concernés. () ". Toutefois ces dispositions ne constituent pas la base légale du titre de recette contesté et ce titre n'a pas davantage été pris pour l'application de ces dispositions. Dès lors, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté, y compris dans ses branches fondées sur la méconnaissance des dispositions de l'article 225-1 du code pénal et de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Par ailleurs, Mme B, qui était en contrat à durée indéterminée de droit public avant son intégration dans la fonction publique, ne peut utilement se prévaloir des dispositions de la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée conclu le 18 mars 1999 entre les organisations interprofessionnelles à vocation générale (CES, UNICE, CEEP) annexé à la directive visée ci-dessus du 28 juin 1999, qui proscrit les discriminations au détriment des travailleurs à durée déterminée par rapport aux travailleurs à durée indéterminée

8. En cinquième lieu, Mme B ne peut utilement soutenir que le titre attaqué est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui dispose que : " Tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics selon leur capacité et sans autre distinction que celles de leurs vertu et de leur talent ", dès lors que ce titre ne repose pas sur une distinction proscrite par l'article 6 et ne crée pas une telle distinction.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article 20 de la loi visée ci-dessus du 13 juillet 1983 : " () Le montant du traitement est fixé en fonction du grade de l'agent et de l'échelon auquel il est parvenu, ou de l'emploi auquel il a été nommé. / La rémunération des agents contractuels est fixée par l'autorité compétente en tenant compte des fonctions exercées, de la qualification requise pour leur exercice et de l'expérience de ces agents. Elle peut tenir compte de leurs résultats professionnels et des résultats collectifs du service. () ". Aux termes de l'article 28 du décret visé ci-dessus du 7 octobre 1994 : " Sauf disposition contraire du statut particulier, le fonctionnaire stagiaire qui a la qualité de fonctionnaire titulaire peut opter pour le maintien, pendant la période de stage, du traitement indiciaire auquel il avait droit dans son corps, cadre d'emplois ou emploi d'origine, dans la limite supérieure du traitement auquel il peut prétendre lors de sa titularisation. ".

10. Mme B était fonctionnaire stagiaire pendant la durée du stage préalable à sa titularisation et ne pouvait par conséquent pas bénéficier de la rémunération prévue pour les contractuels. Par ailleurs, si elle se prévaut des dispositions précitées de l'article 28 du décret du 7 octobre 1994, celles-ci sont applicables aux seuls fonctionnaires titulaires effectuant un stage préalable à l'intégration dans un autre corps et non aux anciens agents non titulaires de droit public devenus stagiaires. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

11. En septième et dernier lieu, Mme B a été nommée fonctionnaire stagiaire à compter du 28 septembre 2019 par un arrêté du 23 octobre 2020, après son acceptation le 20 octobre 2020 du bénéfice du concours. Or la requérante, qui savait nécessairement dès 2019 que sa titularisation entraînerait l'existence d'un trop-perçu, eu égard aux nombreux échanges avec son administration, a reçu le 25 mai 2020 la simulation lui permettant de connaître le montant du trop-perçu à cette date et a donc nécessairement accepté le bénéfice du concours le 23 octobre 2020 en connaissance de cause. Ce délai de huit mois entre la date du début de stage et la transmission à l'agent des éléments lui permettant de solliciter le bénéfice du concours ne constitue pas une carence de l'administration de nature à engager sa responsabilité. Ne constitue pas davantage une telle carence le fait que l'administration a attendu décembre 2020 pour émettre le titre en litige, dès lors que cette dernière avait été informée de l'existence d'un trop-perçu et de son mode de calcul. Dans ces conditions, la requérante, qui était consciente de la régularisation négative d'une ampleur importante à effectuer, n'est pas fondée à soutenir que la somme mise à sa charge résulte d'une carence de l'Agence de l'eau Adour-Garonne.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge présentées par Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Agence de l'eau Adour-Garonne qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B une somme à verser à la partie défenderesse sur ce même fondement.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : les conclusions présentées par l'agence de l'eau Adour-Garonne au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et à l'agence de l'eau Adour-Garonne.

Délibéré après l'audience du 25 janvier 2023 à laquelle siégeaient :

- Mme Zuccarrello présidente,

- Mme De Paz, première conseillère,

- Mme Denys, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2023.

La rapporteure,

D. DE PAZ

La présidente,

F. ZUCCARELLO

La greffière,

I. MONTANGON

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

N°2102239

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