lundi 20 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2102303 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | VIGREUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 mai 2021, Mme B C, représentée par Me Vigreux, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2021 en tant que le directeur du centre hospitalier Charles Perrens, à titre principal, l'a implicitement reconnue inapte totalement et définitivement aux fonctions d'infirmière et l'a affectée sur un poste d'agent polyvalent et, à titre subsidiaire, l'a reclassée sur ce poste ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre hospitalier Charles Perrens de réexaminer sa situation, à titre principal quant à son aptitude à exercer les fonctions d'infirmière et de la réintégrer sur un poste aménagé ou, à titre subsidiaire quant à son détachement sans intégration sur un poste d'aide-soignant ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Charles Perrens une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le centre hospitalier a méconnu l'étendue de sa compétence dès lors qu'il s'est estimé lié par l'avis du comité médical départemental ;
- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure substantiel dès lors qu'elle n'a été informée ni de la date à laquelle le comité médical a examiné sa situation, ni de la possibilité de faire entendre le médecin de son choix, ni de l'ensemble de ses droits avant la tenue de la séance de ce comité ;
- le comité médical ne s'est pas prononcé sur son intégration dans un poste qui ne correspond pas à son grade ;
- son intégration sur un poste qui ne correspond pas à son grade est intervenue, à tort, sans qu'elle en fasse la demande, et cette demande ne peut être examinée qu'à l'issue de la période de détachement ; en décidant son intégration dans le corps des aides-soignants sans qu'elle en ait fait la demande, le directeur du centre hospitalier a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- en la déclarant inapte totalement et définitivement aux fonctions d'infirmière, le directeur du centre hospitalier a commis une erreur d'appréciation ;
- en limitant sa période de détachement à une période d'un an sans laisser place à une possibilité de renouvellement, le directeur du centre hospitalier a entaché sa décision d'erreur de droit.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 avril et 19 juillet 2021, le centre hospitalier Charles Perrens, représenté par Me Hounieu, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 19 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 31 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986,
- le décret n° 89-376 du 8 juin 1989,
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988,
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Passerieux, conseillère,
- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public,
- et les observations de Me Dupeyron, substituant Me Hounieu, représentant le centre hospitalier Charles Perrens.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, infirmière au service réhabilitation du centre hospitalier Charles Perrens depuis 2014, souffre de douleurs occipitales depuis l'année 2017. Après une chute à son domicile sur le genou gauche, elle a été placée à compter du mois de janvier 2017 en arrêt de travail jusqu'au mois d'avril 2018, avant de reprendre le travail à mi-temps thérapeutique sans travail de nuit et avec exemption de l'accompagnement des patients pour les rendez-vous médicaux, pour une durée de six mois renouvelée une fois. A la suite d'une nouvelle chute le 3 mars 2019 lui ayant occasionné une entorse du genou gauche, elle a été placée en arrêt de travail jusqu'au mois de septembre 2019. Par un avis en date du 2 juillet 2020, le comité médical départemental l'a reconnue inapte totalement et définitivement aux fonctions d'infirmière et a prononcé son placement en disponibilité d'office pour raison de santé dans l'attente de son reclassement professionnel sans déplacement professionnel. Par courrier du 26 octobre 2020, un poste d'agent polyvalent au sein de l'espace Oxygène a été proposé à l'intéressé, reclassement que cette dernière a accepté expressément par courrier du 5 décembre 2020. Par décision du 8 mars 2021, le directeur du centre hospitalier Charles Perrens a, d'une part, réintégré Mme C, placée en disponibilité d'office pour raison de santé depuis le 29 juin 2020, en qualité d'agent polyvalent au sein de l'espace Oxygène à compter du 25 janvier 2021, d'autre part, déclaré qu'elle resterait positionnée sur le grade d'infirmière à compter du 25 janvier 2021 et pendant une période de 6 mois, et, enfin, décidé qu'à l'issue de cette période, sous réserve d'évaluations positives et sans nouvelles contraintes médicales, elle serait détachée dans le grade d'aide-soignant de classe normale pendant une durée d'un an et qu'à l'issue, sous réserve d'évaluations favorables et sans nouvelles contraintes médicales, elle serait intégrée dans ce grade. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable : " Les comités médicaux sont chargés de donner un avis à l'autorité compétente sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos de l'admission des candidats aux emplois de la fonction publique hospitalière, de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie, de longue maladie et de longue durée et de la réintégration à l'issue de ces congés. / Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne : () 4. La réintégration après douze mois consécutifs de congés de maladie ou à l'issue d'un congé de longue maladie ou de longue durée ; / 5. L'aménagement des conditions de travail du fonctionnaire après un congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée ; / 6. La mise en disponibilité d'office pour raisons de santé, son renouvellement et l'aménagement des conditions de travail après la fin de la mise en disponibilité ; / 7. Le reclassement dans un autre emploi à la suite d'une modification de l'état physique du fonctionnaire, ainsi que dans tous les autres cas prévus par des textes réglementaires. () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 4 du décret du 8 juin 1989 relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, dans sa rédaction applicable : " () Toute décision prononçant le maintien en détachement ou l'intégration du fonctionnaire, sur sa demande, dans le corps dans lequel il était détaché est précédée de l'avis du comité médical compétent ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d'un courrier adressé par le directeur du centre hospitalier à Mme C le 20 février 2020, que celui-ci a saisi le comité médical départemental afin qu'il se prononce sur la demande d'attribution de congé longue maladie déposée par la requérante et qu'il émette un avis, d'une part, sur son arrêt de travail depuis le 3 mars 2019 et, d'autre part, sur son aptitude à la fonction d'infirmière. Selon l'avis rendu par ce comité le 2 juillet 2020, ce dernier s'est prononcé sur la situation d'inaptitude totale et définitive de l'intéressée aux fonctions d'infirmière et sur son reclassement professionnel à prévoir, avec mise en disponibilité d'office pour raison de santé dans l'attente de ce reclassement. Par suite, le comité médical doit être regardé comme s'étant également prononcé sur l'intégration de l'agent dans un poste qui ne correspond pas à son grade, et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable : " Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : / - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; / - de ses droits relatifs à la communication de son dossier et à la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; / - des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur. "
5. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 19 juin 2020, que Mme C ne conteste pas avoir reçu, le secrétariat du comité médical départemental a informé cette dernière de ce que sa demande d'attribution de congé longue maladie serait examinée par le comité lors de la séance du 2 juillet 2020 ainsi que de la possibilité qui lui était offerte d'adresser des observations écrites au comité, de se faire représenter par un médecin de son choix le jour de la séance, ou de prendre connaissance des pièces transmises par son administration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision en litige, laquelle mentionne la proposition de reclassement qui a été adressée à Mme C ainsi que son courrier d'acceptation, ni du courrier l'accompagnant, lequel fait notamment référence à l'entretien qui s'est tenu en présence de l'intéressée avec Mmes A et Sheldon le 28 juillet 2020, que le directeur du centre hospitalier Charles Perrens se serait estimé lié par l'avis émis par le comité médical départemental le 2 juillet 2020 pour prendre la décision en litige. Par suite et en tout état de cause, le moyen tiré de ce que cette autorité aurait méconnu l'étendue de sa compétence doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 71 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état de santé, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état de santé. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps ou cadre d'emplois en priorité dans leur administration d'origine ou à défaut dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé. Par dérogation, la procédure de reclassement peut être engagée en l'absence de demande de l'intéressé. Ce dernier dispose en ce cas de voies de recours. ". Aux termes de l'article 73 de la même loi, dans sa rédaction applicable : " Il peut être procédé dans un corps, cadre d'emplois ou emploi de niveau équivalent ou inférieur au reclassement des fonctionnaires mentionnés à l'article 71 par la voie du détachement. Dès qu'il s'est écoulé une période d'un an, les fonctionnaires détachés dans ces conditions peuvent demander leur intégration dans le corps, cadre d'emplois ou emploi de détachement. () ". Aux termes de l'article 3 du décret du 8 juin 1989 relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, dans sa rédaction applicable : " Le fonctionnaire qui a présenté une demande de reclassement dans un emploi d'un corps différent de celui auquel il appartient peut être détaché dans ce nouveau corps si ce dernier est de niveau équivalent ou inférieur à son corps d'origine. / Les dispositions statutaires qui subordonnent le détachement à l'appartenance à certains corps, de même que celles qui fixent des limites d'âge supérieures en matière de détachement ne peuvent être opposées à l'intéressé. / Le fonctionnaire détaché dans un corps hiérarchiquement inférieur, qui ne peut être classé à un échelon d'un grade de ce corps doté d'un indice égal ou immédiatement supérieur à celui qu'il détient dans son corps d'origine, est classé à l'échelon terminal du grade le plus élevé du corps d'accueil et conserve à titre personnel l'indice détenu dans son corps d'origine. ". Enfin, selon le premier alinéa de l'article 4 du même décret : " La situation du fonctionnaire détaché dans les conditions prévues à l'article 3 est réexaminée, à l'issue de chaque période de détachement. () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C a sollicité, postérieurement à l'entretien du 28 juillet 2020 mentionné au point 6, son reclassement, et expressément accepté, par courrier du 5 décembre 2020, la proposition de reclassement qui lui avait été adressée par le directeur du centre hospitalier le 26 octobre 2020 pour un poste d'agent polyvalent au sein de l'espace Oxygène. Par suite, et alors que la demande de reclassement présentée par l'intéressée doit, dans les circonstances de l'espèce, être également regardée comme une demande d'intégration, eu égard notamment aux différents échanges qui sont intervenus entre la requérante et sa hiérarchie, lesquels précisaient déjà l'ensemble des modalités fixées dans la décision contestée, le moyen tiré de ce que le directeur du centre hospitalier aurait commis une erreur de droit en décidant d'intégrer l'intéressée dans le corps des aides-soignants sans qu'elle en ait fait la demande doit être écarté. Pour les mêmes motifs, et alors qu'il ne ressort pas des dispositions précitées que la demande d'intégration présentée par l'intéressée ne pourrait intervenir qu'à l'issue de sa période de détachement, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C est atteinte depuis 2017 d'une atrophie optique bilatérale de type compressive, liée à la présence de druses dans la gaine du nerf optique, qui occasionne une très forte altération de son champ visuel au niveau de l'œil gauche avec une amputation quasi tubulaire, et une altération de son champ visuel au niveau de l'œil droit. Selon un certificat médical rédigé le 12 décembre 2019 par un praticien hospitalier du service ophtalmologie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, ce rétrécissement de son champ visuel peut être à l'origine pour l'intéressée de la non-perception d'obstacles et la survenue de chutes, et contre-indique la conduite automobile. Si la requérante se prévaut d'un certificat médical établi le 10 octobre 2019 par un médecin du travail selon lequel une reprise peut être envisagée sur un poste adapté à son handicap, de type administratif, en excluant la surveillance de patients et les urgences, il ressort des pièces du dossier que la requérante a obtenu en 2018 la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, permettant le passage du service d'aide au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés, lequel a préconisé à ce moment-là une lampe frontale pour les prélèvements biologiques, une lampe afin d'éclairer son clavier et des sur-lunettes. Par ailleurs, il ressort d'un compte-rendu de consultation rédigé le 15 juillet 2019 par trois médecins, lesquels ne se sont pas prononcés sur son aptitude à la fonction d'infirmière, que le trouble visuel dont souffre l'intéressée " devient invalidant ", une canne pour l'aider dans ses déplacements et un accès à des transports adaptés étant indispensables. Enfin, il ressort d'un certificat médical établi le 15 janvier 2020 par une ophtalmologue que Mme C " ne peut pas reprendre une activité d'infirmière ", mais peut reprendre une activité statique en répondant au téléphone et travaillant sur un ordinateur, mais ne doit pas trop marcher. Dans son avis du 2 juillet 2020, le comité médical en a conclu que la requérante présentait une inaptitude totale et définitive aux fonctions d'infirmière. Enfin, dans son avis du 13 octobre 2021, le comité médical supérieur a rejeté le recours formé par l'intéressée contre l'avis du comité médical départemental. Par suite, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le poste d'infirmier gestionnaire de lits aurait été compatible avec l'état de santé de la requérante, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le centre hospitalier sur son état de santé et son aptitude à reprendre ses fonctions doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 51 de la loi n° 86-33 susvisée, dans sa rédaction applicable : " Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de son corps d'origine ou, dans le cas prévu au deuxième alinéa de l'article 4, de son emploi d'origine, mais continuant à bénéficier, dans ce corps ou cet emploi, de ses droits à l'avancement et à la retraite. / Il est prononcé sur la demande du fonctionnaire. / Le détachement est de courte ou de longue durée. / Il est révocable. ". Aux termes de l'article 16 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 susvisé : " Le détachement de courte durée ne peut excéder six mois ni faire l'objet d'un renouvellement. () ". Selon l'article 17 du même code : " Le détachement de longue durée ne peut excéder cinq ans. Il peut toutefois être renouvelé par périodes n'excédant pas cinq ans. () ".
11. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence de texte contraire, un agent dont le détachement arrive à échéance n'a aucun droit au renouvellement de celui-ci. Par suite, c'est sans erreur de droit que le directeur du centre hospitalier a pu décider que l'intéressée serait détachée dans le grade d'aide-soignant pendant une durée d'un an.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 8 mars 2021.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme C étant rejetées, le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par la requérante doivent être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier Charles Perrens, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que réclame Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme C la somme que le centre hospitalier Charles Perrens sollicite sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier Charles Perrens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au centre hospitalier Charles Perrens.
Délibéré après l'audience du 6 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2023.
La rapporteure,
C. PASSERIEUX
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2102303
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026