mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2102592 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LASSERRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 26 mai et 8 décembre 2021 et 10 janvier 2022, M. A B, représenté par Me Lasserre, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de la Teste-de-Buch a délivré un permis de construire à Mme C D pour la rénovation et la surélévation d'un bâtiment à usage d'habitation sur un terrain situé 8 avenue des Cols Verts à Pyla-sur-Mer, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de la Teste-de-Buch et Mme D une somme de 2 500 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ; en premier lieu, il justifie d'un intérêt à agir en qualité de voisin immédiat du projet litigieux, qui a un impact sur les conditions d'occupation, utilisation et jouissance de son bien, dès lors qu'il était occupant régulier de l'habitation située 40 avenue des Cols Verts au moment du dépôt du dossier de permis de construire ; en deuxième lieu, la requête n'est pas tardive dès lors que le constat d'affichage dressé par un huissier est irrégulier eu égard à la dernière photographie jointe, qui ne correspond pas à la réalité des lieux et, en tout état de cause, les mentions figurant sur le panneau d'affichage, relatives au délai de recours, sont illisibles, tandis que le panneau d'affichage ne mentionne pas la véritable hauteur du projet ; en dernier lieu, il justifie avoir notifié son recours gracieux à Mme D par lettre recommandée avec accusé de réception ;
- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence, en l'absence de production d'une délégation de signature régulière ;
- le dossier de permis de construire est incomplet dès lors que, d'une part, il ne comporte aucune vue de la construction existante dans son environnement, d'autre part, les plans joints à la demande ne permettent pas d'appréhender clairement la hauteur maximale du bâtiment et, enfin, il ne précise pas les matériaux relatifs à la toiture existante, ceux constituant le portail et la teinte précise du beige envisagé pour le revêtement ;
- l'arrêté contesté méconnaît les règles de hauteur fixées à l'article 10 du règlement du plan local d'urbanisme applicable dès lors que la hauteur du projet dépasse 8 mètres ;
- il méconnaît les règles d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives fixées à l'article 7 du règlement du plan local d'urbanisme applicable dès lors que, d'une part, la limite sud est située à une distance de 4 mètres alors que la hauteur maximale de la construction est de 8 mètres et, d'autre part, le projet prévoit la construction d'un muret dans la bande des 4 mètres ;
- il méconnaît les règles relatives à l'emprise fixées à l'article 9 du règlement du plan local d'urbanisme applicable dès lors que l'emprise du projet est supérieure à l'emprise maximale autorisée pour une telle superficie de terrain ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 13 du plan local d'urbanisme applicable, relatives aux espaces libres et plantations à réaliser dès lors que l'emprise des espaces verts est inférieure à celle prévue pour une telle superficie de terrain ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 11 du plan local d'urbanisme applicable, relatives à l'aspect extérieur des constructions dès lors que, d'une part, le revêtement du premier niveau est prévu de couleur beige au lieu d'être enduit en blanc ou blanc cassé, d'autre part, la toiture est en zinc au lieu d'être en tuile creuse ou tuile mécanique et, enfin, le matériau composant le portail n'est pas précisé, lequel par ailleurs ne respecte pas les règles de hauteur applicables ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 2 du plan local d'urbanisme applicable eu égard à la réalisation d'importants affouillements pour créer un accès automobile ;
- le maire de la commune de la Teste-de-Buch était tenu d'opposer à la demande de permis de construire un sursis à statuer en application des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme dès lors que le projet litigieux est de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 juillet 2021 et 10 janvier 2022, Mme C D, représentée par Me Maginot, avocat, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoit à statuer dans l'attente d'une régularisation en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable pour tardiveté, défaut d'intérêt à agir et non-respect des formalités de notification prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 novembre 2021 et 10 janvier 2022, la commune de la Teste-de-Buch, représentée par Me Brand, avocate, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal fasse usage des pouvoirs qu'il détient en application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable pour tardiveté et défaut d'intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, le tribunal a adressé le 31 mars 2023 à la commune de la Teste-de-Buch une demande de pièce pour compléter l'instruction. Cette pièce, réceptionnée le 20 avril 2023, a été communiquée le 21 avril 2023 à M. B et Mme D.
Un mémoire a été enregistré le 24 avril 2023 pour Mme D et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Passerieux, rapporteure,
- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public,
- et les observations de Me Maginot, représentant Mme D.
Une note en délibéré, enregistrée le 10 mai 2023, a été produite pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 8 octobre 2020, le maire de la commune de la Teste-de-Buch (Gironde) a délivré à Mme D un permis de construire pour la rénovation et la surélévation d'un bâtiment à usage d'habitation sur un terrain situé 8 avenue des Cols Verts à Pyla-sur-Mer sur le territoire de cette commune. Le recours gracieux formé par M. B à l'encontre de cet arrêté par courrier réceptionné le 27 janvier 2021 par la commune de la Teste-de-Buch a fait naître une décision implicite de rejet. Par arrêté du 2 mars 2022, le maire de la Teste-de-Buch a délivré à Mme D un permis de construire modificatif relatif à la modification des matériaux en façade et le remplacement de la toiture en zinc par une toiture en tuiles. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 8 octobre 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre () d'un permis de construire () court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 424-15 du même code, dans sa rédaction applicable : " Mention du permis explicite ou tacite () doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté () et pendant toute la durée du chantier. () Un arrêté du ministre chargé de l'urbanisme règle le contenu et les formes de l'affichage ". Aux termes de l'article A. 424-15 du même code : " L'affichage sur le terrain du permis de construire, () prévu par l'article R. 424-15, est assuré par les soins du bénéficiaire du permis ou du déclarant sur un panneau rectangulaire dont les dimensions sont supérieures à 80 centimètres. ". Aux termes de l'article A. 424-16 de ce code : " Le panneau prévu à l'article A. 424-15 indique le nom, la raison sociale ou la dénomination sociale du bénéficiaire, le nom de l'architecte auteur du projet architectural, la date de délivrance, le numéro du permis, la nature du projet et la superficie du terrain ainsi que l'adresse de la mairie où le dossier peut être consulté. / Il indique également, en fonction de la nature du projet : / a) Si le projet prévoit des constructions, la surface de plancher autorisée ainsi que la hauteur de la ou des constructions, exprimée en mètres par rapport au sol naturel () ". Aux termes de l'article A. 424-17 du code : " Le panneau d'affichage comprend la mention suivante : / " Droit de recours : / " Le délai de recours contentieux est de deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain du présent panneau (art. R. 600-2 du code de l'urbanisme). / " Tout recours administratif ou tout recours contentieux doit, à peine d'irrecevabilité, être notifié à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. Cette notification doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours (art. R. 600-1 du code de l'urbanisme). " ". Enfin, selon l'article A. 424-18 du code : " Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier. "
3. D'une part, en imposant que figurent sur le panneau d'affichage du permis de construire diverses informations sur les caractéristiques de la construction projetée, dont la hauteur du bâtiment par rapport au sol naturel et sa surface de plancher, les dispositions rappelées au point précédent ont pour objet de permettre aux tiers, à la seule lecture de ce panneau, d'apprécier l'importance et la consistance du projet, le délai de recours ne commençant à courir qu'à la date d'un affichage complet et régulier. L'affichage ne peut être regardé comme complet et régulier si la mention de la hauteur ou de la surface de plancher de la construction fait défaut ou si elle est affectée d'une erreur substantielle, alors qu'aucune autre indication ne permet aux tiers d'estimer cette hauteur ou cette superficie. Pour apprécier si la mention de la hauteur de la construction figurant sur le panneau d'affichage est affectée d'une erreur substantielle, il convient de se référer à la hauteur maximale de la construction par rapport au sol naturel telle qu'elle ressort de la demande de permis de construire. En revanche, la circonstance qu'une telle erreur puisse affecter l'appréciation par les tiers de la légalité du permis est dépourvue d'incidence à cet égard, dans la mesure où l'objet de l'affichage n'est pas de permettre par lui-même d'apprécier la légalité de l'autorisation de construire.
4. D'autre part, s'il incombe au bénéficiaire d'un permis de construire de justifier qu'il a accompli les formalités d'affichage prescrites par les dispositions citées ci-dessus, le juge doit apprécier la continuité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis.
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du constat d'huissier produit en défense, que celui-ci a constaté la présence d'un panneau d'affichage du permis de construire litigieux sur le portail de la maison d'habitation située 8 avenue des Cols Verts à Pyla-sur-Mer, les 12 novembre 2020, 14 décembre 2020 et 13 janvier 2021. Il est exact que, contrairement aux trois photographies qui la précèdent, la quatrième photographie jointe à ce constat ne concerne pas le panneau d'affichage du permis litigieux mais celui d'un permis situé 11 avenue des Cols Verts à Pyla-sur-Mer sollicité par le même cabinet d'architecture. Toutefois, il ressort, d'une part, du procès-verbal de constat rectificatif produit par Mme D, auquel est joint une quatrième photographie représentant le panneau d'affichage du permis litigieux au 8 avenue des Cols Verts et, d'autre part, d'un courriel rédigé par l'huissier de justice concerné le 8 décembre 2021, qu'il s'agit d'une erreur matérielle, laquelle n'a pu remettre en cause les mentions manuscrites figurant dans le constat d'huissier, dont lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire. Par ailleurs, si M. B soutient que les mentions relatives aux délais de recours figurant sur ce panneau seraient illisibles et d'une taille insuffisante pour être lues depuis la voie publique, il ressort du constat d'huissier susmentionné que le panneau d'affichage, " aux dimensions réglementaires, indique de façon très visible depuis la voie publique les informations nécessaires ", et notamment, conformément aux dispositions précitées, celles relatives au délai de recours contentieux et à l'obligation de notification de tout recours. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le panneau d'affichage fait état d'une hauteur au sol de 7,50 mètres, et que les plans de coupe joints au dossier de demande de permis de construire mentionnent, d'une part, une hauteur maximale au faitage de 6,91 mètres par rapport à la partie la plus élevée du terrain naturel, celui-ci étant en pente, d'autre part, une hauteur maximale de 6,74 mètres à la jonction entre les deux niveaux d'habitation les plus élevés, la construction projetée étant en escalier, et, enfin, une hauteur maximale de 6,05 mètres pour le niveau d'habitation intermédiaire. A supposer qu'il faudrait ajouter, selon les allégations contradictoires du requérant, une hauteur d'1,50 mètres ou 2 mètres à la hauteur maximale de 6,74 mètres figurant à la jonction entre les deux niveaux d'habitation les plus élevés, du fait de la prise en compte d'une partie de construction enterrée à cet endroit-là, une telle différence de hauteur, sur une partie qui ne correspond pas à l'essentiel de la construction compte-tenu de la forte pente du terrain naturel, avec celle indiquée sur le panneau d'affichage, ne saurait être regardée comme une erreur substantielle de nature à rendre l'affichage insuffisant pour permettre aux tiers, à sa seule lecture, d'apprécier l'importance et la consistante du projet. Dans ces conditions, l'affichage a fait courir, à l'égard des tiers, le délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, qui a expiré le 13 janvier 2021, sans que le recours gracieux notifié par le requérant le 27 janvier 2021 ait pu avoir pour effet de le faire courir à nouveau. Par suite, la requête enregistrée le 26 mai 2021 est tardive.
6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par la commune de la Teste-de-Buch et Mme D et de rejeter la requête de M. B comme étant irrecevable pour tardiveté.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de la Teste-de-Buch et Mme D, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que réclame M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B une somme de 800 euros à verser à la commune de la Teste-de-Buch sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et une somme de 800 euros à verser à Mme D au même titre.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de la Teste-de-Buch une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et à Mme D une somme de 800 euros au même titre.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, Mme C D et à la commune de la Teste-de-Buch.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
C. PASSERIEUX
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2102592
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026