LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2102878

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2102878

lundi 19 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2102878
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge social
Avocat requérantSAINT-MARTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juin 2021, l'établissement pour personnes âgées dépendantes Latour du Pin, représenté par Me Saint-Martin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 avril 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde a refusé de faire droit à sa demande relative à la contestation d'une créance d'un montant de 98 997,32 € correspondant à la prise en charge des frais d'hébergement d'une résidente au titre de l'aide sociale ;

2°) d'enjoindre au conseil départemental de la Gironde de cesser toute démarche de recouvrement ;

3°) de mettre à la charge du conseil départemental de la Gironde la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision en cause est entaché d'un vice de forme en l'absence de délégation du signataire de cet acte ;

- le bénéficiaire de la prise en charge par l'aide sociale n'est pas l'établissement qui est un tiers ;

- il appartient au département d'instruire le dossier de demande d'aide sociale en identifiant les ressources de la personne âgée et celles de ses obligés alimentaires ;

- le jugement rendu par le juge aux affaires familiales le 14 octobre 2019 ne peut avoir aucune incidence sur l'identification des débiteurs en vue de récupérer la créance en litige ;

- le département a donné à la créance en cause un caractère rétroactif alors que, d'une part, cette créance ne pouvait exister à la date du jugement du juge aux affaires familiales du fait de l'admission de la résidente concernée à l'aide sociale, d'autre part, il ne pouvait retirer la décision d'admission d'aide sociale qu'il avait prononcée au mois de juin 2015, le délai de retrait étant dépassé et la décision n'étant pas illégale ;

- il appartenait seulement au département soit de réviser sa décision, soit d'exercer un recours sur le bénéficiaire ou la succession ;

- la créance n'est pas certaine et son quantum est erroné.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2021, le conseil départemental de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est tardive et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'en dehors des cas expressément prévus par des dispositions L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Les conclusions du requérant tendant à ordonner au conseil départemental de la Gironde de cesser toute démarche de recouvrement n'entrent pas dans les prévisions des articles du code précité.

Les observations du conseil départemental de la Gironde en réponse au moyen d'ordre public ont été enregistrées le 4 août 2022 et communiquées à cette même date.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :

- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,

- et les observations de Me Saint-Martin, représentant le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. Par décisions du 3 septembre 2018 et du 17 juin 2019, le département de la Gironde a accordé à Madame A, placée sous tutelle par jugement du 31 juillet 2018, résidant au sein de l'établissement pour personnes âgées dépendantes La Tour du Pin, le bénéfice de l'aide sociale pour la prise en charge de ses frais d'hébergement du 25 juin 2015 au 30 septembre 2019. Par jugement du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Bordeaux du 14 octobre 2019, les ayants-droit de Madame A ont été condamnés à verser solidairement, d'une part, une somme de 911 € par mois à compter de la notification de la décision au titre de leur obligation alimentaire, d'autre part, une somme de 45 653,97 € au titre des arriérés dus depuis le 25 juin 2015. Par une décision du 30 octobre 2020, le président du conseil départemental a refusé de prendre en charge les frais d'hébergement de Mme A depuis le 25 juin 2015. Le 1er décembre 2020, une mise en demeure a été adressée à l'établissement par le département, ce dernier estimant que les avances faites à l'établissement pour couvrir les frais d'hébergement de Mme A qui s'élevaient à la somme de 98 997,32 € pour la période courant du 25 juin 2015, date à laquelle l'aide sociale a été acceptée, au 30 septembre 2019, terme de la prolongation d'aide sociale, devaient être récupérés compte-tenu du jugement précité du juge aux affaires familiales. Par une décision du 8 avril 2021, le département de la Gironde a refusé de faire droit à la demande de l'établissement tendant à l'annulation de cette créance. L'établissement La Tour du Pin demande l'annulation de cette décision.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le département :

2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale () pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. () / () 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation ". Si ces dispositions ne subordonnent pas la notification du titre de recettes émis par une collectivité territoriale à un envoi au débiteur sous pli recommandé avec avis de réception, elles ne dispensent pas le créancier de faire la preuve de la réception du titre pour opposer la forclusion d'action prévue par le 1° de l'article L. 1617-5.

3. Le président du conseil départemental de la Gironde fait valoir que les avis des sommes à payer en vue de récupérer les sommes versées à l'établissement ont été émis le 15 mai 2020 et n'ont pas été contestés, qu'au surplus une mise en demeure a été adressée à l'établissement le 1er décembre 2020 par le comptable public et que l'établissement n'a transmis son recours gracieux que le 20 janvier 2021, soit en dehors des délais requis. Toutefois, il ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de la date de réception des avis précités.

4. En outre, en vertu de la combinaison des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance. Ce n'est qu'au cas où, dans le délai de deux mois ainsi décompté, l'auteur de la demande adressée à l'administration reçoit notification d'une décision expresse de rejet qu'il dispose alors, à compter de cette notification, d'un nouveau délai pour se pourvoir. Si le département fait également valoir qu'un rejet implicite du recours adressé par l'établissement est née le 20 mars 2021, par décision du 8 avril 2021, le recours de l'établissement en vue de contester la créance qui lui était opposée a été expressément rejeté. Dès lors, le département n'est pas fondé à opposer à la contestation du requérant la fin de non-recevoir tirée de sa tardiveté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. D'une part, aux termes de l'article L. 132-8 du code de l'action sociale et des familles : " Des recours sont exercés, selon le cas, par l'État ou le département : 1o Contre le bénéficiaire revenu à meilleure fortune ou contre la succession du bénéficiaire; 2o Contre le donataire, lorsque la donation est intervenue postérieurement à la demande d'aide sociale ou dans les dix ans qui ont précédé cette demande ; 3o Contre le légataire ; 4o A titre subsidiaire, contre le bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie souscrit par le bénéficiaire de l'aide sociale ". Ces dispositions déterminent les conditions dans lesquelles les prestations d'aide sociale peuvent faire l'objet d'un recours en récupération par la collectivité qui les a financées. Elles fixent de façon limitative les personnes auprès desquelles une telle récupération peut être sollicitée. Pour l'application de ces dispositions, il appartient au juge administratif, statuant en qualité de juge de plein contentieux, non d'apprécier la légalité de la décision de récupération prise par l'administration, mais de se prononcer lui-même sur le bien-fondé de l'action engagée par la collectivité publique d'après l'ensemble des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

6. D'autre part, aux termes de l'article R. 131-3 du code de l'action sociale et des familles : " Sous réserve des dispositions des articles L. 232-25, L. 245-7 et L. 262-40, les décisions accordant le bénéfice de l'aide sociale peuvent faire l'objet, pour l'avenir, d'une révision lorsque des éléments nouveaux modifient la situation au vu de laquelle ces décisions sont intervenues. Il est procédé à cette révision dans les formes prévues pour l'admission à l'aide sociale. ". Aux termes de l'article R. 131-4 du même code : " Lorsque les décisions administratives d'admission ont été prises sur la base de déclarations incomplètes ou erronées, il peut être procédé à leur révision, avec répétition de l'indu. Dans ce cas, la révision est poursuivie devant l'autorité qui a pris la décision. / () ".

7. En vertu des dispositions citées aux points 6 et 7, l'administration peut engager tant une procédure de révision avec répétition de l'indu lorsque la décision d'admission a été prise sur la base de déclarations incomplètes qu'une procédure de récupération si les conditions posées par cet article sont bien réunies.

8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le 3 septembre 2018 et le 17 juin 2019, le département de la Gironde a initialement admis la résidente concernée à l'aide sociale et par voie de conséquence à verser les frais d'hébergement à la requérante ce qui a constitué une avance. Toutefois, le département ne fait pas valoir et les pièces du dossier ne l'établissent pas que cette admission aurait été accordée sur le fondement de déclarations incomplètes ou erronées que l'établissement lui aurait communiquées. Dans ces conditions, il ne pouvait engager à l'encontre de l'établissement Latour du Pin l'action en litige sur le fondement de l'article R . 131-4 du code de l'action sociale et des familles.

9. En deuxième lieu, en admettant que l'action en récupération du département était fondée sur l'article L. 132-8 du code de l'action sociale et des familles, une telle action ne pouvait être engagée qu'à l'encontre des personnes limitativement énumérées dont l'Ephad Latour du Pin ne fait pas partie. Si le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Bordeaux a, par une décision du 14 octobre 2019 mis à la charge des obligés alimentaires une somme de 911 euros par mois à compter du 3 juillet 2018 et celle de 45 653, 97 euros pour la période antérieure, cette décision ne saurait être regardée comme de nature à répondre aux conditions d'application posées par l'article L. 131-8 du code de l'action sociale et des familles précité, notamment celle du bénéficiaire revenu à meilleure fortune.

10. Par ailleurs, en application des dispositions de l'article L. 132-7 du code de l'action sociale et des familles, il appartient au département, en cas de carence de l'intéressée à saisir l'autorité judiciaire malgré la défaillance d'un ou de plusieurs de ses obligés alimentaires à faire connaître le montant de l'aide qu'il peut lui allouer, de saisir lui-même l'autorité judiciaire en son lieu et place, pour obtenir la fixation de leur dette alimentaire et l'obligation au versement de son montant. En effet le département, à la différence du postulant à l'aide alimentaire, est en mesure de s'assurer qu'il récupèrera les sommes qu'il avancerait, le cas échéant, à tout ou partie d'éventuels obligés alimentaires défaillants, par le biais de la prise en charge provisoire de sommes dues par eux à compter de la date d'effet de la décision de l'autorité judiciaire leur enjoignant de procéder au paiement de la dette alimentaire, Or, il résulte de la décision précitée du juge aux affaires familiales que c'est l'établissement pour personnes âgées dépendantes qui a présenté une demande à l'encontre des obligés alimentaires aux fins de voir fixer le montant de la dette alimentaire de chacun d'eux envers leur mère et leur grand-mère.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que le requérant est fondé à demander l'annulation de la décision du 8 avril 2021 rejetant la contestation de sa créance.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Les conclusions du requérant tendant à ordonner au conseil départemental de la Gironde de cesser toute démarche de recouvrement n'entrent pas dans les prévisions des articles du code précité. Dès lors, elles sont irrecevables.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'établissement pour personnes âgées dépendantes La Tour du Pin, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le département de la Gironde demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du département de la Gironde une somme de 1 200 euros à verser à l'établissement pour personnes âgées dépendantes La Tour du Pin,

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 8 avril 2021 est annulée.

Article 2 : Les conclusions à fin d'injonction sont rejetées.

Article 3 : Le département de la Gironde versera à l'établissement pour personnes âgées dépendantes La Tour du Pin la somme de 1200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'établissement pour personnes âgées dépendantes La Tour du Pin et au conseil départemental de la Gironde.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.

La magistrate désignée,

P. B La greffière,

C. AHIN

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions