LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2103377

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2103377

mercredi 10 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2103377
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCASTERA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juillet 2021, M. B C et Mme A D, représentés par Me Castéra, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 12 mai 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Front-sur-Lémance a approuvé le plan d'alignement du sentier de Bonaguil ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Front-sur-Lémance la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- il résulte du plan cadastral et de la convention signée avec la communauté de communes Fumel-Vallée du Lot qu'ils sont propriétaires d'une bande de terrain de 62 m2 incluse à tort dans le périmètre du domaine public par la procédure d'alignement ;

- la décision attaquée est entachée d'un détournement de procédure en ce qu'elle vise à éviter à la commune la mise en œuvre d'une procédure d'expropriation ;

- le plan d'alignement porte une atteinte excessive à leur droit de propriété dès lors qu'il n'est pas justifié par un intérêt général.

Par un mémoire enregistré le 28 juillet 2021, complété d'une pièce le 21 avril 2023, la commune de Saint-Front-sur-Lémance, représentée par son maire en exercice et ayant pour avocat Me Tandonnet, conclut au rejet de la requête et à ce que M. et Mme C lui versent la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 30 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er décembre 2021.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pouget, président,

- les conclusions de M. Vaquero, rapporteur public.

- les observations de Me Castéra, représentant les requérants,

- et les observations de Me Tandonnet, représentant la commune de Saint-Front-sur-Lémance.

Considérant ce qui suit :

1. M. C et Mme D sont propriétaires de deux parcelles cadastrées section D n° 304 et n° 535 dans le hameau de Bonaguil, sur la commune de Saint-Front-sur-Lémance. Le conseil municipal de la commune a, par une délibération du 12 mai 2021, approuvé un plan d'alignement du sentier de Bonaguil, au centre du hameau éponyme, déterminant la limite du domaine public routier au droit des propriétés riveraines, sur le fondement de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière. M. C et Mme D, qui se plaignent de ce que le plan d'alignement incorpore au domaine public communal une portion des parcelles leur appartenant, demandent l'annulation de cette délibération.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière : " L'alignement est la détermination par l'autorité administrative de la limite du domaine public routier au droit des propriétés riveraines. Il est fixé soit par un plan d'alignement, soit par un alignement individuel. / Le plan d'alignement, auquel est joint un plan parcellaire, détermine après enquête publique ouverte par l'autorité exécutive de la collectivité territoriale ou de l'établissement public de coopération intercommunale, propriétaire de la voie, et organisée conformément aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration la limite entre voie publique et propriétés riveraines. / L'alignement individuel est délivré au propriétaire conformément au plan d'alignement s'il en existe un. En l'absence d'un tel plan, il constate la limite de la voie publique au droit de la propriété riveraine ". Aux termes de l'article L. 112-2 du même code : " La publication d'un plan d'alignement attribue de plein droit à la collectivité propriétaire de la voie publique le sol des propriétés non bâties dans les limites qu'il détermine. - Le sol des propriétés bâties à la date de publication du plan d'alignement est attribué à la collectivité propriétaire de la voie dès la destruction du bâtiment. - Lors du transfert de propriété, l'indemnité est, à défaut d'accord amiable, fixée et payée comme en matière d'expropriation ". La procédure d'alignement prévue par l'article L. 112-1 du code de la voirie routière en vue de procéder aux élargissements ou redressements des voies communales ne saurait légalement s'appliquer à des modifications qui comportent une emprise importante sur les terrains privés bordant la voie publique.

3. M. C et Mme D soutiennent qu'une bande de terrain de 62 m2, au pied de leur maison riveraine du sentier de Bonaguil, a été irrégulièrement incorporée au domaine public de la commune de Saint-Front-sur-Lémance par le plan d'alignement adopté le 12 mai 2021 en vue de travaux de réaménagement de cette voie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport du commissaire enquêteur ainsi que des clichés photographiques produits que, sans au demeurant que ce soit sérieusement contesté, le sentier de Bonaguil est une voie publique ouverte à la circulation qui permet l'accès au château de Bonaguil et qui, passant au pied même de la façade de la maison des requérants implantée sur la parcelle cadastrée section D n° 535, a toujours été affectée à l'usage du public sur toute sa largeur. Si M. C et Mme D produisent à l'appui de leurs allégations une copie du plan cadastral de la commune incluant la bande de terrain litigieuse dans leurs parcelles, ce document, dont il ressort manifestement des pièces du dossier qu'il est imprécis et ne correspond pas à la réalité des lieux, est un document fiscal dépourvu de force probante pour la détermination des droits de propriété. La circonstance que la communauté de communes Fumel Vallée-du-Lot a conclu avec M. C et Mme D une convention pour la réalisation des travaux d'aménagement qui évoque un droit de propriété des requérants sur une partie de la parcelle D 535 située dans l'emprise de ces travaux ne saurait davantage valoir reconnaissance formelle de propriété ni emporter déclassement du domaine public communal. En outre l'acte notarié d'acquisition de propriété qu'ils produisent ne comporte aucune mention déterminante, étant établi notamment sous réserve d'éventuelles erreurs cadastrales. Dès lors, le plan d'alignement adopté par la délibération litigieuse ne peut être regardé comme incorporant une portion de la propriété privée des requérants au domaine public communal. Par suite, le moyen tiré d'un détournement de procédure tenant à ce que la procédure d'alignement aurait eu pour but d'éviter à la commune la mise en œuvre d'une procédure de cession amiable ou d'expropriation doit être écarté.

4. Si M. C et Mme D soutiennent que le plan d'alignement porte une atteinte excessive à leur droit de propriété sans qu'il soit justifié par la commune d'un motif d'intérêt général, ce moyen ne peut qu'être en tout état de cause écarté pour les motifs précédemment énoncés.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C et Mme D tendant à l'annulation de la délibération du 12 mai 2021 doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

6. La commune de Saint-Front-sur-Lémance n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions des requérants fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Il y lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune sur le fondement des mêmes dispositions et de mettre à ce titre une somme de 1 500 euros à la charge de M. C et Mme D.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. C et Mme D est rejetée.

Article 2 : M. C et Mme D verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Front-sur-Lémance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme D et à la commune de Saint-Front-sur-Lémance.

Délibéré après l'audience du 26 avril 2023 à laquelle siégeaient :

M. Pouget, président,

M. Josserand, conseiller,

M. Frézet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mai 2023.

Le président rapporteur,

L. POUGET

L'assesseur le plus ancien,

L. JOSSERAND

La greffière,

M-A. PRADAL

La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions