jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2103671 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BALTAZAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 juillet 2021 et 13 juillet 2022, M. A D, représenté par Me Marie-Christine Baltazar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 mai 2021 par laquelle le président du département de la Gironde a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre au département de la Gironde de faire droit à sa demande, ou à défaut de la réexaminer dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du département de la Gironde une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de la décision n'est pas compétent, en l'absence de délégation de signature régulièrement publiée ;
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il est victime de trois types d'attaques justifiant l'octroi de la protection fonctionnelle : diffamation, harcèlement moral et déloyauté de son employeur.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2022, le département de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 13 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 1er septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bongrain,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- les observations de Me Lagarde et de M. D,
- et celles de Mme B, représentant le département de la Gironde.
Une note en délibéré présentée par le département de la Gironde a été enregistrée le 17 mai 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D a été recruté en 2013 par le département de la Gironde en qualité de chef du pôle d'atelier de maintenance de proximité d'Arlac (Gironde). Il a fait l'objet de plusieurs mesures de suspension les 2 février, 2 juin, 30 juin et 16 juillet 2021. Par courriers des 16 et 22 mars 2021, l'intéressé a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle. Par une décision du 20 mai 2021, dont M. D demande l'annulation, le président du département de la Gironde a refusé de faire droit à sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté n°2019.1236.ARR du 16 septembre 2019 publié le jour même au recueil des actes administratifs départemental, le président du département de la Gironde a donné délégation de signature à M. C E, directeur général des services départementaux, à l'effet de signer les décisions de la nature de celle en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision en litige, qui cite les dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, expose que M. D a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle à la suite de la mesure de suspension dont il a fait l'objet et fait grief au département d'avoir recouru à un huissier de justice dans le cadre de l'enquête administrative. Le président du département précise également que le recours à un huissier était justifié par les besoins de l'enquête administrative et que la protection fonctionnelle ne saurait être accordée dans la relation entre l'autorité territoriale et son agent, notamment dans l'hypothèse d'une suspension, pour conclure que l'intéressé ne remplit pas les conditions pour se voir octroyer le bénéfice de la protection fonctionnelle. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " I.-A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. / II.- Sauf en cas de faute personnelle détachable de l'exercice de ses fonctions, la responsabilité civile du fonctionnaire ne peut être engagée par un tiers devant les juridictions judiciaires pour une faute commise dans l'exercice de ses fonctions () IV .-La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. / Lorsqu'elle est informée, par quelque moyen que ce soit, de l'existence d'un risque manifeste d'atteinte grave à l'intégrité physique du fonctionnaire, la collectivité publique prend, sans délai et à titre conservatoire, les mesures d'urgence de nature à faire cesser ce risque et à prévenir la réalisation ou l'aggravation des dommages directement causés par ces faits. Ces mesures sont mises en œuvre pendant la durée strictement nécessaire à la cessation du risque. / V.- La protection peut être accordée, sur leur demande, au conjoint, au concubin, au partenaire lié par un pacte civil de solidarité au fonctionnaire, à ses enfants et à ses ascendants directs pour les instances civiles ou pénales qu'ils engagent contre les auteurs d'atteintes volontaires à l'intégrité de la personne dont ils sont eux-mêmes victimes du fait des fonctions exercées par le fonctionnaire () ".
6. L'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 établit à la charge de la collectivité publique et au profit des agents publics, lorsqu'ils ont été victimes d'attaques à raison de leurs fonctions, sans qu'une faute personnelle puisse leur être imputée, une obligation de protection à laquelle il ne peut être dérogé, sous le contrôle du juge, que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles le fonctionnaire ou l'agent public est exposé, notamment en cas de diffamation, mais aussi de lui assurer une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances. Si la protection fonctionnelle résultant d'un principe général du droit n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
7. M. D soutient que le président du département de la Gironde a entaché sa décision d'erreur d'appréciation dès lors qu'il fait l'objet de diffamation, est victime de harcèlement moral et d'un comportement déloyal de la part de son employeur.
8. En ce qui concerne la diffamation dont M. D estime être l'objet, celui-ci précise qu'il est accusé, à tort, d'avoir détourné du matériel dans le service pour le proposer en location, ce qui constitue une faute personnelle. Il ressort des pièces du dossier, qu'alerté par des agents de possibles faits de détournement de matériel, le responsable du patrimoine a reçu M. D lors d'un entretien le 2 février 2021. A la suite de cet entretien, l'intéressé a été suspendu afin de permettre le déroulement d'une enquête administrative. Ainsi que le soutient le requérant, cette enquête a conclu à l'absence d'éléments permettant d'établir le détournement de biens suspecté. Dans ces conditions, M. D n'a pas été diffamé et ne pouvait ainsi se voir octroyer la protection fonctionnelle à raison de cette attaque, au surplus relative à une faute personnelle.
9. En ce qui concerne le harcèlement moral, il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de tels faits, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
10. M. D soutient être victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral dès lors que la procédure au cours de laquelle il a été décidé de sa suspension du 2 février au 27 avril 2021 témoigne de la volonté de sa hiérarchie de lui nuire, ses conditions de travail se sont dégradées à compter du 27 avril 2021, aucune faute ne justifie sa suspension le 2 juin 2021, il a été diffamé et son état de santé s'est dégradé.
11. S'agissant de la suspension du 2 février au 27 avril 2021, l'intéressé précise que l'entretien qui s'est déroulé le 2 février 2021 était particulièrement brutal, qu'il a été porté atteinte à sa vie privée et que l'enquête administrative a été poussée au-delà de ce qui était raisonnable alors qu'il avait démontré son innocence. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte-rendu de l'entretien du 2 février 2021 que celui-ci s'est déroulé dans des conditions normales et qu'aucune des questions posées n'était particulièrement brutale contrairement à ce que soutient le requérant. Ce-dernier ayant affirmé au cours de ce même entretien disposer des factures des outils qu'il mettait en location de manière non déclarée, l'autorité administrative l'a simplement invité à les produire et a proposé de l'accompagner à son domicile. La mission confiée aux deux enquêtrices, consistant à s'assurer de la véracité des informations et de la situation portée à la connaissance de l'autorité territoriale et à faire ressortir les différentes problématiques et leurs importances relatives conduisant à une analyse globale et circonstanciée de la situation n'apparaît pas critiquable. Le rapport d'enquête précise ainsi que l'intéressé exerçait une activité de location de matériel de bricolage sans pour autant bénéficier d'une autorisation de cumul d'activités. Contrairement à ce que soutient M. D, en produisant les factures de trois outils sur les quinze mis en location il n'avait pas démontré son innocence le 9 mars 2021. Enfin, dans le prolongement de l'entretien du 2 février 2021, une vérification des déplacements de l'intéressé a été engagée. Dans ces conditions, les vérifications menées par le département n'excèdent pas le cadre normal d'une enquête administrative.
12. S'agissant de la dégradation des conditions de travail de M. D depuis le 27 avril 2021, l'intéressé expose avoir été placé sous surveillance, s'être vu interdire de se rendre sur le site de Bersol et être privé d'autonomie, notamment depuis la mise en place d'une nouvelle procédure de validation des commandes. Toutefois, l'intéressé ne précise pas suffisamment ses allégations, tant s'agissant de la surveillance dont il ferait l'objet que de l'interdiction qui lui serait faite de se rendre sur le site de Bersol, sur lequel il n'est au demeurant pas affecté. Si l'intéressé produit un courrier électronique du 31 mai 2021 par lequel son supérieur hiérarchique lui demande de ne pas intervenir dans une réunion de chantier, celui-ci est postérieur à la décision en litige et, en l'absence de toute précision, n'apparaît pas de nature à révéler un état de fait antérieur.
13. S'agissant de la mesure de suspension du 2 juin 2021, celle-ci est postérieure à l'édiction de la décision en litige. Si M. D soutient que cette mesure a été prise en l'absence de toute faute de sa part, le département de la Gironde précise dans ses écritures en défense que M. D est suspecté d'avoir jeté à la benne des matériaux appartenant au département, a levé la confidentialité d'un audit et a tenu des propos sexistes à l'égard des deux enquêtrices, ce qu'il ne conteste pas.
14. S'agissant de la diffamation, il résulte de ce qui a été dit au point 8 que M. D n'a pas fait l'objet d'une telle attaque.
15. Enfin, s'agissant de la dégradation de l'état de santé de M. D, il ne ressort pas des pièces du dossier que les arrêts de travail dont il a bénéficié présenteraient un lien avec le milieu professionnel dans lequel l'intéressé évolue.
16. Il résulte de ce qui précède que les agissements invoqués par M. D ne caractérisent pas une situation de harcèlement moral.
17. En ce qui concerne le comportement déloyal du département de la Gironde, à supposer qu'il puisse être regardé comme une attaque, il résulte notamment de ce qui a été dit aux points 8 et 11 que celui-ci s'est borné à mettre en œuvre une enquête administrative afin de vérifier la véracité des signalements de détournement de matériel réceptionnés. Ainsi, l'entretien du 2 février 2021 ne révèle ni une tentative d'intimidation, ni une méconnaissance de la présomption d'innocence ou encore une atteinte à la vie privée de M. D. Aucun huissier ne s'est d'ailleurs rendu au domicile du requérant, à qui seules des explications ont été demandées sur les curieuses similitudes relevées entre les nombreux outils mis en location de manière non déclarée et le matériel détenu par le département. Enfin, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le département aurait tenté de provoquer une faute de la part de M. D.
18. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 17, qu'en refusant d'accorder à M. D l'octroi de la protection fonctionnelle, le président du département de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 20 mai 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
21. Les dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. D soit mise à la charge du département de la Gironde, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au département de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
Le rapporteur,
A. BONGRAIN
La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026