LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2104707

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2104707

lundi 6 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2104707
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL AEDIFICO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2021, M. B A, représenté par la selarl d'avocats Aedifico, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision expresse du président de la communauté de communes du Pays de Fénelon, datée du 19 août 2021, rejetant son recours gracieux, notifié le 25 juin 2021, sollicitant l'abrogation du plan local d'urbanisme de Calviac-en-Périgord en tant qu'il classe la parcelle A 1563 en zone A ;

2°) d'enjoindre au président de la communauté de communes du PaysdeFénelon de réunir le conseil communautaire afin de modifier le plan local d'urbanisme en tant qu'il classe ladite parcelle en zone A, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre la charge de la communauté de communes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme ;

- le classement en zone agricole apparaît incohérent avec l'orientation n°1 du projet d'aménagement et de développement durables préconisant, au regard des axes qu'il définit, l'urbanisation du terrain.

La communauté de communes du Pays de Fénelon, à qui la requête a été dûment communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Delvolvé, président-rapporteur ;

- les conclusions de M. Dufour, rapporteur public ;

- et les observations de Me Achou-Lepage, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est propriétaire d'un terrain, parcelle cadastrée A 1563, lieu-dit Campagnole, à Calviac-en-Périgord (24) d'une superficie de 3 340 m². Cette parcelle était anciennement classée en zone NB du plan d'occupation des sols (POS), approuvé le 20 novembre 1986 par le conseil municipal de Calviac et identifié au titre des surfaces constructibles au POS. Par une délibération du 28 novembre 2019, le conseil communautaire du Pays de Fénelon a approuvé le plan local d'urbanisme de cette commune, classant la parcelle en litige en zone A. En application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, M. A a demandé au président de la communauté de communes du Pays de Fénelon, l'abrogation de la délibération du 28 novembre 2019 en tant qu'elle procède à ce classement. Par une décision du 19 août 2021, dont M. A demande l'annulation, le président de la communauté de communes du Pays de Fénelon a rejeté sa demande.

Sur la légalité de la décision attaquée :

En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation du classement en zone A :

2. Aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. " Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par ce plan local d'urbanisme, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation sur ces différents points peut toutefois être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

3. En l'espèce, la parcelle du requérant a été classée en zone A, laquelle zone répond aux caractéristiques ainsi définis par le plan de présentation du plan local d'urbanisme (PLU) : " La zone A comprend des terrains peu équipés supportant une activité agricole qu'il convient de protéger pour garantir l'avenir des exploitations agricoles, en raison de leur potentiel agronomique, biologique ou économique. / L'enjeu de ce classement est la protection des espaces agricoles identifiés et leur développement en fonction de l'évolution des exploitations agricoles recensées () Objectif du classement en zone A : Il s'agit de maintenir et de favoriser le développement des espaces agricoles. () "

4. Le requérant soutient que la parcelle A 1563 était préalablement classée au POS en zone constructible, qu'elle est de forme rectangulaire dont le petit côté ne dépasse pas 25 mètres, ce qui la rendrait impropre à un usage agricole, et voisine de part et d'autre des grands côtés de deux parcelles bâties, qu'elle n'a pas été identifiée comme étant à usage agricole par le rapport de présentation du PLU et qu'elle a fait l'objet d'une autorisation d'accès sur la voie publique le 10 décembre 2019.

5. Cependant, il ressort des pièces du dossier que les caractéristiques géographiques de la parcelle, dont sa supposée étroitesse, qui est, au demeurant non bâtie, ne sont pas incompatibles avec une activité agricole. Par ailleurs, le registre parcellaire graphique 2018 identifie bien les terrains au nord de la parcelle comme ayant fait une déclaration au titre de la Politique Agricole Commune (PAC), et la parcelle A 1563 en cause, est, en l'état du zonage, comprise dans une vaste zone agricole.

6. De plus, ni le rapport de présentation du PLU, ni le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) n'incluent les constructions à usage d'habitation entourant la parcelle de M. A comme faisant partie d'un hameau ou même d'un pôle d'habitat secondaire, qualifiant la zone de " secteur d'habitat plus isolé ". Si le bourg n'est qu'à quelques centaines de mètres de ces maisons, il n'existe pas de rupture claire d'urbanisation avec celui-ci.

7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne l'incohérence du classement en zone A avec les objectifs du PADD :

8. Aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article L. 151-5 du même code : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; () ". Aux termes de l'article L. 151-4 du même code : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. () ".

9. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte-tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte-tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

10. Le requérant soutient que le classement de sa parcelle en zone agricole est en incohérence avec les orientations politiques 1 et 3 du PADD joint au PLU de Calviac-en-Périgord. L'orientation politique 1 prévoit d'" équilibrer le développement urbain entre le bourg et les hameaux " et préconise à ce titre de " Permettre et de densifier de manière mesurée les hameaux selon les capacités et contraintes des sites () et de respecter l'enveloppe des hameaux " et " Définir les limites urbaines du bourg et des hameaux (Braulen Haut, Braulen Bas, Le Bussou, Le Monteil/La Rivière, Grelaud, Campagnolles, Le Gard, Le Mas, L'Oeil La Garde, Le Pouget, Paponnie, Pech Barat, Combe Nègre et Le Bout de la Côte) de manière à remplir les " dents creuses ". L'orientation politique 3 vise à " valoriser le cadre de vie et l'environnement comme atouts " en permettant " de préserver les espaces et la vie agricole " et à ce titre de : " - Reconnaître l'activité agricole existante : sièges et bâtis d'exploitation, bâtiments d'élevage notamment sur la plaine de Braulen et sur les terrasses de la vallée alluviale de la Dordogne,/ - Limiter l'extension des zones urbaines dans les espaces agricoles : protection du paysage des coteaux et de la vallée agricole, / - Permettre une reconnaissance de bâtiments existants en secteurs à dominante agricole leur permettant des évolutions par changement de destination, sans compromettre l'activité agricole. " La décision attaquée est, quant à elle, motivée par la recherche du respect de la partie de l'orientation politique 3 consacrée à la mise en valeur du patrimoine naturel et paysager conduisant à " repérer des " respirations vertes " dans le tissu urbain, entre le Bourg et les hameaux de la vallée ".

11. Ainsi qu'il a été dit au point 6, il ne ressort pas des pièces du dossier que la parcelle en litige fasse partie d'un hameau. De plus, contrairement à ce que soutient le requérant, ladite parcelle ne saurait constituer une " dent creuse " compte-tenu du fait que les habitations qui l'entourent, construites le long de la route du champ de l'eau, et au nombre de sept, sont disposées de façon clairsemée au sein d'une vaste zone agricole. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il existerait une incohérence entre le classement de la parcelle en zone agricole et les orientations du PADD décrites au point 10.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes du Pays de Fénelon.

Délibéré après l'audience du 20 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Delvolvé, président-rapporteur,

Mme Mounic, première conseillère,

Mme Passerieux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.

La première assesseure,

S. MOUNIC

Le président-rapporteur,

Ph. DELVOLVÉ

Le greffier,

A. PONTACQ

La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions