lundi 31 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2105129 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BALTAZAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2021, Mme A B, représentée par Me Baltazar, avocate, demande au tribunal d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, l'exécution du jugement n° 1900374 du 20 octobre 2020 par lequel le tribunal a annulé la décision du 28 novembre 2018 du maire de Bordeaux et a enjoint à ce dernier de réexaminer la demande de Mme B tendant au bénéfice du tarif préférentiel de stationnement réservé à certains professionnels dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Par une ordonnance du 4 octobre 2021, la présidente du tribunal a ordonné l'ouverture de la phase juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement rendu le 20 octobre 2020, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire du 7 octobre 2022, la commune de Bordeaux conclut au non-lieu à statuer dans la mesure où la révision du règlement de stationnement payant est intervenue le 13 juillet 2021 en élargissant le nombre des professions pouvant bénéficier du tarif préférentiel de stationnement, et notamment les avocats et que Mme B a pu en bénéficier.
Un mémoire, enregistré le 14 octobre 2022, après la clôture automatique de l'instruction, présenté par la commune de Bordeaux n'a pas été communiqué.
Vu :
- le jugement n°1901378 rendu le 20 octobre 2020 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delvolvé, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Passerieux, rapporteure publique,
- et les observations de Me Baltazar, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement (), la partie intéressée peut demander au tribunal administratif () qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution () Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ". Lorsque le tribunal administratif est saisi d'une demande d'exécution d'une décision juridictionnelle sur le fondement de ces dispositions, il lui appartient de statuer sur cette demande en tenant compte de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.
2. Par jugement en date du 20 octobre 2020 le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 28 novembre 2018 du maire de Bordeaux et lui a enjoint de réexaminer la demande de Mme B tendant au bénéfice du tarif préférentiel de stationnement réservé à certains professionnels dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
3. Le maire de Bordeaux, bien qu'il affirme le contraire, ne justifie nullement avoir procédé, tel qu'il lui était enjoint dans le dispositif du jugement n° 1900374 du 20 octobre 2020, au réexamen de la situation de la requérante et ainsi avoir pris les mesures propres à assurer l'exécution effective et complète de ce jugement.
4. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au maire de Bordeaux de statuer, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard au-delà de ce délai, par une décision expresse sur la demande de Mme B, en demandant à cette dernière, si besoin était, de lui transmettre les informations nécessaires à l'actualisation de sa demande.
D E C I D E :
Article 1er : Il est enjoint au maire de Bordeaux de réexaminer la demande de Mme B tendant au bénéfice du tarif préférentiel de stationnement réservé à certains professionnels dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 2 : Une astreinte de 50 euros par jour est prononcée à l'encontre du maire de Bordeaux s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 1er ci-dessus.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président-rapporteur,
Mme Molina-Andréo, première conseillère,
M. Naud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2022.
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
B. MOLINA-ANDREO
Le président-rapporteur,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026