vendredi 13 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2106604 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BALLADE LARROUY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 décembre 2021 et 22 juin 2022, M. A B, représenté par Me Ballade, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba a refusé de lui délivrer un permis de construire relatif à un changement de destination d'une ancienne bâtisse en pierre en habitation avec reconstruction d'une partie démolie, sur un terrain situé au lieu-dit " Giget ", parcelles cadastrées section B n° 866 et 880 ;
2°) d'enjoindre au maire de Saint-Antoine-de-Ficalba de réexaminer sa demande de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il ne permet pas d'identifier clairement l'auteur de l'acte ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que l'avis du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) n'a pas été recueilli, en méconnaissance de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;
- le projet litigieux doit être regardé, non comme une opération de démolition-reconstruction d'une construction nouvelle, mais comme la réhabilitation d'une grange et le changement de destination d'une ancienne bâtisse agricole ;
- il est conforme aux dispositions de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable en zone A ;
- il ne crée aucun risque quant à la sécurité incendie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2022, la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba, représentée par Me Ferrant, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Passerieux, rapporteure,
- les conclusions de Mme Patard, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guillout, substituant Me Ferrant, représentant la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba.
Considérant ce qui suit :
1. Le 05 janvier 2021, M. B a déposé une demande de permis de construire en vue du changement de destination d'une ancienne bâtisse, de la reconstruction d'une partie démolie de cette bâtisse et de la construction d'un garage, sur un terrain situé au lieu-dit " Giget ", parcelles cadastrées section B 866 et 880, sur le territoire de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba. Durant l'instruction de cette demande de permis de construire, le maire de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba a tout d'abord, le 10 février 2021, dressé un procès-verbal d'infraction à l'encontre de M. B en raison de la réalisation sans autorisation d'urbanisme de travaux sur le terrain en question situé en zone agricole du plan local d'urbanisme intercommunal, avant de décider, par arrêté en date du 24 février 2021, de mettre en demeure M. B d'interrompre immédiatement les travaux en cours de réalisation sans autorisation d'urbanisme sur ce terrain. Par arrêté en date du 1er mars 2021, le maire de Saint-Antoine-de-Ficalba a refusé de faire droit à la demande de permis de construire déposée par M. B le 5 janvier 2021. Le 11 juin 2021, M. B a déposé une nouvelle demande de permis de construire en vue du changement de destination d'une ancienne bâtisse agricole en pierre en habitation avec reconstruction d'une partie démolie, sur le même terrain. Par arrêté en date du 6 août 2021, le maire de Saint-Antoine-de-Ficalba a refusé de faire droit à cette demande. Le recours gracieux formé le 28 septembre 2021 par M. B à l'encontre de cet arrêté a été rejeté par le maire de Saint-Antoine-de-Ficalba le 11 octobre 2021. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté en date du 6 août 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ".
3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté comporte, sous la date du 6 août 2021, la signature manuscrite de son auteur. Si le tampon comportant l'indication " mairie de Saint-Antoine-de-Ficalba - 47 - Lot-et-Garonne " dissimule partiellement les nom, prénom et qualité de son signataire, ces dernières indications peuvent aisément être déchiffrées. Ces indications permettaient au destinataire de la décision d'identifier sans ambiguïté son auteur, à savoir le maire de Saint-Antoine-de-Ficalba, Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur. "
5. En l'espèce, d'une part, le requérant n'invoque aucune disposition législative ou réglementaire qui aurait été méconnue et qui aurait rendu nécessaire, en l'espèce, compte tenu de la nature du projet, la consultation du service départemental d'incendie (SDIS). D'autre part, si le maire de la commune ne justifie pas de la consultation du SDIS préalablement au refus opposé, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette omission, à supposer une telle formalité obligatoire, ait été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision. Elle n'a en outre privé l'intéressé d'aucune garantie dès lors que le refus de permis de construire en litige est fondé à titre principal et déterminant sur la méconnaissance des dispositions applicables en zone agricole du plan local d'urbanisme intercommunal. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées, qui posent un principe général de consultation d'organismes intéressés par un projet, doit être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes du chapitre 9 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Grand Villeneuvois, relatif aux dispositions applicables aux zones A et Ap : " Les zones A et Ap sont des zones de protection de secteurs agricoles, équipés ou non, en raison de leur potentiel agronomique, biologique ou économique pour l'exploitation agricole, et afin de préserver des paysages ruraux caractéristiques du territoire. / Ces zones agricoles englobent également le bâti non agricole existant, de façon isolée ou en petits ensembles diffus. / Ces zones se distinguent comme suit : / ' La zone A couvre les espaces protégés pour l'exploitation et les implantations agricoles. / ' La zone Ap couvre les espaces protégés pour l'exploitation et les implantations agricoles, et bénéficiant d'une protection particulière de la qualité des paysages agricoles ". Aux termes de l'article 1.1 du règlement des zones A et Ap du PLUi, relatif aux destinations et sous-destinations interdites, admises ou soumises à conditions : " Les destinations et sous-destinations interdites, admises avec limitations, ou admises sans limitations sont définies dans le tableau suivant. / Les constructions nouvelles, ainsi que les extensions et changements de destination des constructions existantes pour une destination ou une sous-destination contraire à la vocation de la zone, tel que précisé dans le tableau suivant, sont interdites. / Dans le cas de destinations ou sous-destinations admises avec limitations, les conditions applicables sont définies à l'alinéa 2 suivant du présent article. / () Destination : Habitation ; / Sous-destination [1] : Logement : Admise avec limitation ; / Sous destination [2] : Hébergement : Admise avec limitation ; () ". Aux termes de l'article 1.2 du règlement des zones A et Ap du PLUi, relatif aux conditions applicables aux destinations et sous-destinations, s'agissant de la destination " habitation " : " Seules sont admis : / - L'extension et l'aménagement des bâtiments d'habitation existants, ainsi que la construction, l'extension et l'aménagement des annexes liées à ces habitations, aux conditions suivantes : / - le projet ne doit pas compromettre l'activité agricole ou la qualité paysagère du site, / - l'extension des bâtiments principaux d'habitation sera limitée à 250 m² de surface de plancher totale sur l'unité foncière, et sera conforme aux limites d'emprise au sol et de hauteur prescrites aux articles 5.1 et 5.2 suivants, / - l'implantation, l'emprise au sol et la hauteur des annexes nouvelles ou faisant l'objet d'une extension seront conformes aux dispositions des articles 4.3, 5.1 et 5.2 suivants. / Ces conditions ne s'appliquent pas aux habitations nécessaires à l'exploitation agricole. / - La destination d'habitation dans le cadre des changements de destination de bâtiments existants prévus à l'article 3.1 suivant. ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable : " I.-Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut : () 2° Désigner, en dehors des secteurs mentionnés à l'article L. 151-13, les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime, et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. () ". Aux termes de l'article R. 151-35 du même code : " Dans les zones A et N, les documents graphiques du règlement font apparaître, s'il y a lieu, les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole, ou la qualité paysagère du site. ". Enfin, aux termes de l'article 3.1 du règlement des zones A et Ap du PLUi du Grand Villeneuvois, relatif aux secteurs et sites d'interdictions ou de conditions particulières indiqués aux documents graphiques : " () Type de secteur ou site : Sites de bâtiments pouvant changer de destination ; / Interdictions et conditions définies par le PLUi : Le changement de destination des constructions existantes est admis aux conditions suivantes : / - le bâtiment doit être désigné au Document graphique du règlement, / - la destination projetée doit être Habitation, Restauration, Activités de service où s'effectue l'accueil d'une clientèle, Hébergement hôtelier et touristique, Industrie, Entrepôt ou Bureau, / - le changement de destination ne doit pas compromettre l'activité agricole, ou la qualité paysagère du site environnant, / - dans le cas d'une destination Industrie, Entrepôt ou Bureau, celle-ci ne doit pas générer ou accroitre des nuisances pour leur environnement ou le voisinage, / - le changement de destination doit préserver les qualités architecturales du bâtiment, lorsque celui-ci constitue un élément caractéristique de l'architecture locale ancienne (telle qu'une grange), et mettre en œuvre des matériaux et techniques permettant de conserver ou de restituer ces qualités architecturales, / - La démolition-reconstruction des bâtiments désignés, dans l'optique de leur changement de destination, n'est pas autorisées. ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la bâtisse appartenant à M. B, à l'état de ruine, est un bâtiment agricole, de sorte qu'elle ne saurait être considérée comme un bâtiment d'habitation existant au sens de la première catégorie visée à l'article 1.2 précité du règlement des zones A et Ap du règlement du PLUi. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les auteurs du PLUi du Grand Villeneuvois ont décidé de faire usage de la faculté, offerte par le 2° du I de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme, de désigner les bâtiments situés en zone A ou N pouvant faire l'objet d'un changement de destination. Or, il ressort du plan 14 du document graphique du règlement du PLUi du Grand Villeneuvois, relatif à la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba, que le bâtiment agricole litigieux, dont M. B souhaite changer la destination à fin d'habitation, n'est pas désigné par le document graphique du règlement comme pouvant faire l'objet d'un tel changement de destination. A cet égard, l'arrêté contesté vise un courriel de la direction départementale des territoires - Service Territoires et développement - Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) en date du 12 juillet 2021 indiquant que le permis de construire litigieux ne sera pas présenté devant cette commission dès lors que la grange en question n'est pas répertoriée comme pouvant changer de destination. Par suite, c'est sans erreur de droit ni erreur d'appréciation que le maire de Saint-Antoine-de-Ficalba a rejeté la demande de permis de construire présentée par M. B au motif que son projet porte sur un bâtiment non repéré comme pouvant changer de destination au sens de l'article 3.1 du règlement des zones A et Ap du règlement du PLUi du Grand Villeneuvois et considéré qu'il ne respecte donc pas le règlement de cette zone.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. "
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la cartographie non contestée jointe aux écritures en défense de la commune, que le terrain d'assiette du projet est situé à plus de 700 mètres du premier dispositif de défense incendie, alors qu'en vertu de la note d'information du SDIS du Lot-et-Garonne relative à la notion accessibilité-distance entre le point d'eau et le risque, également produite en défense, une construction à usage d'habitation doit être située à une distance maximale de 400 mètres d'un point d'eau sous pression ou d'un point d'eau artificiel ou naturel. Par suite, en refusant de faire droit à la demande de permis de construire de M. B au motif que la sécurité incendie n'était pas assurée, le maire de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba n'a pas méconnu les dispositions précitées.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 août 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que réclame le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Antoine-de-Ficalba sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Saint-Antoine-de-Ficabia.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.
La rapporteure,
C. PASSERIEUX
Le président,
Ph. DELVOLVÉ
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2106604
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026