jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2200306 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | LASSORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 janvier 2022, M. A E, représenté par Me Lassort, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 janvier 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête, qui n'est pas tardive, est recevable ;
- la décision contestée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il n'a été destinataire que des pages 1, 3 et 4 de l'arrêté contesté ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il est le père d'un enfant français et justifie contribuer à son éducation et entretien depuis octobre 2020 ; il est son représentant légal ; il justifie également de sa communauté de vie avec sa compagne, mère de son fils ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est investi dans sa vie familiale et professionnelle ; il dispose de véritables liens personnels et familiaux en France dès lors qu'il vit avec sa compagne et ses deux enfants ainsi que leur fils ; de plus, il souhaite obtenir un emploi ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; la reconstitution du foyer au Nigéria est impossible, dès lors que son épouse, les deux enfants de cette dernière ainsi que leur fils sont de nationalité française ;
- pour les mêmes motifs, elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 mars 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. E a communiqué des pièces, enregistrées les 6 et 12 avril et 21 juin 2022, qui n'ont pas été communiquées.
Par une ordonnance du 11 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 12 avril 2022.
Par décision du 31 janvier 2022, M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- et les observations de Me Lassort, représentant M. E, présent,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A E ressortissant nigérian né le 23 juin 1990, déclare être entré en France le 26 mai 2018 muni d'un titre de séjour italien valable jusqu'au 5 juillet 2021. Il a déposé plusieurs demandes de titre de séjour les 5 octobre et 2 novembre 2020 et le 22 janvier 2021, lesquelles ont été considérées comme incomplètes, notamment en raison de l'absence de pièces relatives à son enfant mineur français, et n'ont pu faire l'objet d'une instruction de la part de la préfète de la Gironde. Il a sollicité le 11 février 2021 son admission au séjour sur le fondement des articles L.423-7, L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 juin 2021, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour. M. E a exercé un recours gracieux le 13 juillet 2021, lequel a été implicitement rejeté. Par un nouvel arrêté du 4 janvier 2022, la préfète de la Gironde a abrogé l'arrêté précité et a refusé de délivrer un titre de séjour à M. E. Ce dernier demande l'annulation de la décision du 4 janvier 2022 par laquelle la préfète a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, il ressort de l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 33-2021-177 du même jour, que M. H D, chef du bureau de l'admission au séjour des étrangers, disposait d'une délégation, en l'absence de M. B F, directeur des migrations et de l'intégration, lui permettant de signer les décisions dont relève le refus de séjour en litige au nom de la préfète de la Gironde. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F n'aurait pas été absent ou empêché le jour de la signature de l'acte contesté. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211 5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
4. La décision attaquée vise les textes dont elle fait application et notamment les articles L.423-7, L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondements de la demande de titre de séjour de M. E. Elle énonce de manière précise et circonstanciée les conditions d'entrée et de séjour en France de M. E ainsi que des éléments de sa situation personnelle et familiale depuis son entrée sur le territoire. En effet, elle indique notamment que M. E ne contribue pas à l'entretien et à l'éducation de son enfant, que le lien de filiation avec ce dernier, ne peut, en l'état, être regardé comme établi et que la reconnaissance de paternité est frauduleuse. En outre, la décision précise que sa situation personnelle et familiale ne répond pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels et qu'il ne justifie pas davantage de liens intenses et anciens en France, ni d'une intégration. Enfin, elle indique qu'il n'entre dans aucun cas d'attribution d'un titre de séjour de plein droit. Ainsi, la décision attaquée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, mentionne tant les motifs de droit que les éléments de fait caractérisant la situation du requérant sur lesquels la préfète de la Gironde s'est fondée pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de titre de séjour serait entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
6. Il ressort de l'arrêté attaqué que pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. E sur le fondement de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de la Gironde a estimé qu'il a reconnu l'enfant tardivement, qu'il ne justifie pas de manière probante de la participation à son entretien et éducation et que des incohérences significatives sont apparues dans ses déclarations ainsi que celles de Mme C, mère de l'enfant, lors d'entretiens réalisés par le référent fraude de la préfecture concernant leur relation, la naissance de l'enfant, le délai de reconnaissance et la participation à son entretien et éducation, ce qui laisse présager une reconnaissance frauduleuse de paternité et conclu que le lien de filiation entre l'enfant et le requérant ne peut être regardé comme établi.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. E a reconnu un enfant de nationalité française le 11 janvier 2021, soit près de dix-huit mois après sa naissance, le 16 août 2019, sans qu'il n'explique cette reconnaissance tardive alors qu'il indique, par ailleurs, être en couple et résider avec la mère de l'enfant depuis novembre 2018. En se bornant à produire des tickets de caisse inexploitables et deux attestations d'un médecin des 1er octobre 2020 et 13 juillet 2021 indiquant qu'il accompagne l'enfant à des consultations médicales, M. E n'établit pas qu'il contribuerait effectivement, depuis sa naissance ou au moins depuis deux ans, à son entretien et éducation, alors qu'il ne fait, au demeurant, pas état d'une situation particulière ou d'impécuniosité. Dès lors que M. E ne remplit pas les conditions pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français, la préfète de la Gironde n'a pas, en édictant l'arrêté attaqué, méconnu les dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. E soutient qu'il dispose de véritables liens personnels et familiaux en France dès lors qu'il vit avec sa compagne, les deux enfants de cette dernière ainsi que leur fils, qu'il souhaite obtenir un emploi et que la reconstitution du foyer au Nigéria est impossible, dès lors que son épouse, les deux enfants de cette dernière ainsi que leur fils sont de nationalité française. Toutefois, et au regard des motifs exposés précédemment, M. E ne saurait se prévaloir de la circonstance qu'il est père d'un enfant de nationalité française. Par ailleurs, par la seule production d'une facture d'énergie du 27 décembre 2020 à son nom et à celui de la mère de l'enfant à une adresse commune, d'une assurance responsabilité civile du 7 janvier 2021 et de l'allocation de prestations de la CAF pour le mois de février 2021, M. E ne justifie pas de l'ancienneté de la communauté de vie alléguée avec la mère de l'enfant. Si M. E produit également des échanges avec Pôle emploi des 28 avril et 14 juin 2021, ces éléments sont insuffisants pour caractériser une insertion professionnelle et une intégration particulière sur le territoire français. Enfin, la décision contestée portant refus de délivrance d'un titre de séjour, n'a pas pour effet de l'éloigner vers son pays d'origine, le Nigéria. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du droit d'asile doivent être écartés.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
11. Au regard des motifs exposés précédemment, l'admission au séjour de M. E ne peut être regardée comme répondant à des considérations humanitaires ou se justifiant au regard de motifs exceptionnels. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Au regard des motifs exposés précédemment, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté.
13. En dernier lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, M. E ne saurait utilement soutenir qu'il n'a été destinataire que des pages 1, 3 et 4 de l'arrêté contesté et en tout de cause, la préfète de la Gironde a produit, dans le cadre de la présente instance, l'arrêté contesté dans son intégralité. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 janvier 2022 de la préfète de la Gironde doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Me Gabriel Lassort et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 202La rapporteure
A. G
La présidente
F. MUNOZ-PAUZIÈS
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026