LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2200482

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2200482

jeudi 14 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2200482
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSELARL PIGEANNE ET LAPALUS-DIGNAC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Pigeanne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 novembre 2021 par laquelle la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers de l'université de Bordeaux lui a infligé un blâme ;

2°) de mettre à la charge de l'université de Bordeaux la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les faits reprochés ne sont pas établis ;

- la sanction est disproportionnée.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2022, l'université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Wohlschlegel,

- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,

- et les observations de M. C, représentant l'université de Bordeaux.

Considérant ce qui suit :

1. M. A était étudiant en sixième année de médecine lors de l'année universitaire 2020/2021. Le 10 juin 2021, alors qu'il était en stage d'externat dans le service des urgences pédiatriques du centre hospitalier universitaire de Bordeaux, il a pris en charge un jeune garçon âgé d'une douzaine d'années amené par sa famille d'accueil pour une plaie à la main. Il lui a été reproché d'avoir donné à ce garçon, qui était réticent à se laisser examiner, une tape sur l'arrière du crâne et de lui avoir dit, après une seconde tentative de soins infructueuse " puisque tu veux pas, t'as qu'à crever ". Il demande au tribunal d'annuler la décision du 16 novembre 2021 par laquelle la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers de l'université de Bordeaux lui a infligé un blâme.

2. Aux termes de l'article R. 811-11 du code de l'éducation : " Relève du régime disciplinaire prévu aux articles R. 811-10 à R. 811-42 tout usager de l'université lorsqu'il est auteur ou complice, notamment : () 2° De tout fait de nature à porter atteinte à l'ordre, au bon fonctionnement ou à la réputation de l'université. () ". Aux termes de l'article R. 811-36 du même code : " Les sanctions disciplinaires applicables aux usagers des établissements publics d'enseignement supérieur sont () : 1° L'avertissement ; 2° Le blâme ; 3° La mesure de responsabilisation définie au II ; 4° L'exclusion de l'établissement pour une durée maximum de cinq ans. Cette sanction peut être prononcée avec sursis si l'exclusion n'excède pas deux ans ; 5° L'exclusion définitive de l'établissement ; 6° L'exclusion de tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée maximum de cinq ans ; 7° L'exclusion définitive de tout établissement public d'enseignement supérieur. () ".

3. Il appartient au juge de rechercher si les faits reprochés constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

4. M. A soutient que la tape qu'il a infligée à son jeune patient le 10 juin 2021 était dénuée de toute intention violente de sa part et conteste les propos qui lui sont attribués en indiquant qu'aucune autre personne n'était présente dans la salle d'examen. Il fait également valoir les bonnes appréciations qu'il a reçues en matière de communication médecin/patient lors d'un précédent stage en pédiatrie accompli en 2020, son absence d'antécédents disciplinaires et le caractère complexe de la prise en charge de ce jeune patient, suivi dans un institut médico-éducatif, que deux autres établissements hospitaliers auraient refusé de prendre en charge.

5. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la commission de discipline ne s'est pas fondée sur les propos, qui étaient contestés, qu'il était reproché à M. A d'avoir tenus pour estimer que son comportement portait atteinte à l'ordre de l'établissement et lui infliger la sanction litigieuse, mais seulement sur la tape qu'il a donnée sur la tête de son patient. Il en ressort également que ce geste, que M. A a été invité à reproduire devant la commission de discipline, est apparu aux membres de celles-ci comme " un geste d'une intensité plus forte qu'une légère tape " ne pouvant en conséquence être perçu comme un encouragement. Un tel geste adopté à l'égard d'un jeune garçon blessé et souffrant, dont la difficulté de prise en charge n'est nullement caractérisée, est incompatible avec le comportement attendu de M. A et présente un caractère fautif. M. A n'est dès lors pas fondé à soutenir que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis et que la commission de discipline l'aurait sanctionné de manière disproportionnée en lui infligeant le blâme contesté.

6. Il s'ensuit que les conclusions par lesquelles M. A demande l'annulation de la décision de cette commission doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'université de Bordeaux.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Ferrari, président,

Mme Wohlschlegel, première conseillère et Mme Patard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.

La rapporteure,

E. WOHLSCHLEGEL

Le président,

D.FERRARI Le greffier,

Y. JAMEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°220048

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions