mercredi 22 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2200657 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ABADEL-BELHAIMER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 7 février et 16 mai 2022 et 10 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Abadel-Belhaimer, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 décembre 2021 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;
2°) d'annuler la décision par laquelle la préfète de la Gironde a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " et d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2021 par lequel elle a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours à compter de la notification du présent jugement, puis un titre de séjour d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
4°) ou à titre subsidiaire d'enjoindre à la préfète de la Gironde de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler ou de procéder à son admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un titre temporaire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation et en tout état de cause d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision implicite portant refus de titre de séjour :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation et en tout état de cause d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'arrêté du 21 septembre 2021 portant refus de titre de séjour :
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation et en tout état de cause d'une insuffisance de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
La préfète fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une ordonnance du 24 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 24 mai 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2022.
Par courrier du 5 janvier 2023 les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 janvier 2023, la présidente du tribunal a désigné M. Julien Dufour, premier conseiller, pour exercer temporairement les fonctions de rapporteur public en application de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- et les conclusions de M. Dufour, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant congolais, entré en France le 22 janvier 2015 et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur isolé, a bénéficié du renouvellement de son droit au séjour en qualité d'étudiant jusqu'au 24 novembre 2020. Il a sollicité le 12 octobre 2020, la délivrance d'un nouveau titre de séjour, non plus en qualité d'étudiant, mais au titre de la vie privée et familiale, sur le fondement du 7°) de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors en vigueur. Cette décision a été implicitement rejetée. Par un courriel en date du 5 janvier 2022, M. C a vu sa demande de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour rejetée et a été informé de la clôture de sa demande de titre. Par un arrêté du 21 septembre 2021, la préfète de Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour. Par la présente requête, M. C demande l'annulation des décisions de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, de rejet implicite de sa demande de titre de séjour ainsi que l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2021 par lequel la préfète a rejeté sa demande de titre.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () " et aux termes de l'article L. 431-3 : " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour, d'une attestation de demande d'asile ou d'une autorisation provisoire de séjour autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour. Sous réserve des exceptions prévues par la loi ou les règlements, ces documents n'autorisent pas leurs titulaires à exercer une activité professionnelle. " D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du même code : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
3. Ainsi qu'il a été dit au point 1, par courrier reçu en préfecture le 12 octobre 2020, M. C a sollicité un titre de séjour. Par suite du silence gardé par la préfète plus de quatre mois sur sa demande de titre de séjour, est née une décision implicite de rejet de cette demande, puis par l'arrêté du 21 septembre 2021, une décision expresse de rejet. Ainsi, dès lors que, à la date d'introduction de la requête, la préfète de la Gironde, ayant expressément rejeté sa demande de titre, n'avait aucune raison de délivrer à M. C un tel récepissé, les moyens tendant à son annulation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision implicite portant refus de titre de séjour :
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 21 septembre 2021 portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'a pas été régulièrement notifié à M. C, la présentation du pli le 23 septembre 2021 indiquant que le destinataire était inconnu à l'adresse. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet étaient recevables et doivent être regardées comme dirigées contre l'arrêté du 21 septembre 2021, qui s'est substitué à la décision implicite.
En ce qui concerne l'arrêté du 21 septembre 2021 portant refus de titre de séjour :
5. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. D'une part, l'arrêté attaqué vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la charte européenne des droits fondamentaux, la convention de Schengen ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23. D'autre part, l'arrêté attaqué mentionne que la délivrance du titre est refusée au motif que le requérant ne démontre pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés, familiaux et sociaux en France du fait notamment qu'il ne justifie pas d'un emploi stable, qu'il n'a pas obtenu son baccalauréat professionnel " maintenance des équipements industriels " et qu'il ne démontre pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son fils mineur. Dès lors la préfète a suffisamment énoncé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté comme manquant en fait.
7. Il ressort de la motivation de l'arrêté contesté que la préfète de la Gironde a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de la requérante. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen sérieux.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et liberté d'autrui ".
9. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. ( ) ".
10. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C, arrivé en France à l'âge de seize ans et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance de 2015 à 2018 réside régulièrement en France depuis six ans à la date de la décision attaquée. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C a accompli ses études secondaires en France et a obtenu en 2017 un certificat d'aptitude professionnelle " préparation et réalisation d'ouvrage électriques ". Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait obtenu son baccalauréat professionnel " maintenance des équipements industriels " initié en alternance en 2017, et si le requérant a travaillé depuis 2019 d'abord à la SNCF dans le cadre d'un contrat d'alternance puis en tant qu'électricien intérimaire auprès de la société Adequat, sa situation professionnelle reste précaire. Il est également père d'un enfant mineur, né en France le 15 avril 2019 et vivant en France avec sa mère en situation irrégulière, que le requérant ne conteste pas. Cependant les justificatifs fournis composés de quelques billets de train pour Belfort, où vit l'enfant, de deux virements bancaires à la mère et de trois tickets de caisse, ne sont pas suffisants pour établir qu'il contribue régulièrement à son entretien et son éducation. L'intéressé ne justifie pas ainsi d'une intégration suffisante dans la société française et de l'intensité de ses liens personnels en France. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " la préfète de la Gironde n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et par les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte disproportionnée au regard des motifs de ce refus. Pour les mêmes motifs, l'arrêté de la préfète n'est pas entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle du requérant.
11. Aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer dans le pays d'origine du requérant. La non-délivrance de titre n'a pas pour effet de priver le requérant de relations avec son enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de la Gironde du 21 septembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de M. C, n'appelle aucune mesure d'exécution. Ses conclusions aux fins d'injonction ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
15. L'Etat n'étant pas la partie perdante, les dispositions tendant à l'application combinée de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2023.
La rapporteure,
S. B Le président,
Ph. DELVOLVÉ
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026