LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2200930

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2200930

jeudi 25 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2200930
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantRIVIERE | AVOCATS | ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 février 2022 et le 8 mars 2023, l’association Les Braises, représentée par sa co-présidente en exercice, ayant Me Aubisse pour avocate, demande au tribunal :

d’annuler la délibération n° 2021-12-285 adoptée le 16 décembre 2021 par le conseil communautaire de la communauté d’agglomération du Libournais approuvant le principe de la conclusion avec la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais d’une convention de mutualisation et de financement d’un poste préfigurateur de celui de directeur du syndicat mixte fermé de la zone d’activité aéroportuaire de Libourne-Saint-Emilion ;
de condamner la communauté d’agglomération du Libournais à lui verser la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :

Sur la recevabilité :
- sa requête est recevable car les actes d’approbation d’un contrat administratif postérieurs à sa signature sont des actes attaquables ; le préfigurateur du poste de directeur du syndicat mixte était recruté à la date du 16 décembre 2021 si bien que la délibération attaquée conditionnait seulement l’entrée en vigueur du contrat en prévoyant notamment son financement ; le contrat était déjà signé au 16 décembre 2021 ;
- elle dispose d’un intérêt à agir au vu de son objet statutaire et du lien direct et certain entre celui-ci et la délibération attaquée de recrutement d’un directeur du syndicat mixte qui constitue, avec la délibération n° 2021-12-284, la première étape de la mise en œuvre du projet d’expansion et de modification de l’aérodrome ;
- elle a respecté la procédure lui permettant d’agir en justice.


Sur la légalité de la délibération n° 2021-12-285 :
- les moyens soulevés à l’encontre de la délibération n° 2021-12-284 sont opérants car le recrutement d’un préfigurateur du poste de directeur du syndicat mixte n’a aucun sens en l’absence de création du syndicat ;
- la délibération a été prise par une autorité incompétente car seul le comité syndical est compétent pour désigner le directeur du syndicat mixte en vertu des statuts de celui-ci adoptés par la délibération n° 2021-12-284 ;
- la procédure suivie pour adopter la délibération contestée est viciée dès lors d’une part, que les délais de communication de l’ordre du jour et de ses annexes prévus par les articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales n’ont pas été respectés et d’autre part, que la note de synthèse prévue par l’article L. 2121-12 du même code n’a pas été adressée aux élus ;
- la délibération est illégale en tant qu’elle repose sur la délibération n° 2021-12-284 elle-même illégale dès lors qu’elle approuve les statuts du syndicat mixte fermé prévoyant une désignation des représentants élus des établissements publics de coopération intercommunale membres au lieu de leur élection comme l’exige pourtant l’article L. 5211-7 du code général des collectivités territoriales ;
- elle est incompatible avec les obligations de réduction des émissions de gaz à effet de serre découlant du plan climat énergie territorial de la communauté d’agglomération du Libournais et des objectifs légaux de mobilité durable s’imposant à la communauté d’agglomération du Libournais en tant qu’autorité organisatrice de la mobilité locale sur son territoire ;
- elle est incompatible avec le PLUi de la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais qui proscrit toute construction en zone N.

Par deux mémoires en défense enregistrés le 19 octobre 2022 et le 31 mai 2023, la communauté d’agglomération du Libournais, représentée par son président en exercice, ayant pour avocate Me Rivière, conclut :
- à titre principal, à l’irrecevabilité de la requête, dès lors d’une part qu’un recours pour excès de pouvoir ne peut être exercé contre l’acte détachable d’un contrat et d’autre part, que l’association requérante est dépourvue d’intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, à son rejet ;
- à ce qu’une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l’association Les Braises.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 9 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 9 juin 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la décision n° 358994 du 4 avril 2014 du Conseil d’Etat ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Bourdarie,
- les conclusions de M. Bongrain, rapporteur public,
- et les observations de Me Aubisse, représentant l’association Les Braises, et de Me Rivière, représentant la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais.
Considérant ce qui suit :

L’association Les Braises, créée en 2022, compte parmi ses missions statutaires la protection du cadre de vie sur le territoire du Grand Libournais impliquant une alerte des populations sur les projets inutiles ou imposés en cours ou à venir, sur leurs nuisances et leurs risques. Elle demande l’annulation de la délibération n° 2021-12-285 par laquelle le conseil de la communauté d’agglomération du Libournais a approuvé le principe de la conclusion, avec la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais, d’une convention de mutualisation et de financement d’un poste de préfigurateur de la fonction de direction du syndicat mixte fermé chargé de la gestion de la zone d’activité aéroportuaire de Libourne-Saint-Emilion.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
Il ressort des termes de la délibération en litige que la convention de mutualisation et de financement du poste de préfigurateur de l’emploi de directeur du syndicat mixte fermé de gestion de la zone d’activité aéroportuaire de Libourne-Saint-Emilion a pour objet de fixer les missions de l’agent et les modalités de financement du poste, les deux intercommunalités ayant convenu d’un partage de celui-ci à parts égales. Elle s’inscrit ainsi dans le cadre défini par l’article L. 5111-1 du code général des collectivités territoriales et créée des obligations réciproques entre les parties. Cette convention conclue entre deux personnes publiques présente ainsi le caractère d’un contrat administratif.
Indépendamment du recours de pleine juridiction dont disposent les tiers à un contrat administratif pour en contester la validité, les tiers qui se prévalent d’intérêts auxquels l’exécution du contrat est de nature à porter une atteinte directe et certaine sont recevables à contester devant le juge de l’excès de pouvoir la légalité de l’acte administratif portant approbation du contrat. Ils ne peuvent toutefois soulever, dans le cadre d’un tel recours, que des moyens tirés de vices propres à l’acte d’approbation, et non des moyens relatifs au contrat lui-même.
Toutefois, les actes d'approbation d'un contrat visés au point précédent sont seulement ceux qui émanent d'une autorité distincte des parties contractantes, qui concernent des contrats déjà signés et qui sont nécessaires à leur entrée en vigueur. Ne sont pas au nombre de ces actes ceux qui, même s'ils indiquent formellement approuver le contrat, participent en réalité au processus de sa conclusion.
La délibération litigieuse a pour objet d’approuver le principe de la mutualisation et du financement entre la communauté d’agglomération du Libournais d’une part et la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais d’autre part, du poste de préfigurateur de l’emploi de directeur du syndicat mixte. Il est constant que la communauté d’agglomération du Libournais, partie au contrat la liant à la communauté de communes du Grand Saint-Emilionnais pour déterminer les conditions de mutualisation et de financement de cet emploi, qui a adopté la délibération n° 2021-12-285, n’est pas une autorité distincte des parties contractantes. Ainsi, l’association Les Braises n’est, pour ce motif, pas recevable à former un recours en excès de pouvoir contre cette délibération.
Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d’annulation de la délibération n° 2021 - 12-285 du 16 décembre 2021 de la communauté d’agglomération du Libournais sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.


Sur les frais d’instance :
Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation »
Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d’agglomération du Libournais, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par l’association Les Braises sur leur fondement. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’association requérante la somme de 500 euros à verser à la communauté d’agglomération du Libournais au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :


Article 1er : La requête de l’association Les Braises est rejetée.


Article 2 : L’association Les Braises versera la somme de 500 euros à la communauté d’agglomération du Libournais au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l’association Les Braises et à la communauté d’agglomération du Libournais.


Délibéré après l’audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,
M. Bilate, premier conseiller,
M. Bourdarie, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2024.


Le rapporteur,
H. BOURDARIE

La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈS

La greffière,



M. A...

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions