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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2201076

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2201076

lundi 11 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2201076
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantHUGON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 février 2022, M. A, représenté par Me Hugon, demande au tribunal

1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 807 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

- la décision méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'ayant produit des éléments relatifs à son état civil, sa demande était recevable ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il ne lui a jamais été indiqué les motifs ayant permis de remettre en cause de l'authenticité des actes d'état civil produits ;

- il a été privé d'une garantie dès lors qu'il n'a pas eu la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le sens de la décision ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que son identité est établie par les documents d'état civil qu'il produit et qu'un rapport défavorable de la police aux frontières ne suffit pas à remettre en cause la présomption d'authenticité posée par l'article 47 du code civil ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans, justifie suivre depuis plus de six mois une formation professionnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est dépourvue de base légale, compte tenu de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard à sa situation privée et familiale en France, ainsi qu'à son isolement en cas de retour en Guinée ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- l'obligation de quitter le territoire français étant entachée d'illégalité, la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.

La préfète fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 mai 2022.

De nouvelles pièces produites pour M. A, enregistrées le 24 juin 2022 et le 27 juin 2022, n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B, président- rapporteur ;

- et les observations de Me Hugon, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, né le 1er novembre 2002, de nationalité guinéenne, déclare être entré en France en janvier 2018. Le 5 juillet 2018, il a sollicité le bénéfice de l'asile. Par une décision du 29 mai 2019, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande. Le 7 décembre 2020, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 3 février 2022, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la requête susvisée, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / 3° Les documents justifiants de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ".

3. M. A fait valoir que la préfète de la Gironde ne pouvait déclarer sa demande de titre de séjour irrecevable. Toutefois, il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète de la Gironde a procédé à la vérification de l'état civil pour instruire et examiner la situation du requérant au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Contrairement à ce que semble soutenir le requérant, la préfète ne s'est pas contentée de fonder son refus de délivrance d'un titre de séjour sur la circonstance que le requérant ne justifiait pas valablement de son identité mais a également procédé à un examen de la situation personnelle de M. A. Par suite, ce moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir que la décision attaquée a été rendue aux termes d'une procédure irrégulière faute pour la préfecture de l'avoir informé des motifs précis l'ayant conduit à douter de l'authenticité de ses documents d'état civil, M. A n'établit, ni même n'allègue, qu'il aurait ainsi été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'un vice de procédure doit être écarté.

5. En troisième lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Aux termes du II de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice : " Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. / La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. / Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation. "

6. D'autre part, aux termes de l'article L.423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française. ".

7. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

8. Il ressort des pièces du dossier que pour considérer que M. A ne justifiait pas de son état civil, la préfète de la Gironde s'est fondée notamment sur l'absence de caractère probant des documents d'état civil présentés à l'appui de sa demande. Il ressort des pièces du dossier que, pour établir sa naissance le 1er novembre 2002, l'intéressé a produit au soutien de sa demande de titre de séjour, un jugement supplétif guinéen n°186, un extrait du registre de transcription de l'état civil n°157, un extrait d'acte de naissance n°867 et une carte d'identité consulaire. Pour contester l'authenticité de ces documents, la préfète de la Gironde s'est fondée sur le rapport de la direction zonale de la police aux frontières établi le 27 avril 2021. Il ressort de ce rapport que le jugement supplétif ne comportant pas de sécurité fiduciaires telles que l'utilisation de papier de sécurité ou de l'impression offset, aucun avis technique ne pourra être émis. Selon le rapport, l'extrait du registre de l'état civil est conforme et toutes les légalisations obligatoires sont bien présentes et conformes. Enfin, le rapport relève que si l'extrait d'acte de naissance précise le père de l'intéressé a déclaré sa naissance dans le délai légal, ce document vient toutefois contredire les informations portées par le jugement supplétif et l'extrait du registre d'état civil. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, le tribunal de grande instance de Tarbes a conclu que M. A était mineur et a ordonné son placement auprès des services de l'aide sociale à l'enfance le 26 janvier 2018. Par un jugement du 11 mars 2019, le tribunal pour enfants près la cour d'appel de Bordeaux a confié M. A au département de la Gironde. Ainsi, si le jugement du tribunal pour enfants portait sur une instance distincte de celle tendant à l'examen du droit au séjour de l'intéressé, l'autorité judiciaire, qui dispose de la compétence en matière d'état civil, a statué sur l'ensemble des pièces produites par l'intéressé à l'appui de sa demande de titre de séjour et en a déduit que les éléments versés au dossier étaient suffisants pour établir la minorité du requérant à la date de l'ordonnance. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la préfète de la Gironde ne peut être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe du caractère non authentique des documents d'état civil produits par le requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour.

9. Toutefois, il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète a porté une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, et a conclu que sa situation ne répondait pas à des critères qui justifieraient que lui soit délivré, une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour contester cette appréciation, le requérant produit un contrat jeune majeur dont l'échéance est prévue le 30 mai 2022. M. A produit un certificat de formation professionnelle " assembleur monteur de systèmes mécanisés " dont le terme est fixé au 27 avril 2022. Le rapport de la structure d'accueil produit par la préfète fait état de l'appréciation portée par ses professeurs qui le décrivent comme un élève impliqué et travailleur. Toutefois, la préfète de la Gironde fait valoir dans ses écritures en défense que M. A est défavorablement connu des services de police pour des faits de violence sur une personne chargée de service public sans incapacité commis le 27 mars 2018. Le 23 novembre 2019, M. A a fait l'objet d'un signalement pour des faits de menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l'encontre d'un chargé de mission de service public. Le 24 novembre 2019, des faits de violence commise en réunion suivie d'incapacité supérieur à 8 jours sont reprochés au requérant. En outre, M. A est également connu pour des faits d'usage illicite de stupéfiants en date du 18 janvier 2021. Dans ces conditions, et au regard de ces seuls éléments, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète de la Gironde, aurait commis une erreur d'appréciation relative à son insertion dans la société française. Par suite, et alors qu'il ressort des pièces du dossier que la préfète de la Gironde aurait pris la même décision en se fondant sur ce second motif, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2 - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. M. A qui est célibataire et sans charge de famille sur le territoire français, ne produit aucun élément permettant d'établir, la réalité et l'intensité des liens affectifs et sociaux qu'il aurait noués en France. En outre, il n'établit pas que le centre de ses intérêts personnels et familiaux se situerait désormais sur le territoire national. M. A n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Guinée où réside encore sa mère. Par ailleurs, l'intéressé est défavorablement connu des services de police pour des faits commis entre 2018 et 2021 exposés au point 9. Dans ces conditions, la décision portant refus de séjour n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a, dès lors, pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision de refus du titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Dès lors, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité doit être écarté.

13. En second lieu et pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. Il résulte de ce qui précède que la décision faisant obligation de quitter le territoire français au requérant n'est entaché d'aucune illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision invoqué à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 février 2022 de la préfète de la Gironde doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à la préfète de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pauziès, président,

M. Béroujon, premier conseiller,

Mme Molina-Andréo première conseillère,

Rendu public après mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.

Le premier assesseur,

F. BÉROUJON Le président-rapporteur,

J-C. B

La greffière,

L. SIXDENIERS

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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