jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2201160 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MEAUDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 févier 2022, M. B D A, représenté par Me Meaude, demande au tribunal :
1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 20 janvier 2022 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Bordeaux a mis fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'annuler la décision du 10 février 2022 portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;
4°) d'enjoindre à la directrice de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Bordeaux de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans un délai de soixante-douze heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard avec effet rétroactif à compter de la date d'enregistrement de sa demande d'asile ;
5°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 200 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant cessation des conditions matérielles d'accueil :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- s'il a informé l'OFII le 4 janvier 2022 qu'il n'avait pas été mis en mesure de comprendre les conséquences de son départ, n'ayant été informé qu'en français, ces informations n'ont pas été prises en compte par l'OFII, en méconnaissance de l'article R.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étranges et du droit d'asile ;
- il ne peut être considéré comme ayant quitté son lieu d'hébergement au sens des dispositions combinées des articles L.551-16 et L.551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il s'est absenté moins d'une semaine et qu'il avait une raison valable ; il a quitté son hébergement lorsqu'il a constaté l'état de santé de la personne partageant son lieu d'hébergement et il n'a été informé du caractère non contagieux de sa pathologie que tardivement ; il n'avait pas connaissance des conséquences de son départ et a sollicité sa réintégration au sein des locaux seulement quelques heures après avoir quitté les lieux ;
- l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil sans effectuer une évaluation préalable de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité, alors qu'il ne dispose d'aucune ressource et qu'il est contraint de se maintenir dans des conditions de vie extrêmement précaires, en méconnaissance des dispositions des articles L.551-15 et D.551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'OFII n'est pas en situation de compétence liée en matière de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
- pour les mêmes motifs, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- il justifie des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil, en application de l'article L.551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il a quitté son lieux d'hébergement le 9 décembre 2021 lorsqu'il a constaté l'état de santé de la personne partageant son lieux d'hébergement ; il n'a été informé du caractère non contagieux de sa pathologie que dans le cadre de la notification de la décision portant cessation des conditions matérielles d'accueil ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; l'OFII, qui n'était pas en situation de compétence liée pour lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, aurait dû procéder à un examen préalable de sa situation personnelle afin de tenir compte de sa vulnérabilité.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 23 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 août 2022.
Par une décision du 11 avril 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Meaude, représentant M. A,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D A, ressortissant mauritanien né le 5 décembre 1998, a présenté, le 3 novembre 2021, une demande d'asile auprès de la préfecture de la Gironde. Il a bénéficié d'une attestation de demandeur d'asile " procédure normale ", valable du 3 novembre 2021 au 2 septembre 2022. Par une décision du 3 novembre 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a accordé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par courrier du 20 décembre 2021, la directrice de l'OFII l'a informé, d'une part, qu'elle envisageait de mettre fin, avec effet immédiat, à sa prise en charge dans son lieu d'hébergement et d'autre part, que l'abandon de logement est un motif de cessation des conditions matérielles d'accueil. Par courrier du 4 janvier 2022, M. A a présenté ses observations et par une décision du 20 janvier 2022 notifiée le 28 janvier suivant, il a été informé de la cessation du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par courrier du 3 février 2022, M. A a demandé le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil, lequel lui a été refusé par décision du 10 février 2022 notifiée le 15 février suivant. M. A a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative qui a rejeté sa requête par ordonnance n°2201161 du 16 mars 2022. M. A demande l'annulation de la décision du 20 janvier 2022 lui retirant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, ainsi que la décision du 10 février 2022 rejetant son recours tendant au rétablissement de ces conditions.
Sur l'admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 11 avril 2022 M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne la décision du 20 janvier 2022 mettant fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil :
3. Aux termes de l'article L.551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () / 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 (). La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. / Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil. ". Aux termes de l'article D.551-18 de ce code : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature. / Lorsque la décision est motivée par la circonstance que le demandeur a dissimulé ses ressources financières, a fourni des informations mensongères sur sa situation familiale ou a présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes, elle entraîne la restitution des montants indûment versés au titulaire de l'allocation ". Et aux termes de l'article R.551-21 du même code : " Pour l'application du 2° de l'article L. 551-16, un demandeur d'asile est considéré comme ayant quitté son lieu d'hébergement s'il s'en absente plus d'une semaine sans justification valable. / Dans ce cas, le gestionnaire du lieu en informe sans délai, en application de l'article L. 552-5, l'Office français de l'immigration et de l'intégration ".
4. En premier lieu, la décision en litige vise les articles L.551-16 et D.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, anciennement L. 744-1 et L. 744-6 du même code et expose les faits sur lesquels l'OFII se fonde, tenant notamment à la circonstance que l'intéressé a abandonné son lieu d'hébergement le 9 décembre 2021 alors qu'il était informé des conséquences qu'entraînait cet abandon sur le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A soutient que s'il a informé l'OFII le 4 janvier 2022 qu'il n'avait pas été mis en mesure de comprendre les conséquences de son départ, n'ayant été informé qu'en français, ces informations n'ont pas été prises en compte. Toutefois, M. A, conformément aux dispositions de l'article D.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a pu présenter à l'OFII ses observations écrites dans un délai de quinze jours avant que ne soit prise la décision contestée. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que la directrice de l'OFII n'aurait pas examiner les éléments exposés par l'intéressé dans son courriel du 4 janvier 2022 alors que la décision attaquée fait état de ce que " l'équipe encadrante vous a indiqué qu'un abandon d'hébergement entrainerait la cessation de vos conditions matérielles d'accueil " et que le requérant " a tout de même souhaité quitter la structure " et, qu'en tout état de cause, la directrice de l'OFII n'a aucune obligation de mentionner, dans la décision contestée, les observations de l'intéressé pour les rejeter. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article D.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de sa prise en charge, M. A a intégré le lieu d'hébergement qui lui a été proposé par l'OFII, le 9 décembre 2021. M. A soutient avoir quitté son lieu d'hébergement, ce même jour, en raison de la crainte que la pathologie dont était atteint l'autre occupant du lieu, présente un caractère contagieux et dans l'ignorance que ce départ entraînait la suppression des conditions matérielles d'accueil. Par deux courriels des 9 décembre 2021 et 4 janvier 2022, M. A a alors informé l'OFII d'une part, qu'il était " terrifié ", qu'il ne se sentait " pas à l'aise " avec l'autre occupant lequel " souffrait d'allergies cutanés et d'ulcères ", qu'il n'était " pas satisfait du logement " mais avait " un besoin urgent de logement " et d'autre part, qu'il ne connaissait pas les conséquences de son refus. Toutefois, il ressort du document " offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil " signé par l'intéressé, que ce dernier a accepté " tout hébergement proposé " et a certifié avoir été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de refus et de cessation des conditions matérielles d'accueil. De plus, il ressort des pièces produites en défense que M. A a souhaité quitté la structure alors que l'équipe encadrante lui avait indiqué qu'un abandon d'hébergement entrainait la cessation des conditions matérielles d'accueil. Il ressort de ces mêmes pièces qu'il disposait d'une chambre individuelle et que le co-hébergé ne présentait aucune maladie transmissible, comme en atteste également le courriel d'information de la structure d'hébergement en date du 6 janvier 2022 qui indique que le colocataire " ne présentait pas de pathologie contagieuse et qu'il s'agit d'une jeune personne particulièrement calme, discrète et respectueuse ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L.551-16 et L.551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
7. En quatrième lieu, M. A soutient que l'OFII lui a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil sans effectuer une évaluation préalable de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité, alors qu'il ne dispose d'aucune ressource et qu'il est contraint de se maintenir dans des conditions de vie extrêmement précaires. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, lors du dépôt de sa demande d'asile, M. A a bénéficié d'un entretien, dans une langue qu'il comprend, destiné à évaluer ses besoins particuliers et son état de vulnérabilité en application de l'article L.522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort d'une copie d'écran du formulaire " Evaluation des besoins " renseigné lors de l'entretien réalisé à la suite de l'enregistrement de la demande d'asile au guichet unique, produite en défense, que l'intéressé y est identifié par ses nom, prénom et numéros d'enregistrement, que la réponse " non " est cochée pour tous les items " besoin d'adaptation ", qu'il ne présente pas de vulnérabilité objective, ce qui a conduit à l'identification d'un niveau de vulnérabilité de 1 sur une échelle de 0 à 3 en raison d'un besoin d'hébergement. Par ailleurs, il ne résulte pas de ces dispositions ni d'aucune autre disposition législative ou règlementaire que l'OFII soit tenu de réaliser un nouvel entretien dans le cadre d'une décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil. Enfin, en se bornant à soutenir qu'il ne dispose d'aucune ressource et qu'il est contraint de se maintenir dans des conditions de vie extrêmement précaires, M. A n'apporte aucun élément concernant ses conditions d'existence à compter de la décision lui suspendant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Il s'ensuit qu'aucun élément particulier de vulnérabilité au regard de la situation personnelle du requérant ne ressort des pièces du dossier. Par suite, le moyen doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle doit être écarté.
8. En dernier lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que la directrice territoriale de l'OFII se serait estimée en situation de compétence liée pour mettre fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil de M. A. Par suite, cette autorité n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 20 janvier 2022 doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision du 10 février 2022 refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil :
10. En premier lieu, la décision en litige vise notamment l'article L.551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et expose les faits sur lesquels elle se fonde, tenant notamment à la circonstance que l'intéressé a abandonné son lieu d'hébergement le 9 décembre 2021 alors qu'il était informé des conséquences qu'entraînaient cet abandon sur le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ainsi que de l'examen de sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il résulte des dispositions de l'article L.551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelées au point 3 que lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application, notamment de son 2°, le demandeur, lorsque les raisons qui ont conduit à l'édiction de cette décision ont cessé, peut solliciter de l'OFII le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A n'ayant pas réintégré le lieu d'hébergement dans lequel il avait été admis, les raisons ayant conduit à la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil, n'ont ainsi pas cessé. En tout état de cause, et comme énoncé précédemment, M. A ne justifie pas, par les pièces produites, se trouver dans une situation de particulière vulnérabilité au sens des dispositions précitées. Par suite, en refusant de rétablir ses conditions matérielles d'accueil, l'OFII n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
13. En dernier lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que la directrice territoriale de l'OFII se serait estimée en situation de compétence liée pour refuser le rétablissement des conditions matérielles d'accueil de M. A. Par suite, cette autorité n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 10 février 2022 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'OFII, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A, à la préfète de la Gironde et à Me Delphine Meaude.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 202La rapporteure,
A. C
La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026