mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2201496 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MEAUDE |
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 14 mars 2022, Mme A B, représentée par Me Meaude, demande au tribunal : 1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ; 2°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ; 3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, ou à défaut de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et lui délivrer dans l'intervalle un récépissé portant autorisation de travail, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle soutient que : En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour : - elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux ; - elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été destinataire de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui n'est pas joint à la décision attaquée ; ce vice de procédure ne permet pas de vérifier que l'avis comporte chacune des signatures lisibles des membres du collège et s'il n'était pas composé du médecin qui a rendu le rapport ; - elle est entachée d'erreur de fait, dès lors que contrairement à ce que soutient la préfète, elle établit être entrée en France régulièrement ; - elle méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; - elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français : - elle est entachée d'un défaut de base légale ; - elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux ; - elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : - elle est entachée d'un défaut de base légale. Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé. Une ordonnance du 24 mars 2022 a fixé la clôture de l'instruction au25 avril 2022. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Reynaud, première conseillère ; - les observations de Me Meaude, représentant Mme B. Considérant ce qui suit : 1. Mme A B, ressortissante albanaise née le 10 août 1991, déclare être entrée en France le 6 février 2019, accompagnée de son époux et de leurs deux enfants mineurs. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 28 avril 2017 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 6 décembre 2017. L'intéressée a fait l'objet d'un arrêté du 6 février 2018 par lequel la préfète de la Gironde lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Mme B s'est par la suite vue délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade, valable du 27 janvier 2021 au 26 juin 2021. L'intéressée en a sollicité le renouvellement le 6 mai 2021. Par un arrêté du 13 janvier 2022, la préfète de la Gironde a rejeté sa demande et assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Mme B demande l'annulation de cet arrêté. Sur les conclusions à fin d'annulation : En ce qui concerne l'arrêté portant refus de titre de séjour : 2. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes dont il est fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne que l'intéressée est entrée en France le 6 février 2019, que d'après l'avis du collège des médecins de l'OFII du 30 décembre 2021, l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, qu'elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Albanie, et qu'elle peut voyager sans risque dans son pays d'origine. La décision attaquée indique également que Mme B ne démontre pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés, familiaux et sociaux en France. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée. Par suite, le moyen doit être écarté. Eu égard à cette motivation, la préfète de la Gironde n'a entaché sa décision d'aucune erreur de nature à révéler un défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. 3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ()". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce même code, pris dans son premier alinéa : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. ". L'article R. 425-13 de ce même code prévoit, en son premier alinéa, que " le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. ". 4. Pour refuser de délivrer à la requérante un titre de séjour en tant qu'étranger malade, la préfète de la Gironde s'est fondée sur un avis rendu par le collège de médecins de l'OFII le 30 décembre 2021, lequel a considéré que si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut de traitement devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permettait de voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des mentions figurant sur l'avis produit en défense, lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire, que le collège a statué au terme d'une délibération collégiale. Par ailleurs, il ressort de cet avis que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège. Enfin, aucun élément du dossier ne permet de douter que les signatures apposées au bas de l'avis du 30 décembre 2021 ne seraient pas celles des trois médecins composant le collège de médecins de l'OFII, dont l'identité est précisée. Dans ces conditions, le vice de procédure invoqué par la requérante doit être écarté. 5. En troisième lieu, pour rejeter la demande de titre de séjour formée par Mme B, la préfète de la Gironde a notamment relevé que " selon les déclarations non étayées par des éléments probants ", Mme B a indiqué être entrée irrégulièrement en France le 6 février 2019. Si Mme B soutient qu'en tant que ressortissante albanaise, elle n'était pas tenue de justifier d'un visa pour entrer en France, elle n'établit toutefois pas sa date d'entrée sur le territoire, et par suite, son caractère régulier. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait ne peut qu'être écarté. 6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". 7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi allant dans le sens de ses conclusions. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile. 8. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit, le collège de médecins de l'OFII a estimé dans son avis rendu le 30 décembre 2021, que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, elle peut effectivement y bénéficier d'un traitement approprié et qu'elle peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier que Mme B souffre d'un glaucome congénital, à raison duquel elle a perdu la vue d'un œil et présente une acuité visuelle de l'autre œil de 1,2 sur 10. L'intéressée conteste l'appréciation portée par le collège de l'OFII en se prévalant, d'une part, du précédent avis émis par l'OFII lui ayant permis d'obtenir la délivrance d'un premier titre de séjour en qualité d'étranger malade, de l'absence d'amélioration notable du système de santé albanais, d'un certificat médical établi le 21 janvier 2022 par le centre hospitalier universitaire de Tirana indiquant que la pathologie de Mme B ne peut être traitée par leur service, et notamment d'un certificat médical du 27 janvier 2022 établi par le service d'ophtalmologie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux indiquant que la pathologie de Mme B nécessite un suivi régulier. Toutefois, les différents éléments produits ne suffisent pas à établir que Mme B ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Albanie. Dès lors, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète n'a ni méconnu les dispositions du L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur d'appréciation de la situation personnelle de l'intéressée du point de vue médical. 9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". 10. Il ressort des pièces du dossier que Mme B ne justifie pas d'une ancienneté significative sur le territoire français à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, l'intéressée n'établit pas disposer d'attaches privées et familiales stables et intenses sur le territoire national et ne justifie pas de l'intensité de son insertion en France, alors qu'elle n'est pas isolée dans son pays d'origine où elle a vécu la majorité de sa vie et où résident notamment ses parents et sa sœur. Au demeurant, l'époux de Mme B étant de nationalité albanaise, l'intéressée ne fait état d'aucune circonstance empêchant que la cellule familiale se reconstitue dans ce pays, avec leurs deux enfants mineurs. Si Mme B se prévaut en outre des soins pluridisciplinaires dont ses enfants bénéficient sur le territoire national, à savoir un suivi dentaire, psychologique, orthophonique et de kinésithérapie, elle n'établit pas que ses enfants ne pourraient pas bénéficier de traitements appropriés en Albanie, ni y suivre une scolarité équivalente. Dans ces circonstances, la préfète de la Gironde n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été prise la décision attaquée. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. 11. En sixième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. 12. Les décisions de refus de séjour en litige n'ont pas pour objet, ni pour effet, de séparer les requérants de leurs enfants dès lors qu'ils ne font état d'aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans leur pays d'origine. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 10, Mme B n'établit ni que ses enfants ne pourraient pas bénéficier d'un traitement approprié à leur état de santé en Albanie, ni qu'ils ne pourraient pas y poursuivre leur scolarité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne saurait être accueilli. En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français : 13. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'appui de son recours dirigé contre l'obligation de quitter le territoire dont elle a fait l'objet. 14. En deuxième lieu, une décision portant obligation de quitter le territoire français est une mesure de police qui doit, comme telle, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, la motivation de cette mesure se confond avec celle du refus de titre de séjour lorsqu'elle en découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique pour respecter les exigences de l'article L. 211-2. Par suite, compte tenu de ce qui a été dit au point 2, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation de Mme B doivent être écartés. 15. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10. 16. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 12. En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : 17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de son recours dirigé contre la décision fixant le pays de destination dont elle a fait l'objet. 18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de la Gironde du 13 janvier 2022. Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte : 19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées. Sur les frais liés à l'instance : 20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.D E C I D E: Article 1er : La requête de Mme B est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète de la Gironde. Délibéré après l'audience publique du 21 juin 2022 à laquelle siégeaient : M. Salvage, président, M. Elouafi, premier conseiller, Mme Reynaud, première conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022. La rapporteure, P. REYNAUD Le président, F. SALVAGE Le greffier, S. FORESTAS-BURGAUD La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Le greffier,2N° 2201496
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