mardi 20 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2201746 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CESSO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et un mémoire, enregistrés les 25 mars, 31 mai et 18 octobre 2022, M. C B, représenté par Me Cesso, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale ", et à défaut de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il redirige ses conclusions contre la décision explicite du 28 juin 2021 rejetant sa demande de titre de séjour ;
- la préfète de la Gironde doit justifier avoir saisi, pour avis, le collège de médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), à défaut de quoi la procédure est irrégulière ;
- l'avis du collège de médecins de l'OFII est irrégulier dès lors que la signature de M. D est illisible et que les autres sont manifestement apposées de manière électronique ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'alinéa 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ; il est suivi en France depuis son arrivé en 2016 à raison des conséquences d'un accident de bus survenu en 2004 et souffre d'une pseudoarthodèse de L5S1 ; il a des difficultés de déplacement, utilise des béquilles et un lit médicalisé en raison d'une cruralgie ; il doit bénéficier d'une opération chirurgicale, qui est sans cesse repoussée dès lors que, pour qu'elle soit efficace, il doit disposer d'une situation stable permettant des soins de suite et de réadaptation ; il ne pourra pas bénéficier d'une telle opération en Algérie, comme en attestent les certificats produits ; alors qu'il a bénéficié de titres de séjour en qualité d'étranger malade et que son état de santé ne s'est pas amélioré, la préfète de la Gironde estime désormais qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié en Algérie ;
- il méconnaît les dispositions de l'alinéa 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ; il a établi en France le centre de ses attaches privées, notamment sa sœur vit en France ; il a suivi une formation en langue française, la qualité de travailleur handicapé lui a été reconnu et a développé un projet professionnel adapté à son handicap ;
- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'une opération lui est proposée, sans la lui rendre accessible, ce qui s'apparente à un traitement inhumain et dégradant ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, pour les motifs précités ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- dès lors qu'il entre dans les catégories lui permettant de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour, il ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement en application de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- au regard de ses conditions d'entrée, de séjour et d'ancienneté en France et de son intégration, la décision porte une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet dès lors que par une décision du 28 juin 2021 sa demande de titre de séjour a été explicitement rejetée ; il convient de rediriger les conclusions du requérant contre la décision du 28 juin 2021 ;
- aucune des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 3 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 3 novembre 2022.
Par une décision du 14 mars 2022, le président du bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de sa demande d'aide juridictionnelle déposée le 26 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Cesso, représentant M. B,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant algérien né le 4 avril 1981, a déclaré être entré en France irrégulièrement le 28 décembre 2016. Il a été admis au séjour, le 16 novembre 2018, en qualité d'étranger malade, et son titre de séjour en cette qualité a été renouvelé régulièrement jusqu'au 17 mai 2020. Il a sollicité, le 18 juin 2020, son renouvellement sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu son avis le 30 avril 2021 et a conclu que son état de santé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'ordre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par un arrêté du 28 juin 2021, dont il demande l'annulation, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trois jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, d'une part, la préfète de la Gironde a produit, dans le cadre de l'instance, l'avis rendu par le collège de médecins de l'OFII le 30 avril 2021. D'autre part, le requérant soutient que la signature de M. D est illisible et que les deux autres sont manifestement apposées de manière électronique. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'avis précité du 30 avril 2021 est revêtu de la signature partiellement lisible du docteur D dont le nom est lisiblement indiqué. De plus, aucun élément du dossier ne permet de supposer qu'il s'agit de signatures électroniques, ni en tout état de cause que ces signatures ne seraient pas celles des deux médecins composant le collège de médecins de l'OFII dont l'identité est précisée. Au surplus, l'avis émis comporte au demeurant la mention " après en avoir délibéré ", qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, et implique nécessairement que les membres du collège de médecins ont délibéré collégialement avant de rendre leur avis. Par suite les moyens tirés du vice de procédure ne peuvent qu'être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'alinéa 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : ()7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
4. En l'espèce, la préfète de la Gironde a estimé, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 30 avril 2021, que l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Il est constant que le requérant est atteint, notamment, d'une cruralgie résistante au traitement médical qui a pour conséquence une lombalgie invalidante, ce qui nécessiterait la programmation d'une intervention chirurgicale pour " soulager sa lombalgie et consolider l'arthrodèse lombaire ". Toutefois, en se bornant à produire des attestations, peu circonstanciés, de deux pharmacies algériennes qui font état de l'indisponibilité de " ses médicaments " en Algérie, sans pour autant préciser la nature de ces derniers, M. B n'établit pas l'indisponibilité de son traitement médicamenteux en Algérie. Par ailleurs, s'il produit deux attestations d'un médecin généraliste et spécialiste en médecine interne, aux termes desquelles, l'opération chirurgicale doit être réalisée en France et une attestation, qui serait rédigé par un médecin algérien, indiquant qu'une " prise en charge spécialisée doit être faite en urgence dans un centre spécialisé à l'étranger ", ces éléments sont insuffisants pour remettre en cause l'appréciation portée par la préfète de la Gironde, et justifier de l'indisponibilité de son opération, destinée à soulager sa douleur, et de ses soins, en Algérie. Par suite, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les stipulations de l'alinéa 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et le moyen ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'alinéa 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : ()/ 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B justifie être présent sur le territoire français depuis 2018 et qu'il a été admis au séjour, le 16 novembre 2018, en qualité d'étranger malade, titre renouvelé régulièrement et valable dernièrement jusqu'au 17 mai 2020. S'il soutient qu'un membre de sa famille réside en France, il ne l'établit pas et ne démontre pas, en tout état de cause, l'intensité et la stabilité de ses liens privés, familiaux et sociaux en France, alors qu'il a vécu dans son pays d'origine au moins jusqu'à l'âge de trente-cinq ans et que ses parents et ses nombreux frères et sœurs y résident. Les circonstances qu'il ait suivi une formation en langue française, dans le cadre d'un projet de reconversion, et que la qualité de travailleur handicapé lui ait été reconnue, ne sauraient suffire à caractériser des liens privés et familiaux en France au sens des dispositions de l'alinéa 5 de l'article 6 de l'accord précité. Par suite, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les stipulations de l'alinéa 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et le moyen ne peut qu'être écarté. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
7. En dernier lieu, en soutenant qu'une opération chirurgicale lui est proposée, sans la lui rendre accessible en raison de la décision contestée de la préfète de la Gironde, M. B n'établit pas les traitements inhumains et dégradants qu'il estime subir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Au regard de ce qui a été énoncé précédemment, M. B ne peut se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen doit être écarté.
9. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
Mme Denys, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 202La rapporteure
A. A
La présidente
F. MUNOZ- PAUZIÈS
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026