mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202208 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BAULIMON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 avril et 28 mai 2022, M. A C et Mme F E, représentés par Me Baulimon, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, ou abroger, ou réformer, l'arrêté n° 2022-02-05 du 17 février 2022 par lequel le maire de la commune de Bonzac a ordonné à M. C de faire cesser le péril imminent résultant de l'état de l'immeuble à usage de hangar sis sur la parcelle cadastrée section C n° 80, au lieu-dit Bernardon, en y effectuant divers travaux sous huit jours et d'autres dans un délai d'un ou de deux mois selon leur nature ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bonzac la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C et Mme E soutiennent que la décision :
- méconnaît l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation en ce que la mission confiée à l'expert ayant rédigé le rapport sur lequel elle est fondée, concernait une autre parcelle et un nombre différent de bâtiments ;
- méconnaît l'article L.511-12 du code de la construction et de l'habitation en ce que ni la procédure, ni la décision n'ont été notifiés à Mme E, usufruitière de l'immeuble d'habitation concerné ;
- méconnaît l'article L.511-19 du code de la construction et de l'habitation en ce que la condition d'urgence de la procédure de péril imminent n'est pas remplie ;
- méconnaît l'article L.511-10 du code de la construction et de l'habitation en ce qu'elle n'a pas respecté le principe du contradictoire ;
- procède d'une erreur de fait ou d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article R.511-6 du code de la construction et de l'habitation en ce qu'elle prévoit un délai inférieur à 1 mois pour effectuer les travaux de sécurisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2022, la commune de Bonzac, représentée par Me Wurtz, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C et Mme E, une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Bonzac fait valoir que l'action de Mme E est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Béroujon, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Prince-Fraysse, rapporteure publique,
- les observations de Me Baulimon, représentant M. C, qui a développé les moyens soulevés les écritures de ce dernier ;
- les observations de Me Wurtz, représentant la commune de Bonzac, qui a repris les moyens invoqués en défense par cette collectivité.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est propriétaire, dans la commune de Bonzac (Gironde), de la parcelle cadastrée section C n° 80, située au lieu-dit " Bernardon ", sur laquelle est notamment édifié un hangar. La commune a obtenu, devant le tribunal administratif de Bordeaux, le 7 février 2022, la désignation d'un expert invité à se prononcer sur l'état de l'immeuble et la gravité du péril éventuel. L'expert a déposé son rapport le 14 février 2022. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de l'arrêté n° 2022-02-05 du 17 février 2022 par lequel le maire de la commune de Bonzac a ordonné à M. C de faire cesser le péril imminent résultant de l'état de l'immeuble à usage de hangar sis sur la parcelle cadastrée section C n° 80, au lieu-dit " Bernardon ", en y effectuant divers travaux sous huit jours et d'autres dans un délai d'un ou de deux mois selon leur nature.
Sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune :
2. Aux termes de l'article Article L.511-10 : " L'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité est pris à l'issue d'une procédure contradictoire avec la personne qui sera tenue d'exécuter les mesures : le propriétaire ou le titulaire de droits réels immobiliers sur l'immeuble, le local ou l'installation, tels qu'ils figurent au fichier immobilier () ". Aux termes de l'article L.511-12 de ce code : " L'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité est notifié à la personne tenue d'exécuter les mesures. Il est également notifié, le cas échéant, pour autant qu'ils sont connus, aux titulaires de parts donnant droit à l'attribution ou à la jouissance en propriété des locaux, aux occupants et, si l'immeuble est à usage total ou partiel d'hébergement, à l'exploitant () ".
3. Si Mme E fait valoir que l'arrêté litigieux aurait dû lui être notifiée en ce qu'elle est usufruitière de la parcelle, cette seule qualité ne lui donne pas d'intérêt à agir en annulation de l'arrêté litigieux qui ne prescrit des mesures de sécurisation qu'à l'attention du propriétaire de la parcelle, M. C. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir soulevée par la commune doit être accueillie et que les conclusions de Mme E doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur la légalité de la décision attaquée
4. Aux termes de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : / 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; () ". Aux termes de l'article L. 511-8 de ce code : " La situation d'insalubrité mentionnée au 4° de l'article L. 511-2 est constaté par un rapport du directeur général de l'agence régionale de santé (). / Les autres situations mentionnées à l'article L. 511-2 sont constatées par un rapport des services municipaux ou intercommunaux compétents, ou de l'expert désigné en application de l'article L. 511-9 ". Enfin, aux termes de l'article L. 511-19 du même code, relatif à la procédure d'urgence : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans le délai qu'elle fixe ".
5. A la suite des constatations faites par les services municipaux, qui ont servi à la saisine du juge des référés aux fins de désignation d'un expert, et sur la base des conclusions du rapport d'expertise rendu le 14 février 2022, le maire de Bonzac a prescrit à M. C, en sa qualité de nu-propriétaire, divers travaux d'urgence afin de sécuriser le hangar situé sur la parcelle C n° 80 située au lieu-dit " Bernardon ", sur le fondement de l'article L.511-9 précité relatif à la procédure d'urgence en cas de péril imminent d'un immeuble n'offrant pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers.
6. M. C fait valoir que l'expert n'a été mandaté par le tribunal que pour la parcelle WB 0001 située 3, lieu-dit " Bernardon " et non celle visée par l'arrêté litigieux située sur la parcelle C n° 80, 3, lieu-dit " Bernardon ". Il est exact que l'ordonnance rendue par le tribunal administratif de Bordeaux, le 7 février 2022, portant désignation d'un expert invité à se prononcer sur l'état de l'immeuble et la gravité du péril éventuel, mentionne comme adresse, en son dispositif, parcelle WB 0001 située 3, lieu-dit " Bernardon " et non la parcelle C n° 80, lieu-dit " Bernardon ".
7. Toutefois, il résulte tout d'abord de l'instruction et notamment de la requête en référé expertise de la commune enregistrée le 4 janvier 2022 au tribunal, que la commune avait bien saisi le tribunal de cinq demandes d'expertise, concernant l'immeuble sis sur la parcelle cadastrée section C n° 0074, 3, lieu-dit " Bernardon ", l'immeuble sis sur la parcelle cadastrée section C n° 0073, 2, lieu-dit " Bernardon ", l'immeuble sis sur la parcelle cadastrée section C n° 0075, 4, lieu-dit " Bernardon ", l'immeuble sis sur la parcelle cadastrée section C n° 0080, lieu-dit " Bernardon " mais sans numérotation, et WB n° 001, 1 lieu-dit " Truquets ". Il résulte également de l'instruction que les parcelles C 74 et C 80 sont contiguës et que la parcelle C 80 ne comporte pas de numérotation, de sorte que l'usage a conduit à désigner la parcelle C 80, également à l'adresse 3 lieu-dit Bernardon. Il résulte de l'ordonnance rendue par le tribunal le 7 février 2022 que celle-ci, statuant sur les demandes de la commune, ordonne une expertise de l'immeuble situé 3 lieu-dit " Bernardon ", sur la parcelle WB 001. Ce faisant, l'ordonnance est entachée d'une erreur matérielle, la parcelle WB 001 n'étant pas située 3 lieu-dit Bernardon, mais 1 lieu-dit Truquets. Il résulte ensuite de l'instruction que l'expert, ayant relevé cette erreur de plume dès le lendemain de l'ordonnance, a immédiatement contacté le tribunal pour l'en informer par courriel le 8 février 2022 et que le tribunal a répondu par voie téléphonique qu'il ne s'agissait que d'une erreur de plume sans incidence sur la procédure. L'expert s'est alors bien rendu sur l'ensemble des parcelles visées par la requête du 4 janvier 2022 et a bien expertisé l'ensemble des immeubles litigieux, notamment l'immeuble situé sur la parcelle cadastrée section C n° 80, au lieu-dit " Bernardon " et celui situé sur la parcelle C 74 au 3 lieu-dit " Bernardon ", et qu'il a rendu son rapport six jours plus tard, le 14 février 2022. Il n'existe d'ailleurs aucune équivoque sur les immeubles et les parcelles expertisés, les requérants se bornant à se prévaloir de l'erreur matérielle entachant l'ordonnance du tribunal du 7 février 2022, pour en inférer un vice de procédure. Dans ces conditions, et alors qu'il est établi que l'immeuble expertisé est bien celui en litige, situé sur la parcelle cadastrée section C n° 80, au lieu-dit " Bernardon ", il ne saurait être fait grief à l'arrêté attaqué d'avoir été pris au terme d'une procédure irrégulière au seul motif que l'ordonnance de référé du tribunal administratif de Bordeaux du 7 avril 2022 était entachée d'une erreur de plume. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait irrégulière faute d'être fondée sur un rapport d'expertise judiciaire désignant la bonne parcelle doit être écarté.
8. La circonstance que ni l'arrêté litigieux, ni la procédure administrative ayant conduit à son édiction, n'aient été notifiés à Mme E, usufruitière de l'immeuble d'habitation concerné, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué qui prescrit, au terme de la procédure d'urgence non contradictoire prévue par l'article L.511-19 précité, des travaux de mise en sécurité à M. C, nu-propriétaire de l'immeuble n'offrant pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers.
9. M. C conteste la réalité de l'urgence ayant justifié le recours à la procédure prévue à l'article L.511-19 précité en se prévalant notamment du rapport d'expertise qu'il a lui-même diligenté le 31 mars 2022, de ce que le rapport d'expertise du 14 février 2022 a porté sur un immeuble qui n'entrait pas dans le champ de la mission confiée par la juridiction administrative à l'expert, et de ce qu'il n'a pas connaissance du rapport des services municipaux qui aurait constaté l'urgence. Toutefois, en premier lieu, il ressort de l'expertise amiable du 1er avril 2022 menée par M. B à la demande de M. C, que la façade nord-ouest du hangar présente une fissuration verticale en son centre et un léger ventre sur sa longueur, que la charpente s'est partiellement effondrée ce qui a eu pour effet de déverser la partie haute de la paroi en pierre à l'intérieur du bâtiment, que la rive de la façade nord-est est partiellement effondrée, et, en conclusion, que " l'atteinte à la solidité de l'immeuble est établie ". En deuxième lieu, il ressort du rapport d'expertise menée par M. D et rendu le 14 février 2022, qu'outre les photographies jointes attestant d'effondrement d'une partie de la toiture et de lézardes verticales, l'expert indique que " la couverture et la charpente [sont] pour partie effondrées ", qu'il existe un " risque d'effondrement " du hangar, et de " chute de la couverture sur le chemin rural " et que " l'atteinte à la solidité de l'immeuble est de ce fait établie et des dangers graves subsistent pour la sécurité de ses occupants ainsi que pour les tiers qui circulent sur le chemin rural ". En troisième lieu, si M. C n'a pas eu connaissance du rapport des services municipaux, il ressort des pièces produites et notamment de la requête en référé expertise déposée par la commune le 4 janvier 2022 qui a été notifiée à M. C, que la commune se plaint, à propos de l'immeuble litigieux, de " la toiture qui s'effondre " Au regard de ces différents éléments, le risque de chute de pierres de taille situées à plusieurs mètres de hauteur est caractéristique d'une situation d'urgence au sens de l'article L.511-19 précité.
10. La mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L.511-19 précité excluant le respect d'une procédure contradictoire, le moyen tiré de la méconnaissance du respect du principe du contradictoire est inopérant.
11. M. C fait valoir que le hangar n'est pas habité et que nul n'y pénètre jamais. Toutefois ces allégations n'ôtent rien à la circonstance que le hangar, ainsi qu'il a été relevé au point 9 du présent jugement, est atteint en sa solidité et menace de s'effondrer. Dans ces conditions, l'arrêté litigieux n'est entaché d'aucune erreur de fait ni d'erreur d'appréciation.
12. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R.511-6 du code de la construction et de l'habitation en ce l'acte attaqué prévoit un délai inférieur à 1 mois pour effectuer les travaux de sécurisation est inopérant, l'article R.511-6 n'étant pas applicable en cas de mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L.511-19 de ce code.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
14. Dans les circonstances de l'espèce, M. C et Mme E verseront à la commune une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A C et Mme F E est rejetée.
Article 2 : M. C et Mme E verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Bonzac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme F E et à la commune de Bonzac.
Copie sera adressée pour information au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Libourne.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pauziès, président,
M. Béroujon, premier conseiller,
Mme Molina-Andréo, première conseillère,
Rendu public après mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
Le rapporteur,
F. BÉROUJON Le président,
J-C. PAUZIÈS
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2202208
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026