jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202427 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | FOUCARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 mai et 7 juin 2022, M. B A, représenté par Me Romain Foucard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel la préfète de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné à défaut de se conformer à cette obligation ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour " travailleur temporaire " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- le refus opposé fondé sur le caractère frauduleux de sa déclaration de naissance au-delà de 45 jours n'est pas établi, la possibilité d'une déclaration tardive au-delà de ce délai existant, un jugement d'autorisation d'inscription auprès du tribunal étant alors requis ; il est titulaire d'une carte d'identité consulaire délivrée par les autorités sénégalaises et d'une carte d'identité CEDEAO dont l'authenticité n'a pas été remise en cause ; la préfète ne renverse pas la présomption d'exactitude attachée aux actes d'état civil de son pays d'origine ; elle ne pouvait donc regarder sa demande comme irrecevable ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de son projet professionnel et du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation ;
- il a obtenu en juin 2021 un CAP " employé de commerce multi spécialités " et a effectué un contrat d'apprentissage au sein d'Auchan Bordeaux Lac où ses qualités de sérieux et de discipline ont été reconnues ; à la rentrée 2021, il a signé un nouveau contrat d'apprentissage dans le cadre d'une troisième année de formation ; son implication est également reconnue par la structure d'accueil ; il n'a plus de lien avec ses parents depuis son entrée sur le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs ;
- elle est entachée, pour les mêmes motifs, d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision est privée de base légale, en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il réside en France depuis 2019 ;
- elle est entachée, pour les mêmes motifs, d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 relative à la circulation et au séjour des personnes ;
- l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 modifié relatif à la gestion concertée des flux migratoires ;
- le code civil ;
- le code de la famille du Sénégal ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Romain Foucard, représentant M. A, présent, en présence de Me Gravellier, juriste de la fondation les apprentis d'Auteuil,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant de nationalité sénégalaise né selon ses déclarations le 31 mai 2003 à Marsa, indique être entré en France au courant du mois avril 2019. Il a bénéficié d'un placement provisoire dès le 29 avril 2019 auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, mesure maintenue par une décision du juge des enfants du 29 octobre 2019 jusqu'à sa majorité. Le département de la Gironde a prorogé la prise en charge de l'intéressé qui est titulaire d'un contrat jeune majeur jusqu'au 27 août 2022. Il a sollicité, le 13 janvier 2021, la délivrance d'un premier titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. La préfète de la Gironde, par un arrêté du 12 avril 2022 dont M. A demande l'annulation, lui a refusé la délivrance de ce titre et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 13 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention ". Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".
3. Aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile désormais codifié à l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". Aux termes de ce dernier article : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
4. Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
5. En cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. L'article 47 du code civil pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il incombe donc à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.
6. Aux termes de l'article 51 du code de la famille du Sénégal : " Toute naissance doit être déclarée à l'officier de l'état civil dans le délai franc d'un mois. Si le délai arrive à expiration un jour férié, la déclaration sera reçue valablement le premier jour ouvrable suivant. () / Lorsqu'un mois et quinze jours se sont écoulés depuis une naissance sans qu'elle ait fait l'objet d'une déclaration, l'officier de l'état civil peut néanmoins en recevoir une déclaration tardive pendant le délai d'une année à compter de la naissance à condition que le déclarant produise à l'appui de sa déclaration un certificat émanant d'un médecin ou d'une sage-femme ou qu'il fasse attester la naissance par deux témoins majeurs. En tête de l'acte dressé tardivement doit être mentionné : " inscription de déclaration tardive ". Cette mention doit également figurer sur le répertoire alphabétique de l'année en cours, prévu par l'article 39 du présent Code. Mention de la déclaration tardive et de son numéro est portée en marge de l'acte de naissance antérieur le plus proche en date. / () /Passé le délai d'un an après la naissance, l'officier de l'état civil ne peut dresser l'acte de naissance que s'il y est autorisé par une décision du juge de paix rendue dans les conditions prévues par la Section III du présent chapitre. / () ".
7. Pour établir son identité, M. A a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, deux extraits du registre des actes de naissance n°1041 de la République du Sénégal, un certificat de nationalité sénégalaise n°1550, une carte d'identité sénégalaise et une carte d'identité consulaire n°54/BCSB/20 sénégalaise. Dans son rapport rédigé le 5 mai 2021, les services de la police aux frontières Sud-Ouest ont émis un avis défavorable sur la valeur probante des documents présentés par M. A et l'impossibilité de déterminer l'origine de ces documents en se fondant sur la circonstance d'une part, qu'en application de l'article 51 de la loi n°72-61 portant code de la famille au Sénégal " Toute naissance doit être déclarée à l'officier d'état civil dans le délai franc d'un mois ", alors que le document remis par M. A mentionne une date de naissance le 31 mai 2003 et une inscription au registre des actes de naissance le 31 décembre 2003 sans aucune mention d'un jugement supplétif et d'autre part, que ces deux documents ont été établis par le même officier d'état civil à une année d'intervalle. Toutefois, le même rapport indique que la carte d'identité établie par le consulat du Sénégal en France est un document " recevable " établie sur le fondement d'extraits du registre d'acte de naissance apocryphe. En se fondant sur l'impossibilité d'établir un acte de naissance au-delà du délai d'un mois suivant la naissance, les conclusions du rapport de la police aux frontières ne peuvent suffire à remettre en cause la présomption d'authenticité des documents d'état civil présentés et d'exactitude des mentions y figurant, notamment la date de naissance de M. A dès lors que, contrairement à ce qui est soutenu, l'article 51 du code de la famille du Sénégal prévoit explicitement cette possibilité dans le délai d'un an suivant celle-ci sans qu'un jugement supplétif ne soit nécessaire. Dans ces conditions, en l'état des pièces du dossier soumis au tribunal, la préfète de la Gironde ne renverse pas la présomption de validité qui s'attache, en vertu notamment de l'article 47 du code civil, aux mentions contenues dans les actes d'état civil produits par le requérant et ne pouvait, en conséquence, rejeter sa demande de titre de séjour en considérant que ces documents n'étaient pas probants.
8. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A, né le 31 mai 2003, a été confié au département de la Gironde avant l'âge de 16 ans, par une ordonnance du juge des enfants du 29 avril 2019. Il a sollicité une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le 13 janvier 2021. Placé par les services de l'aide sociale à l'enfance sous contrat " jeune majeur ", il a été scolarisé pendant deux ans dans le cadre d'un CAP " employé de commerce multi spécialités " effectué en alternance au sein d'Auchan Bordeaux Lac, diplôme qu'il a obtenu en juin 2021. Depuis la rentrée scolaire en septembre 2021, il suit une année de formation complémentaire " TP VCM " dans la même spécialité, toujours en apprentissage auprès de la société Auchan Bordeaux Lac dans le cadre d'un contrat courant jusqu'au 25 novembre 2022. Il suit donc depuis au moins six mois une formation qualifiante et fait l'objet d'appréciations élogieuses de la part de son employeur et de ses éducateurs en dépit, pour ces derniers, d'appréciations mitigées en début de prise en charge socio-éducatif en raison de la réserve de M. A. Sa présence en France ne constitue pas une menace à l'ordre public et l'intéressé, qui a par ailleurs conclu avec le département de la Gironde un contrat jeune majeur renouvelé jusqu'au 27 août 2022, justifiait d'une insertion sociale satisfaisante au vu de l'avis de sa structure d'accueil. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A dont la mère est décédée conserverait des liens familiaux avec son pays d'origine qui seraient incompatibles avec sa régularisation sur le territoire français. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions précitées de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doit, pour ce motif, être annulée et, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et la décision fixant le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
10. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement, son exécution implique que la préfète de la Gironde délivre à M. A, sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait ou de droit, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Il y a lieu, d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Romain Foucard, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Romain Foucard de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la préfète de la Gironde du 12 avril 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 200 (mille deux cents) euros à Me Foucard, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Romain Foucard et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Billet-Ydier, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
F. C L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
A. LAHITTE
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026