LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2202457

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2202457

mercredi 20 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2202457
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantJOUTEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er février 2022, M. A B, représenté par Me Jouteau, a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2104519 rendu le 22 décembre 2021 par cette juridiction, annulant l'arrêté de la préfète de la Gironde du 18 mars 2021, enjoignant à cette dernière de lui délivrer un titre de séjour et mettant à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Par une ordonnance du 2 mai 2022, la présidente du tribunal a ordonné l'ouverture de la phase juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement du 22 décembre 2021, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2022, M. B conclut à ce qu'une astreinte de 200 euros par jour de retard soit prononcée à l'encontre de la préfète de la Gironde, à la condamnation de l'Etat au paiement d'une somme de 500 euros de dommages-intérêts pour résistance abusive et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il fait valoir qu'il ne s'est toujours pas vu délivrer un titre de séjour.

Par un mémoire enregistré le 9 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que dès le 21 janvier 2022 M. B s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", ce qui correspond aux prescriptions du jugement du 22 décembre 2021.

Vu le jugement n° 2104519 du 22 décembre 2021.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pouget, président,

- et les conclusions de Mme Suzie Jaouën, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. Si le jugement dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Lorsque le tribunal administratif est saisi d'une demande d'exécution d'une décision juridictionnelle sur le fondement de ces dispositions, il lui appartient de statuer sur cette demande en tenant compte de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.

2. Le jugement n° 2104519 du 22 juin 2021 annule l'arrêté du 18 mars 2021 de la préfète de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié à M. B, enjoint à cette autorité de délivrer à l'intéressé un titre de séjour l'autorisant à travailler et met à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de ses frais d'instance.

3. M. B soutient que la préfète de la Gironde ne lui a pas délivré le titre de séjour mention " vie privée et familiale " auquel il pouvait prétendre en exécution du jugement susmentionné. Toutefois, dès lors que la demande de titre de séjour présentée par M. B le 14 novembre 2018 tendait à l'obtention d'un titre de séjour en qualité de salarié, et eu égard à la situation tant familiale que professionnelle de l'intéressé sur le territoire français, le dit jugement enjoignait à l'autorité préfectorale de lui délivrer un titre de séjour " l'autorisant à travailler ". Or, la préfète de la Gironde justifie de la délivrance à M. B, dès le 21 janvier 2022, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ". Cette délivrance est donc conforme à l'injonction prononcée par le tribunal et n'appelle pas d'autres mesures d'exécution.

4. Par ailleurs, le requérant n'allègue pas que la somme mise à la charge de l'Etat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le jugement du 22 décembre 2021 ne lui aurait pas été versée.

5. Par suite, le recours présenté par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative doit être rejeté en toute ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais de cette nouvelle instance.

D E C I D E :

Article 1er : la requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Pouget, président,

- Mme De Paz, première conseillère,

- Mme Patard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

L. POUGET

L'assesseure la plus ancienne,

D. DE PAZ

Le greffier,

I. MONTANGON

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions