mercredi 11 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202476 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LAPLAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 mai 2022, M. A B, représenté par Me Dominique Laplagne, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise aux fins de déterminer les causes des inondations récurrentes de sa parcelle comprenant une maison d'habitation avec jardin et piscine, sis 21 bis, route de Lavignolle, sur la commune de Salles (33770), de déterminer les solutions pour y remédier et de chiffrer l'ensemble des préjudices qu'il a subis.
Il soutient qu'à la suite de travaux de busage du fossé réalisé en 2019-2020 sur la voie publique, sous la maîtrise d'ouvrage de la commune de Salles, sa propriété est régulièrement victime d'inondations entraînant de plus un dysfonctionnement du système d'assainissement individuel à chaque précipitation. Enfin, les solutions techniques mises en œuvre n'ont pas permis de faire cesser les inondations et dégradations consécutives à ces dernières et aucune indemnisation n'a été versée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2022, la commune de Salles, représentée par Me Phelip, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise mais demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la mesure d'expertise sollicitée :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. M. A B est propriétaire d'une maison d'habitation avec jardin et piscine, sis 21 bis, route de Lavignolle, sur la commune de Salles (33770). Il soutient qu'en 2019-2020, la commune de Salles a entrepris des travaux de réfection de la voirie jouxtant l'entrée de sa parcelle, comprenant le busage du fossé public existant. Cet ouvrage, fortement sous-dimensionné, a entraîné à chaque période de précipitations importantes une surcharge de son fossé privé et par conséquent des inondations récurrentes de sa parcelle, notamment le 11 mai 2020. De plus une dépression charretière a été implantée avec une contrepente des eaux du domaine public renvoyées vers sa propriété, ce qui accentue le phénomène d'entrée importante d'eau sur sa parcelle lors des évènements pluvieux. Malgré la pose d'un tuyau de plus gros diamètre et l'installation d'une bouche d'égout sur le domaine public, les problèmes d'inondation persistent et sont accompagnés par un dysfonctionnement du système d'assainissement individuel à chaque précipitation importante. Si le cabinet Saretec dommages Bordeaux a rendu une expertise à la demande de l'assurance protection juridique de M. B, mentionnant la nécessité de procéder au curage des fossés en amont de celui qui passe sur le terrain de M. B, aucun document technique n'a été communiqué par la commune de Salles. Dans le but d'engager la responsabilité de la commune de Salles, M. B demande la nomination d'un expert pour établir judiciairement l'origine des inondations, pour déterminer et chiffrer les travaux nécessaires permettant de remédier aux désordres constatés et afin de fixer ses préjudices. La mesure d'expertise ainsi sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, est utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E
Article 1er : M. C D, est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
1°) de convoquer les parties ; se rendre sur la parcelle de M. A B, sis au 21 bis, route de Lavignolle, sur la commune de Salles (33770) comprenant une maison d'habitation, un jardin et une piscine ; entendre tout sachant et se faire communiquer tous les documents qu'il estimera utiles à l'accomplissement de sa mission ;
2°) de décrire le système d'évacuation des eaux pluviales à proximité de cette parcelle et rechercher les causes et origines des désordres causés par les inondations survenues depuis le début de l'année 2020 et en particulier le 11 mai 2020 et déterminer les dates d'apparition des inondations ; rechercher notamment si le système d'évacuation des eaux pluviales a joué un rôle causal dans l'apparition des désordres ; en cas de pluralité de causes, déterminer la part imputable à chacune d'entre elles ;
3°) au cas où la parcelle de M. B nécessiterait des mesures de sauvegarde ou des travaux particuliers de nature à la soustraire à un risque d'inondation, en indiquer la consistance, le coût et la durée probable de réalisation ;
4°) en cas de dysfonctionnement du réseau d'évacuation des eaux pluviales, indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier aux inondations et en chiffrer le coût ;
5°) d'évaluer l'ensemble des préjudices subis par M. B du fait des inondations en précisant ceux ayant éventuellement fait l'objet d'une indemnisation par son assureur ;
6°) d'une manière générale, fournir au tribunal tous les éléments utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre M. A B et la commune de Salles.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert, qui communiquera aux parties un pré-rapport, s'il l'estime utile, avec un délai leur permettant de faire valoir leurs dires avant d'analyser leurs observations dans un rapport définitif, déposera le rapport définitif au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la commune de Salles et à M. C D, expert.
Fait à Bordeaux, le 11 janvier 2023.
La présidente,
Cécile MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026