jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202597 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | ATGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mai 2022, M. I, représenté par Me Atger, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 15 mars 2022 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait en sa qualité de demandeur d'asile ;
3°) d'enjoindre au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de le rétablir rétroactivement dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de
200 euros par jours de retard, ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de
1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
5°) dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise une autorité incompétente en l'absence de décision de délégation de signature régulièrement prise et publiée postérieurement au 23 décembre 2021, date de l'arrêté nommant M. D F directeur général de l'OFII par intérim à compter du 1er janvier 2022 ;
- elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire tel que garanti par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et par l'article
L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en ce que l'OFII devait procéder à une évaluation de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que le requérant n'a pas refusé de se soumettre à un test PCR en vue de son transfert en Roumanie, et subsidiairement dès lors que cet examen médical n'était pas obligatoire pour entrer sur le territoire roumain ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le refus de se soumettre à un test PCR ne constitue pas une fuite au sens des dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 dit " E A " ;
- le directeur de l'OFII n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- la privation totale des conditions matérielles d'accueil, alors qu'il n'existe aucune circonstance exceptionnelle le justifiant, est contraire à l'article 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2023, le directeur général de l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Un mémoire présenté par M. G a été enregistré le 20 mars 2023 postérieurement à la clôture de l'instruction.
M. G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, dit " E A " ;
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ferrari, président-rapporteur ;
- les observations de Me Atger représentant de M. I, le directeur général de l'OFII n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. I, ressortissant afghan né le 15 mars 1990, a présenté le 14 avril 2021 une demande d'asile auprès de la préfecture de la Gironde en procédure dite " Dublin ". Le 12 août 2021, il a fait l'objet d'un arrêté de transfert vers la Roumanie, mais le 18 janvier 2022, il a refusé de se soumettre à un examen médical nécessaire à son embarquement. Par une décision du 15 mars 2022, le directeur général de l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait. M. G demande l'annulation de cette décision.
Sur l'admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. M. G ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 août 2022, ses conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, M. D F, directeur général de l'OFII a, par une décision du 14 octobre 2020 régulièrement publiée sur le site internet de l'OFII, donné délégation de signature à Mme B C, directrice territoriale de l'OFII et signataire de la décision litigieuse, à l'effet de signer tous actes, décisions et correspondances se rapportant aux missions dévolues à la direction de Bordeaux telles que définies par la décision du 31 décembre 2013, parmi lesquelles figurent les décisions relatives aux conditions matérielles d'accueil. Dès lors, et alors que M. F avait été reconduit dans ses fonctions de directeur général de l'OFII à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, il résulte des dispositions du livre V du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les conditions d'accueil des demandeurs d'asile. Dès lors, M. G ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration à l'encontre de la décision attaquée.
5. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le directeur général de l'OFII a notifié à M. G par un courrier du 4 février 2022, réceptionné le 11 février 2022, son intention de mettre totalement fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait et a précisé qu'il disposait d'un délai de quinze jours pour faire parvenir ses observations. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. G a pu bénéficier, le 14 avril 2021, d'un entretien lors de son enregistrement au guichet unique des demandeurs d'asile, au cours duquel sa situation personnelle a été évaluée. L'intéressé a signé le jour même le formulaire d'évaluation des besoins du demandeur d'asile, et coché la case " je certifie avoir été évalué par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) dans une langue que je comprends avec le concours d'un interprète professionnel ". Si l'entretien permettant d'évaluer la vulnérabilité du demandeur d'asile doit être mené à la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'administration n'est pas tenue de le réitérer au cours de la procédure. En outre, le requérant ne saurait utilement soutenir que l'entretien aurait permis de constater son état de vulnérabilité dès lors qu'il n'a informé l'administration d'aucun changement de situation. Par suite, M. G n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pas bénéficié de l'entretien de vulnérabilité prévu par les dispositions précitées de l'article
L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, M. G soutient qu'il n'a pas refusé de se soumettre à un test PCR en vue de son transfert en Roumanie, et que cet examen médical n'était pas obligatoire pour entrer sur le territoire roumain. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal établi par la direction zonale de la police aux frontières du sud-ouest le 18 janvier 2022 que l'intéressé s'est opposé à la réalisation d'un test PCR le même jour. D'autre part, si le requérant soutient sans être contredit qu'un résultat négatif au test PCR n'était pas exigé par les autorités roumaines pour son éloignement à destination de ce pays dès lors qu'il justifiait d'un schéma vaccinal complet, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait fait part de ce motif de refus à l'administration à un moment quelconque de la procédure. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Le transfert du demandeur () de l'État membre requérant vers l'État membre responsable s'effectue conformément au droit national de l'État membre requérant, après concertation entre les États membres concernés, dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation par un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27 () 2. Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté à un an au maximum s'il n'a pas pu être procédé au transfert en raison d'un emprisonnement de la personne concernée ou à dix-huit mois au maximum si la personne concernée prend la fuite () ". Il résulte clairement de ces dispositions que le transfert vers l'Etat membre responsable peut avoir lieu pendant une période de six mois à compter de l'acceptation de la demande de prise en charge et est susceptible d'être portée à dix-huit mois si l'intéressé " prend la fuite ", cette notion devant s'entendre comme visant le cas où un ressortissant étranger se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à une mesure d'éloignement le concernant, dans le cas notamment où il se soustrait intentionnellement à l'exécution d'un transfert organisé. Tel est le cas notamment s'il se soustrait intentionnellement à l'exécution d'un transfert organisé en refusant un test PCR obligatoire pour l'entrée effective sur le territoire de l'Etat membre responsable, dès lors qu'il avait connaissance des conséquences d'un refus de sa part et qu'il ne fait état d'aucune raison médicale particulière justifiant une absence de consentement à la réalisation du test.
10. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que le test PCR pouvait être demandé à
M. G dans le cadre de son transfert vers la Roumanie et qu'il s'y est opposé. Par ailleurs, le procès-verbal établi par la direction zonale de la police aux frontières du sud-ouest le 18 janvier 2022 démontre qu'il était informé que son opposition au test PCR ferait obstacle à son transfert vers la Roumanie et qu'il serait considéré comme ne se conformant pas aux exigences des autorités chargées de l'asile, et ainsi susceptible d'être privé des conditions matérielles d'accueil. Ainsi, M. G était informé des conséquences de son refus. Par suite, c'est à bon droit que le directeur général de l'OFII a considéré qu'il était en situation de fuite et que dès lors le délai de transfert vers la Roumanie était porté à dix-huit mois. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 doit donc être écarté.
11. En sixième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressée, vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de
M. G. L'intéressé est parfaitement identifié par son numéro AGDREF, son nom, son prénom, sa civilité, sa date de naissance et son lieu d'hébergement. Par ailleurs, le directeur général de l'OFII mentionne la circonstance selon laquelle le requérant a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'OFII le 10 mai 2021. Le motif de cessation des conditions matérielles d'accueil est développé, avec le refus le 18 janvier 2022 de se soumettre au test PCR en vue de son transfert vers le territoire de l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile et son placement en fuite par le pôle régional Dublin. Enfin, la décision n'a été prise qu'après examen de ses besoins et de sa situation personnelle. Ainsi, l'acte attaqué permet de vérifier que l'OFII a procédé à un examen approfondi de la situation de M. G avant de décider de la cessation de ses conditions matérielles d'accueil. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Les Etats membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national. () 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les Etats membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs. ".
13. M. G ne peut utilement soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article 20 de la directive du 26 juin 2013 dès lors que celle-ci a été entièrement transposée en droit interne. Par suite, le moyen tiré de l'inconventionnalité de l'acte litigieux doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. G n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 15 mars 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. G, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. G au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. G tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. I et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023 où siégeaient :
- M. Dominique Ferrari, président,
- Mme Eve Wohlschlegel, première conseillère,
- Mme Stéphanie Fazi-Leblanc, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
Le président-rapporteur
D. Ferrari
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
E. Wohlschlegel
La greffière,
E. Souris
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026