jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202621 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | HUGON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, M. A B, représenté par Me Hugon, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2022 par lequel la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui remettre dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- la préfète de la Gironde ne pouvait, sans méconnaitre les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérer que sa demande de titre était irrecevable au seul motif que ses documents d'état civil n'étaient pas probants ;
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que l'article 47 du code civil ne permet pas une vérification systématique des documents d'état civil étrangers ; il a été privé d'une garantie dès lors que l'autorité administrative ne lui a pas permis de présenter ses observations ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 47 du code civil, et les dispositions du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte d'état civil étranger ;
- les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues ;
- la préfète de la Gironde n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la décision méconnait également l'article L. 423-23 du code au regard de ses liens en France et de ses conditions de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la mesure d'éloignement est dépourvue de base légale compte tenu de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision fixant le pays de renvoi devra être annulée par voie de conséquence.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 14 juin 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 18 juillet 2022.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2022.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ferrari, président-rapporteur ;
- et les observations de Me Hugon, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité malienne, est entré irrégulièrement en France en avril 2019 à l'âge déclaré de seize ans et a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Gironde. Il a sollicité le 18 mai 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 mars 2022, la préfète de la Gironde a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 9 mai 2022. Par suite, sa demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions en annulation :
3. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
4. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public, la réserve d'ordre public s'appliquant systématiquement lors de l'examen d'une demande d'admission au séjour. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
5. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; /2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / () ". L'article L. 811-2 de ce code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. / () ". Et selon l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Cet article pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il résulte également de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'à l'appui de sa demande de titre de séjour, M. B a présenté un jugement supplétif n° 291, un acte de naissance n°147 et une carte d'identité consulaire n°2137850. Pour contester l'authenticité de ces documents, la préfète de la Gironde s'est fondée sur l'avis défavorable rendu le 21 juillet 2021 par la cellule de lutte contre la fraude de la direction zonale Sud-Ouest de la police aux frontières. Cet avis relève que seul un extrait des minutes du tribunal civil de Diéma est produit et que des informations essentielles, tel que l'identité de la personne ayant saisi le tribunal ou celle de l'autorité ayant rendu le jugement, sont manquantes. Les services de la police aux frontières se réservent donc de porter une appréciation sur le contenu du jugement supplétif et se bornent à indiquer que les " éléments absents empêche un travail de cohérence et de vérification du respect des lois locales ". Il précise également que le numéro figurant sur l'entête de l'acte d'état civil ne répond pas aux caractéristiques habituelles des actes produits par les autorités maliennes et qu'à défaut de mention du nom de l'imprimeur et de la prédécoupe figurant en principe à droite du document il n'est pas possible de déterminer si l'acte provient d'un registre sécurisé. Cependant, et alors que le rapport de la police aux frontières porte exclusivement sur le support sur lequel l'acte de naissance est rédigé, mais ne remet pas en cause les mentions pré-imprimées, l'attestation rédigée par le consul général du Malie à Lyon le 27 mai 2019 précise que " aucun support ou mode d'impression avec une imprimante particulière n'est exigé ni que le territoire national malien, ni dans les mission diplomatiques et consulaires du mali ". Enfin, s'il est constant que la préfète de la Gironde a signalé à la procureure de la République près le tribunal judicaire de Bordeaux, par un courrier du 7 décembre 2021, une tentative d'obtention indue d'un premier titre de séjour et usage de documents administratifs contrefaits ou falsifiés, elle ne produit aucun élément relatif aux suites données à ce signalement. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde ne peut être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, du caractère non authentique de ces documents ou de ce que leurs mentions ne seraient pas conformes à la réalité. Par suite, la préfète de la Gironde ne pouvait légalement rejeter la demande de délivrance d'un titre de séjour présentée par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que le requérant ne justifiait pas de son état civil.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, M. B résidait depuis trois années en France, où il a été pris en charge par le conseil départemental de la Gironde à compter du 20 mai 2019, et justifie d'une formation professionnelle depuis le mois de septembre 2020, date à laquelle il a commencé son cursus pour la délivrance d'un certificat d'aptitude professionnelle " maçon " au sein de l'établissement BTP CFA Gironde. L'intéressé a bénéficié d'un contrat d'apprentissage conclu le 19 août 2020 auprès de la société " ECA 33 ", et d'un contrat jeune majeur à compter du 2 février 2022. Le caractère réel et sérieux du suivi de la formation professionnalisante par M. B n'est pas utilement contredit, alors que ce dernier produit les relevés de notes sur lesquels les enseignants lui attribuent de bonnes appréciations et l'encouragent à poursuivre dans sa progression. Il produit également une lettre de son employeur attestant " d'une grande motivation et d'un professionnalisme rare ", de sa bonne intégration et de son apport au bon fonctionnement de l'entreprise, ainsi qu'un avis favorable de la structure d'accueil, qui fait valoir qu'il est investi dans sa formation, volontaire, respectueux de son entourage et des valeurs de la République, et qu'il s'est constitué un réseau social en France. Enfin, son père est décédé et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait maintenu des relations avec sa mère restée dans son pays d'origine. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, M. B est fondé à soutenir que la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour en application des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision de refus de titre de séjour opposée à M. B doit être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions du même jour par lesquelles la préfète de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement, son exécution implique que la préfète de la Gironde délivre à M. B le titre de séjour sollicité. Il y a lieu d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
10. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, Me Hugon, de la somme de 1 200 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 15 mars 2022 de la préfète de la Gironde est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde de délivrer à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Hugon, avocate de M. B, la somme de 1 200 euros application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de la Gironde et à Me Hugon.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme Fazi-Leblanc, première conseillère,
Mme Patard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
D. FERRARI
L'assesseure la plus ancienne,
S. FAZI-LEBLANC
La greffière,
C. POTTIER
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026