jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202623 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | JOUTEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, M. B A, représenté par Me Jouteau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 février 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard et, dans cette attente, de lui délivrer un récépissé de demande de titre l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation et d'examen sérieux et circonstancié de sa situation ;
- la préfète a commis des erreurs de fait sur sa date d'entrée en France et sa situation professionnelle, de nature à remettre en cause la décision prise ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 juillet 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-sénégalais relatif à la gestion concertée des flux migratoires entre la France et le Sénégal, signé à Dakar le 23 septembre 2006, et son avenant signé le 25 février 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Fazi-Leblanc, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Monsieur B A, ressortissant sénégalais né le 11 novembre 1974, déclare être entré en France en 2017 sous couvert d'une carte de séjour " résident longue durée-CE " délivrée par les autorités italiennes. Il a déposé un dossier de demande de premier titre de séjour enregistré le 15 novembre 2019 par la préfecture de la Gironde. Par décision du 5 novembre 2020, la préfète de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, décision annulée par jugement du tribunal administratif de Bordeaux n°2102435 du 4 janvier 2022 qui a enjoint à la préfète de la Gironde de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois. Par décision du 24 février 2022, la préfète de la Gironde a rejeté une deuxième fois la demande de titre de séjour de M. A. Il demande l'annulation de cette décision et d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour.
2. En premier lieu, les décisions de refus de séjour, qui constituent des mesures de police, doivent être motivées en application du 1° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, aux termes duquel : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. L'arrêté en litige vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et cite dans ses motifs l'article 3 de l'accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal du 23 septembre 2006 ainsi que les articles L. 426-11, L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que l'arrêté vise l'accord franco-marocain et non l'accord franco-sénégalais dont il reprend ensuite les dispositions procède d'une erreur de plume sans incidence sur la décision. L'arrêté comporte des éléments circonstanciés sur l'entrée sur le territoire de M. A en mentionnant qu'il est entré régulièrement en France le 28 septembre 2019 muni d'une carte de résident de longue durée - union européenne et que sa dernière entrée en France au jour de la décision date du 27 février 2020, date attestée par un billet d'avion Rome-Bordeaux fourni par l'intéressé. L'arrêté donne des précisions sur la situation professionnelle de M. A, indique qu'il a fait valoir son emploi de plongeur avec la société Le Carreau dont le gérant a présenté une demande d'autorisation de travail, qui a fait l'objet d'un avis défavorable de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) le 5 novembre 2020 notifié le 16 novembre 2020. L'arrêté donne également des précisions sur sa situation personnelle en France, sa situation vis-à-vis de son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 44 ans et où réside une partie de sa fratrie, son insertion dans la société française, et le fait qu'il n'établisse pas être exposé à des traitements inhumains ou dégradants ni faire valoir de considérations humanitaires particulières. Ainsi, il comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La circonstance que l'arrêté vise les articles L. 426-11 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en plus de l'article L. 435-1 et qu'il explicite les motifs de refus d'un titre de séjour sur le fondement de ces articles révèle que la préfète a procédé à un examen complet de son droit au séjour, d'autant que l'intéressé a coché la case " salarié " sur son dossier et déposé à la même période une demande d'autorisation de travail. Dans ces conditions, la décision est motivée et révèle que la préfète de la Gironde a procédé à un examen sérieux de la situation particulière de M. A.
4. En deuxième lieu, le requérant soutient que la préfète a commis deux erreurs de faits relatives à sa date d'entrée en France et à sa situation professionnelle et que celles-ci entachent la décision d'irrégularité. D'une part, s'agissant de sa date d'entrée en France, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré à au moins trois reprises en France : en 2017, le 28 septembre 2019, date reprise par la préfète comme celle qu'il a lui-même déclarée et le 27 février 2020, date d'un billet d'avion Rome-Bordeaux dont la préfète indique sans être contredite qu'il a été fourni au dossier. Si le requérant soutient qu'il est installé en France depuis 2017 et entend le prouver en fournissant le contrat de travail à durée indéterminée qu'il a conclu avec la SARL Le Carreau le 11 octobre 2017 ainsi que ses bulletins de salaire jusqu'en février 2019, puis son contrat à durée indéterminée avec l'entreprise Food for soul le 9 avril 2019 et ses bulletins de salaire jusqu'en avril 2022, pour autant les dates d'entrée en France, qui ne sont d'ailleurs pas contestées par le requérant, ne sont pas erronées. D'autre part, s'agissant de sa situation professionnelle, la préfète évoque la société Le Carreau comme étant l'employeur de M. A bien qu'il soit employé, à la date de la décision, par la société Food for soul, dès lors que c'est le gérant de la société Le Carreau qui a fait les démarches initiales pour l'obtention de l'autorisation de travail. Par suite, la préfète n'a pas commis d'erreur de fait et le moyen tenant à ce que la décision serait entachée d'irrégularité en reposant sur des faits inexacts, doit être écarté.
5. En troisième et dernier lieu, aux termes du paragraphe 42 de l'article 4 de l'accord du 23 septembre 2006, dans sa rédaction issue du point 31 de l'article 3 de l'avenant signé le 25 février 2008 : " Un ressortissant sénégalais en situation irrégulière en France peut bénéficier, en application de la législation française, d'une admission exceptionnelle au séjour se traduisant par la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant : - soit la mention " salarié " s'il exerce l'un des métiers mentionnés dans la liste figurant en annexe IV de l'Accord et dispose d'une proposition de contrat de travail ; / - soit la mention " vie privée et familiale " s'il justifie de motifs humanitaires ou exceptionnels ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Les stipulations du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, dans sa rédaction issue de l'avenant signé le 25 février 2008, renvoyant à la législation française en matière d'admission exceptionnelle au séjour des ressortissants sénégalais en situation irrégulière rendent applicables à ces ressortissants les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet, saisi d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour par un ressortissant sénégalais en situation irrégulière, est conduit, par l'effet de l'accord du 23 septembre 2006 modifié, à faire application des dispositions de cet article L. 435-1.
6. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 313-14 recodifié à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité figurant dans la liste annexée à l'arrêté interministériel du 18 janvier 2008, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et recensés comme tels dans l'arrêté du 18 janvier 2008, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour. L'article L. 435-1 ne fait, en tout état de cause, pas obstacle à l'exercice, par l'autorité administrative, du pouvoir discrétionnaire qui lui appartient, dès lors qu'aucune disposition expresse ne le lui interdit, de régulariser la situation d'un étranger, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle dont il justifierait. Il en va ainsi, notamment, dans l'hypothèse où l'étranger solliciterait sa régularisation aux fins d'exercer une activité ne figurant pas sur la liste précédemment mentionnée.
7. L'article L. 5221-5 du code du travail dispose qu'" un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnées au 2° de l'article L. 5221-2 ", c'est-à-dire " un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". L'article L. 5221-6 du même code précise que la délivrance d'un titre de séjour ouvre droit, dans les conditions fixées aux chapitres III à VI du titre Ier du livre III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'exercice d'une activité professionnelle salariée. Ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni aucune autre disposition de ce code ne prévoit que la délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " dans le cadre de ce régime d'admission exceptionnelle au séjour autorise, en elle-même, l'exercice d'une activité professionnelle sans qu'ait été obtenue au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2 du code du travail. Le dispositif de régularisation ainsi institué à l'article L. 435-1 ne peut donc être regardé comme dispensant d'obtenir cette autorisation avant que ne soit exercée l'activité professionnelle considérée. Pour autant, la demande présentée par un étranger sur le fondement de l'article L. 435-1 n'a pas à être instruite dans les règles fixées par le code du travail relativement à la délivrance de l'autorisation de travail mentionnée à son article L. 341-2, aujourd'hui repris à l'article L. 5221-2. La demande d'autorisation de travail pourra, en tout état de cause, être présentée auprès de l'administration compétente lorsque l'étranger disposera d'un récépissé de demande de titre de séjour ou même de la carte sollicitée.
8. M. A a déposé le 4 novembre 2019 une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de la Gironde. Il ne ressort pas des pièces du dossier que sa situation réponde à des considérations humanitaires. Il justifie travailler en tant que plongeur depuis le mois d'octobre 2017, a travaillé dans deux restaurants mais n'a pas obtenu d'autorisation de travail de la DIRECCTE nonobstant la demande faite par l'un de ses employeurs. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait des charges de famille, il ne justifie pas de liens familiaux ou personnels en France et il n'établit pas ne pas avoir de lien avec l'Italie, pays dans lequel il bénéficie d'un droit au séjour illimité en tant que résident. Par suite, la préfète de la Gironde n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne lui accordant pas de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Gironde.
Copie en sera transmise pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mariller, présidente,
Mme D et Mme C, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
S. C
La présidente,
C. MARILLER La greffière,
E. SOURIS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026