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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2202714

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2202714

mercredi 20 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2202714
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPRAXIOME BORDEAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 mai 2022, 31 août et 17 novembre 2023, Mme C B, représentée par Me Bach, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 16 novembre 2021, par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie dont elle souffre, ainsi que la décision du 16 novembre 2022 dont l'objet est identique ;

2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Bordeaux de reconnaître l'imputabilité de la maladie dont elle souffre au service dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, d'enjoindre à la même autorité de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

* A titre principal :

- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dès lors que son état de santé est en lien direct avec son activité professionnelle ;

* A titre subsidiaire :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que la commission de réforme n'a pas été saisie et qu'elle n'a pas été convoquée à sa réunion ; ce vice l'a privée d'une garantie.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2023, la rectrice de l'académie de Bordeaux conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle présente un caractère prématuré puisque la décision portant refus de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie dont souffre Mme B n'a été édictée que le 16 novembre 2022 ;

- les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés ;

- dès lors que la décision attaquée aurait légalement pu être fondée sur le caractère tardif de la déclaration de maladie professionnelle présentée par Mme B, une substitution de motif doit être opérée en tant que de besoin.

Vu :

- l'ordonnance n°21BX02184 du 22 novembre 2022 prescrivant une expertise à la demande de Mme B et désignant comme expert le Dr A ;

- le rapport de l'expert, déposé le 22 juin 2023 ;

- l'ordonnance du 4 juillet 2023 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a liquidé et taxé les honoraires et frais d'expertise à la somme de 1 440 euros toutes taxes comprises.

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;

- le décret n° 2019-122 du 21 février 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Denys ;

- les conclusions de Mme Caste, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Rouget, substituant Me Bach, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, professeure des écoles, exerce ses fonctions au sein de l'école élémentaire Le Bourg (33290). Elle a développé un syndrome anxio-dépressif et, en conséquence, a été placée en arrêt de travail à plusieurs reprises entre le 11 mai 2020 et le 24 août 2020. Par une déclaration de maladie professionnelle du 20 mai 2021, réceptionnée le 16 septembre suivant, Mme B a sollicité auprès de son employeur la reconnaissance de l'imputabilité au service de cette maladie. Estimant que le silence gardé, par la rectrice de l'académie de Bordeaux, sur cette demande, pendant deux mois, avait fait naître, le 16 novembre suivant, une décision implicite de rejet. Mme B a, par un courrier du 14 janvier 2022, formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, qui a été implicitement rejeté. Le docteur A, expert désigné à la demande de Mme B par le juge d'appel des référés de la cour administrative d'appel de Bordeaux, a déposé, le 22 juin 2023, son rapport concernant l'état de santé de l'intéressée. Par une décision du 16 novembre 2022, la rectrice de l'académie de Bordeaux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie dont souffre Mme B.

Sur l'objet du litige :

2. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.

3. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 16 novembre 2022, la rectrice de l'académie de Bordeaux a rejeté la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie déclarée par la requérante. A supposer qu'une décision implicite de rejet de la demande de Mme B soit intervenue avant l'enregistrement de la requête, la décision du 16 novembre 2022 s'y est substituée. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet initialement attaquée doivent être regardées comme dirigées contre la décision explicite du 16 novembre 2022.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 16 novembre 2022, par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie dont elle souffre.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

5. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 et 3, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet qui serait née du silence gardé par la rectrice de l'académie de Bordeaux sur la demande de Mme B, doit être écarté comme inopérant.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 47-6 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le conseil médical est consulté : / 1° Lorsqu'une faute personnelle ou toute autre circonstance particulière est potentiellement de nature à détacher l'accident du service ; / 2° Lorsqu'un fait personnel du fonctionnaire ou toute autre circonstance particulière étrangère notamment aux nécessités de la vie courante est potentiellement de nature à détacher l'accident de trajet du service ; / 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies ". Aux termes de l'article 12 du même décret : " Au moins dix jours ouvrés avant la date à laquelle son dossier sera examiné, le secrétariat du conseil médical informe le fonctionnaire concerné de cette date et de son droit à : / 1° Consulter son dossier ; / 2° Présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux ; / 3° Etre accompagné ou représenté, s'il le souhaite, par une personne de son choix à toutes les étapes de la procédure. / En outre, lorsque sa situation fait l'objet d'un examen par un conseil médical réuni en formation restreinte, le secrétariat de ce conseil informe l'intéressé des voies de contestation possibles devant le conseil médical supérieur et, lorsque sa situation fait l'objet d'un examen par un conseil médical réuni en formation plénière, il l'informe de son droit à être entendu par le conseil médical. / Dans tous les cas, le fonctionnaire concerné et l'administration peuvent faire entendre le médecin de leur choix par le conseil médical. S'il le juge utile, le conseil médical entend le fonctionnaire concerné ".

7. Il ressort des pièces du dossier que le conseil médical s'est réuni, le 3 novembre 2022, pour émettre un avis au sujet de la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service dont souffre Mme B. Par ailleurs, aucun principe ni aucun texte ne prévoit que l'agent dont la situation est examinée par cette instance est convoqué à sa réunion. Il s'ensuit que le vice de procédure tiré du défaut de consultation de cette instance doit être écarté. Il en va de même du vice de procédure tiré de ce que Mme B n'aurait pas été convoquée à la réunion du conseil médical, qui s'est réuni le 3 novembre 2022, qui est inopérant.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi susvisée du 13 juillet 1983 : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / () / IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / () Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnées aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ().

9. Aux termes de l'article 47-8 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa version issue de l'article 10 du décret susvisé du 21 février 2019 : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l' article R. 461-8 du code de la sécurité sociale. Ce taux correspond à l'incapacité que la maladie est susceptible d'entraîner. Il est déterminé par la commission de réforme compte tenu du barème indicatif d'invalidité annexé au décret pris en application du quatrième alinéa de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite ". Enfin aux termes de l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale : " Le taux d'incapacité mentionné au septième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 % ".

10. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien essentiel et direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service et pourvu qu'elle entraîne une incapacité permanente supérieure ou égale à 25 %.

11. Par ailleurs, aux termes de l'article 47-2 du décret précédemment visé du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, modifié par le décret du 21 février 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique de l'Etat : " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à son administration une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. / La déclaration comporte : / 1° Un formulaire précisant les circonstances de l'accident ou de la maladie. Un formulaire type est mis en ligne sur le site internet du ministère chargé de la fonction publique et communiqué par l'administration à l'agent à sa demande ; / 2° Un certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l'accident ou de la maladie ainsi que, s'il y a lieu, la durée probable de l'incapacité de travail en découlant ". Aux termes de l'article 47-3 du même décret : " II. - La déclaration de maladie professionnelle prévue à l'article 47-2 est adressée à l'administration dans le délai de deux ans à compter de la date de la première constatation médicale de la maladie ou, le cas échéant, de la date à laquelle le fonctionnaire est informé par un certificat médical du lien possible entre sa maladie et une activité professionnelle () IV. - Lorsque les délais prévus aux I et II ne sont pas respectés, la demande de l'agent est rejetée. Les délais prévus aux I, II et III ne sont pas applicables lorsque le fonctionnaire entre dans le champ de l'article L. 169-1 du code de la sécurité sociale ou s'il justifie d'un cas de force majeure, d'impossibilité absolue ou de motifs légitimes ". Aux termes de l'article 22 du décret précité du 21 février 2019, qui a pour objet de fixer des dispositions transitoires : " Le fonctionnaire en congé à la suite d'un accident ou d'une maladie imputable au service continue de bénéficier de ce congé jusqu'à son terme. Toute prolongation de ce congé postérieure à l'entrée en vigueur du présent décret est accordée dans les conditions prévues au chapitre Ier. / Les conditions de forme et de délais prévues aux articles 47-2 à 47-7 du décret du 14 mars 1986 précité ne sont pas applicables aux fonctionnaires ayant déposé une déclaration d'accident ou de maladie professionnelle avant l'entrée en vigueur du présent décret. / Les délais mentionnés à l'article 47-3 du même décret courent à compter du premier jour du deuxième mois suivant la publication du présent décret lorsqu'un accident ou une maladie n'a pas fait l'objet d'une déclaration avant cette date ".

12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport d'expertise judiciaire, que Mme B souffre, depuis 2013, d'une pathologie caractérisée par un ensemble de troubles, du registre anxio-dépressif, en lien essentiel et direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail. Si la rectrice de l'académie de Bordeaux se prévaut des conclusions de l'expertise, réalisée à sa demande, en septembre 2022 au sujet de l'état de santé de l'intéressée, qui indique que la maladie déclarée par l'intéressée n'est pas en lien direct et essentiel avec l'exercice de ses fonctions, ces conclusions, qui ne sont assorties d'aucune démonstration de nature à les justifier, ne remettent pas sérieusement en cause les conclusions du rapport d'expertise judiciaire. Par ailleurs, l'expertise menée le 19 janvier 2021 à la demande de la rectrice de l'académie de Bordeaux, révèle l'existence de troubles liés au contexte professionnel dans lequel évoluait Mme B. Dans ces conditions, en estimant, pour rejeter la demande de Mme B tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie dont elle souffre, que cette maladie, qui était liée à une pathologie préexistante, n'était pas en lien direct et essentiel avec le service, la rectrice de l'académie de Bordeaux a commis une erreur d'appréciation.

13. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le 24 novembre 2018, date à laquelle Mme B s'est vue délivrer un certificat médical qui indique que le syndrome anxio-dépressif dont elle souffre est en lien avec l'existence d'un épuisement professionnel, ou " burn out ", l'intéressée a été informée du lien possible entre sa maladie, qui a commencé à se développer en 2013, et son activité professionnelle. Dans ces conditions, le délai de deux ans, prévu par le II de l'article 47-3 précité du décret du 14 mars 1986, imparti à Mme B pour adresser sa déclaration de maladie professionnelle à son employeur, a commencé à courir, conformément aux dispositions transitoires prévues par l'article 22 du décret du 21 février 2019, à compter du premier jour du deuxième mois suivant la publication de ce dernier texte, soit le 1er avril 2019. Il s'ensuit que ce délai a expiré le 31 mars 2021, de sorte que la déclaration de maladie professionnelle qu'elle a adressée à son employeur, après l'avoir établie le 20 mai 2021, présente un caractère tardif. Il s'ensuit qu'il y a lieu de faire droit à la demande de substitution de motif, qui ne prive Mme B d'aucune garantie, présentée par la rectrice de l'académie de Bordeaux.

14. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la rectrice de l'académie de Bordeaux, Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision qu'elle conteste.

Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :

15. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par Mme B doivent être rejetées.

Sur la charge définitive des dépens :

16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".

17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais et honoraires de l'expertise confiée au Dr A, liquidés et taxés à la somme de 1 440 euros toutes taxes comprises, à la charge définitive de Mme B.

Sur les frais liés au litige :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les frais et honoraires d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 1 440 euros toutes taxes comprises, sont mis à la charge définitive de Mme B.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Bordeaux.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Zuccarello, présidente,

- Mme Chauvin, présidente,

- Mme Denys, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2023.

La rapporteure,

A. DENYS La présidente,

F. ZUCCARELLO La greffière,

I. MONTANGON

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière

N°2202714

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