mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202750 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CESSO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 mai et 20 juin 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le 27 juin 2022, M. B C représenté par Me Paul Cesso, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2022 par lequel la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, lui a fait interdiction de retour pour une durée de deux ans et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", à défaut de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'il avait sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 et justifie de dix années de présence en France ;
- la décision portant refus de séjour méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale dès lors que le requérant entrait dans l'une des catégories lui permettant de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'interdiction de retour est insuffisamment motivée ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 30 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits des enfants ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jean-Claude Pauziès, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Mariane Champenois, rapporteure publique,
- et les observations de Me Esseul, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant nigérian né le 20 aout 1980, est entré en France le 20 novembre 2010 et y a rencontré selon ses déclarations une compatriote avec laquelle il a eu trois enfants nés à Bordeaux les 26 août 2018, 26 mai 2020 et 19 octobre 2021. Il a sollicité le 6 août 2020 son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale, sur le fondement des articles L. 313-11 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 29 avril 2022, la préfète de la Gironde a rejeté cette demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, il ressort de la consultation du site internet de la préfecture, librement accessible, que la préfète de la Gironde a, par un arrêté du 11 février 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 33-2022-028 du même jour, donné délégation à M. A D, directeur des migrations et de l'intégration, signataire de la décision en litige, à l'effet de signer, en matière d'éloignement, toutes décisions d'éloignement et décisions accessoires s'y rapportant prises en application des II, IV, V, VI, VII et VIII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes des dispositions de l'article L. 423-23 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
4. Si M. C soutient être entré en France en novembre 2010 et y résider depuis lors, il ne produit aucune pièce probante justifiant de sa résidence habituelle pour l'année 2011 et se borne à produire une attestation de domiciliation pour l'année 2012, et pour les années suivantes sa carte individuelle d'admission à l'aide médicale de l'Etat renouvelée chaque année à compter du 10 décembre 2012, et des avis de situation déclaratives sans aucun revenu depuis 2017 ainsi qu'un récépissé de titre de séjour. Il n'apporte en outre aucun élément de nature à démontrer les liens amicaux qu'il a tissés sur le territoire et il n'est pas contesté qu'il s'y est maintenu irrégulièrement, en dépit de deux mesures d'éloignement prise à son encontre le 29 octobre 2014 et le 20 novembre 2018. S'il justifie être père de trois enfants nés à Bordeaux, les 26 aout 2018, 26 mai 2020 et 19 octobre 2021, il déclare résider avec la mère de ces derniers, de nationalité nigériane, que depuis le mois d'octobre 2020 et il ne fournit, exceptés deux virements en date des mois de juillet et août 2018, aucun document attestant avoir contribué à leur éducation et leur entretien avant cette date. En outre, il n'a fourni que deux attestations non circonstanciées datées des 10 et 11 mai 2022 indiquant respectivement qu'il vient chercher son fils à la crèche ou bien qu'il accompagne ses enfants à chaque consultation médicale, sans davantage de précision. Il ne conteste pas non plus ne pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 30 ans et où résident deux de ses enfants nés en 2005 et 2007. Enfin, à la date de l'arrêté contesté, sa concubine ne dispose pas d'un titre de séjour. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète de la Gironde a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /() Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
6. En se bornant à faire valoir une durée de résidence en France de dix années au demeurant non établie et la circonstance que sa compagne souffre de graves problèmes de santé et bénéficie du statut de travailleur handicapé depuis le 1er juillet 2019, le requérant ne justifie d'aucun motif exceptionnel ou considération humanitaire de nature à permettre la délivrance d'une carte de séjour " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions précitées. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ne peut dès lors qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les documents produits par M. C, ne permettent pas, par leur faible nombre et leur nature, d'établir la résidence habituelle en France de l'intéressé au titre des années 2012 à 2022 et par suite sur une période de plus de dix années à la date de la décision attaquée. Ainsi, et contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet n'était pas tenu, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure et aurait été prise en méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
8. En dernier lieu, M. C n'établit pas contribuer à l'entretien et l'éducation de ses enfants depuis leur naissance. Au surplus, eu égard au jeune âge des enfants, la décision attaquée qui n'a pas pour objet de séparer l'intéressé de ses enfants, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus concernant le refus de titre de séjour que M. C ne remplit pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour de plein droit et aucun des moyens dirigés contre la décision de refus de titre de séjour n'est fondé. Dès lors, M. C ne peut exciper de l'illégalité de cette décision pour contester celle l'obligeant à quitter le territoire français.
10. Il résulte de ce qui a été exposé que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'état de santé de la compagne du requérant, et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle, qui reprennent ce qui a été développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que précédemment, ainsi que celui tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. /Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français./Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
12. La décision par laquelle la préfète de la Gironde a fait interdiction à M. C de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans mentionne le L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elle indique qu'il est défavorablement connu des services de police, et mentionne qu'il a déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement qu'il n'a pas exécutées, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Nigéria alors qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. Ainsi, la décision attaquée est suffisamment motivée.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. C ne justifie pas de la durée de sa résidence en France et comme indiqué précédemment, il a fait l'objet de deux mesures d'éloignement qu'il n'a pas exécutées. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'il est défavorablement connu des services de police de Bordeaux pour des faits de détention frauduleuse de faux document administratif. Enfin, comme indiqué au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe en France, dès lors que rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale dont il se prévaut puisse se reconstituer dans son pays d'origine. Par suite, la préfète de la Gironde n'a pas porté une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas commis d'erreur d'appréciation en édictant à son encontre une interdiction de retour de deux ans.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. En se bornant à indiquer " que le simple fait d'avoir été débouté de la demande d'asile ne lie pas, ni le préfet ni le juge ensuite ", M. C n'assortit pas son moyen de précision suffisante permettant d'en apprécier le bien-fondé.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 29 avril 2022 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pauziès, président,
M. Béroujon, premier conseiller,
M. Dufour, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 25 octobre 2022.
Le premier assesseur
F. BÉROUJON Le président-rapporteur,
J-C. PAUZIÈS
La greffière,
C. LALITTE
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026