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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2202794

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2202794

jeudi 4 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2202794
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantBAULIMON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 mai 2022, 10 février et 2 avril 2023, non communiqué pour ce dernier, M. C A représenté par Me Baulimon demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2022-AGENT-084 du 22 mars 2022 par lequel le maire de la commune d'Arveyres l'a licencié à compter du 16 avril 2022 et l'a radié des cadres du personnel de la collectivité à compter de cette même date ;

2°) d'enjoindre à la commune d'Arveyres de le réintégrer en qualité d'adjoint technique territorial stagiaire et de prolonger son stage pour une durée de trois mois, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la commune d'Arveyres de reconstituer sa carrière, ses droits sociaux et ses droits à pension, et de reprendre le versement de son plein traitement depuis le 16 avril 2022, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 150 euros par jours de retard ;

4°) de mettre à la charge de la commune d'Arveyres une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision contestée est une décision de licenciement en cours de stage, en application de l'article 7 du décret du 4 novembre 1992, et non pas en fin de stage ; il a été victime d'un accident de service le 2 juin 2021 et a été autorisé à reprendre son service, avec restrictions, le 20 décembre 2021 ; son stage devait en réalité s'achever, compte tenu de sa prolongation liée à son arrêt maladie, le 1er juin 2022 ;

- l'arrêté, qui met fin au stage avant son terme, est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que la commune a été destinataire de l'avis de la CAP, et non pas uniquement de son sens, avant d'édicter l'arrêté de licenciement du 22 mars 2022, en application de l'article 46 de la loi du 26 janvier 1984 ; la consultation de la CAP constitue une garantie et le défaut de consultation régulière a pu exercer une influence sur le sens de la décision en litige ;

- il n'a pas été informé de son droit à la communication de son dossier et n'a pas été mis à même d'exercer effectivement son droit, avant l'adoption de l'arrêté en litige, alors que le licenciement de l'agent en cours de stage doit être précédé de la communication du dossier et d'une procédure contradictoire ; s'il a été reçu par le maire le 20 janvier 2021, il n'a été convoqué à cet entretien que le matin même, oralement et sans connaître l'objet de la réunion à venir, ne lui permettant pas de préparer utilement sa défense ;

- l'arrêté est entaché d'erreurs de fait et d'appréciation dès lors qu'il justifie de ses qualités professionnelles et de sa très grande implication au service de la collectivité ; l'appréciation de la collectivité sur ses qualités professionnelles a évolué à la suite de son accident de service ; il n'a bénéficié que d'un seul entretien professionnel de recadrage le 2 avril 2021.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 2 août 2022 et 1er mars 2023, la commune d'Arveyres, représentée par Me Caroline Laveissière conclut au rejet de la requête et à ce que le requérant soit condamné à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.

Par ordonnance du 2 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 3 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- le décret n°92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;

- le décret n°2006-1691 du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux.

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,

- les observations de Me Baulimon, représentant M. A, présent,

- et celles de Me Roncin, représentant la commune d'Arveyres.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A a été recruté par la commune d'Arveyres, le 27 février 2020, en qualité d'agent public contractuel. Il a été nommé en qualité d'adjoint technique territorial stagiaire par un arrêté du maire de la commune d'Arveyres du 1er septembre 2020, à compter de cette même date et pour une durée d'un an. Il a été victime d'un accident le 2 juin 2021, reconnu imputable au service par un arrêté du 3 juin 2021 et a été placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu'au 17 décembre 2021. Par courrier du 20 janvier 2022, il a été informé de la volonté du maire de ne pas le titulariser et de prononcer son licenciement en fin de stage et la commission administrative paritaire, saisie à ce titre, a émis un avis le 23 février 2022. Par un arrêté du 22 mars 2022, dont M. A demande l'annulation, le maire de la commune d'Arveyres l'a, " au terme de sa période de stage allongée ", " licencié pour insuffisance professionnelle " à compter du 16 avril 2022 et l'a radié des cadres du personnel de la collectivité à compter de cette même date.

Sur la qualification de la décision contestée :

2. Aux termes de l'article 7 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire territorial stagiaire a droit aux congés rémunérés prévus à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ainsi qu'à ceux prévus aux 1° (premier alinéa), 2°, 3°, 4°, 5° et 9° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 précitée. Le total des congés rémunérés accordés en sus du congé annuel ne peut être pris en compte comme temps de stage que pour un dixième de la durée globale de celui-ci. ". Lorsque des congés de maladie ont été régulièrement accordés à un stagiaire en cours de stage, la date de fin de stage doit être déterminée en prenant en compte la durée de ces congés excédant le dixième de la durée du stage pour prolonger, à due concurrence, la durée d'un an initialement prévue pour le stage.

3. M. A soutient que le licenciement est intervenu en cours de stage dès lors qu'il devait en réalité s'achever, compte tenu de sa prolongation liée à son arrêt maladie, le 1er juin 2022. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a été nommé adjoint technique territorial stagiaire à compter du 1er septembre 2020 et pour une durée d'un an, son stage devant ainsi en principe s'achever le 31 août 2021. Il a toutefois été placée en congé de maladie à compter du 3 juin 2021. Au 31 août 2021, il n'avait effectué que deux cent soixante-quatorze jours de stage. Ses arrêts maladie se sont poursuivis sans interruption jusqu'au 17 décembre 2021. M. A devait par suite encore accomplir, à compter du 20 décembre 2021 date de son retour de congé de maladie, quatre-vingt-onze jours de stage, auxquels il convient de retirer les trente-six jours correspondant au nombre de jours de congés de maladie pouvant être pris en compte au cours de son stage, soit le dixième de son stage. Il ressort des pièces du dossier qu'il a de nouveau été placé en congé de maladie ordinaire du 28 au 31 janvier 2022 et du 17 au 19 février 2022. Dans ces conditions, la décision contestée prononçant " le licenciement " de M. A à compter du 16 avril 2022 doit être regardée comme un refus de titularisation en fin de stage.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article 46 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision en litige : " () La titularisation peut être prononcée à l'issue d'un stage dont la durée est fixée par le statut particulier. () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " La durée normale du stage et les conditions dans lesquelles elle peut éventuellement être prorogée sont fixées par les statuts particuliers des cadres d'emplois. / Sous réserve de dispositions contraires prévues par ces statuts et de celles résultant des articles 7 et 9 du présent décret, la durée normale du stage est fixée à un an. () ". Aux termes de l'article 8 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux : " Les candidats recrutés en qualité d'adjoint technique territorial sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale, ainsi que les candidats inscrits sur une liste d'aptitude au grade d'adjoint technique territorial principal de 2e classe et recrutés sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale, sont nommés stagiaires par l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination pour une durée d'un an ".

5. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Cependant, la circonstance que tout ou partie de tels faits seraient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente prenne légalement une décision de refus de titularisation, pourvu que l'intéressé ait été alors mis à même de faire valoir ses observations.

6. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.

7. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée est fondée sur la circonstance que M. A n'a pas donné pleine satisfaction à la collectivité, notamment en raison des difficultés relationnelles et comportementales rencontrées.

8. En premier lieu, M. A soutient d'abord que les pièces du dossier démontrent ses qualités professionnelles et sa très grande implication au service de la collectivité. Toutefois, il ressort du compte-rendu de son entretien d'évaluation pour l'année 2020 que s'agissant du savoir-faire " communication et dialogue " et du savoir-être " qualités relationnelles - travail en équipe ", M. A a été évalué " point à améliorer ". En effet, il est mentionné, au titre des observations, que " Stéphane ne comprend pas pourquoi ses collèges ne travaillent pas aussi vite que lui. Souvent il préfère agir seul " et " Agent impulsif. A fait des efforts. Remise en question significative. A poursuivre ". L'appréciation générale portée sur sa valeur professionnelle mentionne également que M. A " doit faire attention à son comportement qui pourrait nuire parfois au bon fonctionnement du service ". Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié, le 2 avril 2021, d'un entretien avec le maire, l'adjoint en charge des services techniques, la directrice générale des services et le coordinateur des services techniques, destiné à aborder plusieurs points qui nuisent à l'ambiance du service. Aux termes du compte-rendu d'entretien produit, M. A a eu, à plusieurs reprises, une attitude d'énervement tant dans ses propos que dans ses gestes et, ce dernier a admis avoir un tempérament impulsif et des attitudes qui débordent le cadre du respect. De plus, aux termes du courrier du 20 janvier 2022, adressé aux membres de la commission administrative paritaire, le maire de la commune d'Arveyres évoque les nombreuses difficultés d'intégration de M. A et l'entretien de recadrage du mois d'avril 2021 et précise que, de manière générale, le requérant remet en question toutes les décisions du service technique ou de l'exécutif et rencontre des difficultés avec chaque service, les échanges étant compliqués et amenant à des disputes.

9. Par ailleurs, M. A soutient que le versement de l'IFSE, du CIA et d'une prime exceptionnelle atteste de sa valeur professionnelle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que par délibération des 10 septembre 2018 et 25 février 2021, le conseil municipal de la commune d'Arveyres a mis en place le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP), composé d'une part, de l'indemnité de fonctions, de sujétion et d'expertise (IFSE) et d'autre part, du complément indemnitaire annuel (CIA). Dans ces conditions, M. A était en droit, comme tous les autres agents entrant dans le champ du RIFSEEP, de bénéficier du versement de l'IFSE et du CIA. Par ailleurs, s'il a bénéficié du versement d'une prime exceptionnelle, c'est uniquement en raison de sa mobilisation durant l'état d'urgence sanitaire et des sujétions exceptionnelles auxquelles il a été soumis pour assurer la continuité du fonctionnement des services, et tenir compte d'un surcroit de travail significatif.

10. Enfin, si M. A soutient que la décision contestée est en réalité fondée sur la circonstance qu'il a été victime d'un accident de service, il ne l'établit pas.

11. Par suite, les moyens invoqués par M. A tirés de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de l'erreur de fait ne peuvent qu'être écartés.

12. En deuxième lieu, si la nomination dans un corps en tant que fonctionnaire stagiaire confère à son bénéficiaire le droit d'effectuer un stage dans la limite de la durée maximale prévue par les règlements qui lui sont applicables, elle ne lui confère aucun droit à être titularisé. Ainsi, le refus de titularisation d'un stagiaire en fin de stage n'entre dans aucune des catégories de mesures qui doivent être motivées en application de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen invoqué par M. A, tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée, inopérant, ne peut qu'être écarté.

13. En troisième lieu, et comme énoncé au point 5, un agent public ayant la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Dans ces conditions, et alors même que la décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne, elle n'est pas - sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire - au nombre des mesures qui ne peuvent légalement intervenir sans que l'intéressé ait été mis à même de faire valoir ses observations ou de prendre connaissance de son dossier, et n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et les règlements.

14. En l'espèce, il résulte de ce qui a été précédemment énoncé que la décision contestée a été prise au regard de l'insuffisance professionnelle de M. A à exercer ses fonctions et il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est pas même allégué, que l'arrêté attaqué a été pris pour un motif disciplinaire. Par suite, ses moyens tirés de ce qu'il n'a pas pu faire utilement valoir ses observations lors d'un entretien, ni prendre connaissance de son dossier, inopérants, ne peuvent qu'être écartés.

15. En dernier lieu, aux termes de l'article 46 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " () L'agent peut être licencié au cours de la période de stage en cas d'insuffisance professionnelle ou de faute disciplinaire et après avis de la commission administrative paritaire compétente. ".

16. Eu égard à ce qui a été énoncé au point 3, M. A ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article 46 de la loi du 26 janvier 1984 précité dès lors qu'il ne s'applique qu'au licenciement intervenu au cours de la période de stage. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la commune justifie avoir reçu le procès-verbal de la commission administrative paritaire le 25 février 2022. Par suite, son moyen tiré de ce que la commune n'établirait pas avoir eu connaissance de la teneur exacte de l'avis de la commission administrative paritaire avant de statuer, doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 22 mars 2022 sont rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par la commune d'Arveyres, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sont, dans les circonstances de l'espèce, rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Arveyres au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune d'Arveyres.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Munoz-Pauziès, présidente,

Mme Lahitte, conseillère,

M. Bongrain, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.

La rapporteure,

A. B

La présidente,

F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,

C. SCHIANO

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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