jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202796 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | COSTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2022, M. B A, représenté par Me Magali Coste, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2022 en tant que la préfète de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente un récépissé, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui restituer le jugement supplétif n°45 du 3 juillet 2017 de la République du Mali, l'acte de naissance n°183/sjs et sa carte d'identité consulaire malienne ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 750 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et une somme de 750 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à son profit.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- le caractère frauduleux de ses documents d'état civil n'est pas établi ; le rapport de la PAF de la Haute-Garonne en date du 3 avril 2019 a d'ailleurs conclu au caractère authentique de son acte de naissance et émis un avis favorable sur le jugement supplétif ; l'avis émis par la DZPAF de la Gironde le 4 août 2021 est en contradiction avec ce premier avis et ne décrit pas les prétendues anomalies portant sur son acte de naissance ; l'extrait du jugement supplétif est parfaitement conforme ; la préfète n'a pas saisi les autorités maliennes aux fins de vérification et ne renverse pas la présomption d'authenticité des documents d'état civil qui ont été produits en original et non rendus alors qu'il en a besoin pour établir son passeport ;
- il a été confié à l'ASE entre l'âge de 16 et 18 ans, est inscrit en CAP " monteur installateur thermique " en deuxième année pour une formation en trois ans compte de tenu de l'évaluation de prépa apprentissage parcours et de ses carences initiales en terme d'alphabétisation et en français, est particulièrement investi et travailleur ce qui a permis des progrès importants grâce notamment aux cours suivi " FLE ", bénéficie d'un contrat d'apprentissage qui expire le 31 août 2023 au sein de l'entreprise EPL à Lormont où ses qualités de sérieux et de discipline ont été reconnues raison pour laquelle sont envisagées son embauche et la poursuite d'étude en brevet professionnel ; son implication est également reconnue par la structure d'accueil ; il n'a plus de lien avec ses parents depuis son entrée sur le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs ;
- elle est entachée, pour les mêmes motifs, d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision est privée de base légale, en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- en le fixant à un mois alors qu'il suit une formation, la préfète a entaché sa décision d'illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 23 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 13 juin 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55% par une décision du 4 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-malien de coopération en matière de justice du 9 mars 1962 ;
- l'accord franco-malien du 26 septembre 1994 relatif à la circulation et au séjour des personnes ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Coste, représentant M. A, présent à qui la parole a été donnée et qui a présenté des observations,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant de nationalité malienne qui indique être né le 18 mars 2003, est entré en France, selon ses déclarations, le 21 mars 2019. Il a bénéficié d'un placement provisoire dès le 21 octobre 2019 auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, mesure maintenue par une décision du juge des enfants du 24 janvier 2020 jusqu'à sa majorité. Le département de la Gironde a prorogé la prise en charge de l'intéressé, titulaire d'un contrat jeune majeur jusqu'au 17 mars 2022. Par arrêté du 3 février 2022, la préfète de la Gironde a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays à destination duquel l'intéressé est susceptible d'être éloigné d'office. Par la requête susvisée, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté en tant que la préfète de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 435-3 anciennement L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "
3. Aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile désormais codifié à l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". Aux termes de ce dernier article : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
4. Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
5. En cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. L'article 47 du code civil pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il incombe donc à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.
6. Pour établir son identité, M. A a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, le volet n°3 d'un acte de naissance n°183/sjs de la République du Mali, un jugement supplétif d'acte de naissance n°45 transcrit sous le même numéro le 3 juillet 2017 et une carte d'identité consulaire. Dans le rapport établi le 3 avril 2019, la direction départementale de la police aux frontières de la Haute-Garonne, qui s'est fondée sur ces documents qui lui avaient été fournis en original, a estimé que ces documents étaient authentiques. Dans un second rapport rédigé le 16 août 2021, la cellule fraude documentaire et à l'identité de Bordeaux des services de la police aux frontières Sud-Ouest a émis un avis défavorable sur la valeur probante des mêmes documents présentés par M. A en se fondant sur la circonstance d'une part, que certaines informations étaient absentes telles que l'identité de la personne ayant formulée la requête, la date de celle-ci et l'identité des témoins, éléments qui " empêche la vérification de l'application de la loi locale en vigueur ", " de l'intérêt de ne pas présenter l'original du jugement supplétif " alors que l'extrait est daté du même jour que le jugement supplétif et d'autre part, de la présence de plusieurs anomalies, l'acte de naissance ne mentionnant " aucun nom d'imprimeur et ne possède aucune pré découpes et a été imprimé en toner alors qu'il devrait être en offset ". En se fondant sur ces éléments alors qu'un précédent rapport de la DZPAF de la Haute-Garonne avait conclu à l'authenticité des mêmes documents, les conclusions du rapport de la police aux frontières du 16 août 2021 de la DZPAF de la Gironde, ne peuvent suffire à remettre en cause la présomption d'authenticité des documents d'état civil présentés et d'exactitude des mentions y figurant, notamment la date de naissance de M. A. Dans ces conditions, en l'état des pièces du dossier soumis au tribunal, la préfète de la Gironde ne renverse pas la présomption de validité qui s'attache, en vertu notamment de l'article 47 du code civil, aux mentions contenues dans les actes d'état civil produits par le requérant et ne pouvait, en conséquence, rejeter sa demande de titre de séjour en considérant que ces documents n'étaient pas probants.
7. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions dans le cadre de l'admission exceptionnelle au séjour, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans et qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Disposant d'un large pouvoir d'appréciation, il doit ensuite prendre en compte la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'il a portée.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A, né le 18 mars 2003, a été confié au département de la Gironde entre ses 16 ans et sa majorité, par une ordonnance du juge des enfants du 21 octobre 2019. Il a sollicité une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 313-15 désormais codifié à l'article L. 435-3, le 23 avril 2021. Placé par les services de l'aide sociale à l'enfance sous contrat " jeune majeur ", il est scolarisé, pour une période de trois ans, dans le cadre d'un CAP " monteur installateur thermique " effectué en alternance au sein de l'entreprise EPL située à Lormont dans le cadre d'un contrat courant jusqu'au 31 août 2023. Il suit donc depuis au moins six mois une formation qualifiante et fait l'objet d'appréciations particulièrement élogieuses de la part de son employeur et de ses éducateurs qui soulignent son sérieux, son investissement et les efforts entrepris. Sa présence en France ne constitue pas une menace à l'ordre public et l'intéressé, qui a par ailleurs conclu avec le département de la Gironde un contrat jeune majeur renouvelé jusqu'au 17 mars 2022, justifiait d'une insertion sociale très satisfaisante au vu de l'avis de sa structure d'accueil. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A conserverait des liens familiaux avec son pays d'origine qui seraient incompatibles avec sa régularisation sur le territoire français. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et doit, pour ce motif, être annulée et, par voie de conséquence et l'obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement, son exécution implique que la préfète de la Gironde délivre à M. A, sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait ou de droit, un titre de séjour portant la mention " salarié " et lui restitue les documents remis par lui à l'appui de sa demande de titre de séjour à savoir le jugement supplétif n°45 du 3 juillet 2017 de la République du Mali, l'acte de naissance n°183/sjs et sa carte d'identité consulaire malienne. Il y a lieu, d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 55 p. 100 par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de grande instance de Bordeaux en date du 4 avril 2022. Il allègue avoir engagé d'autres frais que ceux partiellement pris en charge à ce titre. L'avocate de M. A a demandé que lui soit versée par l'Etat la somme de 750 euros correspondant aux frais exposés qu'elle aurait réclamée à son client si ce dernier n'avait bénéficié de l'aide juridictionnelle partielle. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Coste, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Magali Coste de la somme de 660 euros. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 540 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la préfète de la Gironde du 3 février 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de restituer les documents fournis par lui à l'appui de sa demande de titre de séjour, le jugement supplétif n°45 du 3 juillet 2017 de la République du Mali, l'acte de naissance n°183/sjs et sa carte d'identité consulaire malienne.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 660 (six cent soixante) euros à Me Magali Coste, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 4 : L'Etat versera à M. A une somme de 540 (cinq cent quarante) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Magali Coste et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Billet-Ydier, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
F. C L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
A. LAHITTE
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026