jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2202826 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | PRAXIOME BORDEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces enregistrés les 20 mai, 28 septembre, 3 novembre, 13 décembre 2022 et 3 mars 2023, M. E A, représenté par Me Bach, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle lui a infligé une exclusion temporaire de fonction pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre à la commune de Saint-Antoine-Sur-l'Isle de le réintégrer à son poste ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas précisés, il n'est pas indiqué la manière dont il aurait contribué à la réalisation des manœuvres frauduleuses, et la référence à un avis ou à un document est insuffisante ;
- la procédure de sanction à l'encontre d'un agent public est entourée de plusieurs garanties nécessaires à l'exercice de ses droits de la défense, prévues par les articles 4 à 6 du décret du 18 septembre 1989 et par l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique ; la commune n'établit pas qu'il a fait l'objet d'une convocation devant le conseil de discipline quinze jours avant la séance et alors que la séance a été décalée trois fois ; la commune ne produit pas les courriers de convocation alors qu'en tant qu'autorité investie du pouvoir hiérarchique, c'est à elle de justifier du bon déroulement de l'ensemble de la procédure disciplinaire, sous peine de priver son agent d'une garantie ;
- la commune ne pouvait légalement fonder sa sanction sur une pièce non débattue devant le conseil de discipline et non portée à sa connaissance ; les garanties du droit de la défense ont été méconnues ; le procès-verbal d'audition du 14 juin 2019, mentionné dans l'arrêté contesté, ne figure pas dans le rapport de saisine du conseil de discipline du 21 octobre 2021 ; il n'a pas été en mesure de présenter ses observations en défense s'agissant du contenu de ce procès-verbal, qui fonde pourtant la décision, et le contradictoire, qui constitue pourtant une garantie, a été méconnu ; l'exigence de motivation de la sanction n'exonérait pas la commune du respect des exigences liées au principe du contradictoire ;
- les constatations du jugement rendu le 29 juin 2021 par le tribunal administratif ne sont pas revêtues de l'autorité de la chose jugée ; l'objet des deux instances diffère, ainsi que la cause juridique, le jugement du 29 juin 2021 étant relatif à une demande indemnitaire alors que la présente requête tend à l'annulation de la sanction disciplinaire ; il n'y a aucune identité de moyens entre les deux instances ;
- la décision contestée est entachée d'une violation de la loi dès lors que l'action disciplinaire est prescrite en application de l'article L.532-2 du code général de la fonction publique ; l'accident du 27 avril 2017 a été reconnu imputable au service le 19 septembre 2017 et le maire a été informé de la prétendue fraude le 31 octobre 2017 ; or l'action disciplinaire n'a été engagée que le 12 octobre 2021, soit au-delà du délai de trois ans et l'intervention d'un rappel à la loi n'est pas interruptive de prescription pour ne pas être prévu dans la liste établie par l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique ;
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
* la circonstance qu'il a déjà fait l'objet d'un blâme le 1er octobre 2020 ne saurait fonder le prononcé de cette nouvelle sanction ;
* la commune ne démontre pas qu'il a rédigé trois attestations mensongères ;
* Mme C n'a pas systématiquement refusé d'adresser à son employeur les volets des certificats médicaux justifiant de ses arrêts de travail consécutifs et postérieurs à l'accident, mais les a en réalité adressé à la CPAM de la Gironde ;
* cette dernière a bien été victime d'une entorse grave de la cheville le 27 avril 2017 en descendant de la tondeuse autoportée, qui a nécessité son transport aux urgences et plusieurs opérations chirurgicales ; si l'accident était intervenu la veille, elle n'aurait pas pu prendre son service le matin ;
* les témoignages opposées par la commune en défense sont contestables ; l'ex conjoint de Mme C n'a témoigné que dans l'objectif de lui nuire, et a d'ailleurs été condamné à 36 mois de prison pour violence à son encontre ; le témoignage de Mme D a été mal interprété ; M. B, adjoint au maire, n'a rien constaté et se borne à rapporter des propos qui n'ont jamais été tenus ;
* la plainte du maire a été classée sans suite pour " infraction insuffisamment caractérisée " le 8 avril 2020 et un simple rappel à la loi n'est pas une sanction pénale ;
* les jugements de rejet n'ont pas d'autorité de chose jugée ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas fautifs dès lors qu'il n'a fait qu'intervenir au soutien de sa collègue qui exerçait légitimement ses droits en application des articles L.822-18 et -21 du code général de la fonction publique ; elle a été victime d'un accident dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, la commission de réforme a émis un avis favorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident et par un arrêté du 19 septembre 2019 le maire de la commune a reconnu l'imputabilité au service ;
- la décision est disproportionnée dès lors qu'il n'a fait qu'intervenir au soutien de sa collègue qui exerçait légitimement ses droits ; outre les séquelles financières, les séquelles psychologiques dues au ressenti légitime d'injustice et à la perte de lien social sont indéniables ; le conseil de discipline avait recommandé de ne pas le sanctionner.
Par des mémoires en défense enregistrés les 22 août et 14 novembre 2022 et 16 janvier 2023, la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle, représenté par Me Meillon, conclut, au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 6 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu au 6 avril 2023.
Un mémoire en défense a été enregistré pour la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle le 18 avril 2023 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lahitte, rapporteure,
- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,
- les observations de Me Rouget représentant M. A,
- et celles de Me Meillon représentant la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle.
Une note en délibéré a été enregistrée pour M. A le 16 mai 2023 mais n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, adjoint technique territorial, exerce ses fonctions au sein de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle et travaille en équipe avec Mme C. Par un arrêté du 19 septembre 2017, le maire de la commune a reconnu l'imputabilité au service de l'accident dont Mme C a été victime le 27 avril 2017, lui occasionnant une entorse de la cheville. Par un nouvel arrêté du 11 février 2021, le maire de la commune a finalement retiré, en toutes ses dispositions, l'arrêté du 19 septembre 2017. Par un courrier du 21 octobre 2021, M. A a été informé de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre pour " participation aux manœuvres frauduleuses de Mme C afin qu'elle obtienne le bénéfice de la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident qu'elle a déclaré le 27 avril 2017, et, de ce fait, d'avoir manqué à son devoir de loyauté envers la Commune ". L'intéressé n'a pas souhaité bénéficié d'un entretien préalable dès lors qu'il était en congé de maladie. Le conseil de discipline a émis un avis le 14 mars 2022. Par un arrêté du 5 mai 2022 le maire de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle lui a infligé, à titre de sanction disciplinaire, une exclusion temporaire de fonction d'une durée de six mois. Par une ordonnance n° 2202827 du 14 juin 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa requête tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 mai 2022. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 5 mai 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il peut présenter devant le conseil de discipline des observations écrites ou orales, citer des témoins et se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix ".
3. D'une part, le respect du délai de quinze jours s'impose, y compris lorsque, en raison du report de la date de la réunion du conseil de discipline, l'administration convoque de nouveau cette formation consultative afin, notamment, que l'intéressé puisse faire appel au défenseur de son choix.
4. D'autre part, le délai de quinze jours mentionné par ces dispositions constitue pour l'agent concerné une garantie visant à lui permettre de préparer utilement sa défense. Par suite, la méconnaissance de ce délai a pour effet de vicier la consultation du conseil de discipline, sauf s'il est établi que l'agent a été informé de la date du conseil de discipline au moins quinze jours à l'avance par d'autres voies.
5. Il ressort des pièces du dossier que la séance du conseil de discipline, saisi afin d'émettre un avis sur la sanction disciplinaire envisagée à l'encontre de M. A, devait initialement se tenir le 10 janvier 2022, mais n'a pu valablement délibérer faute de quorum. La deuxième séance, prévue le 14 février 2022, a dû être reportée et le conseil de discipline a finalement pu se tenir le 14 mars 2022.
6. Alors que M. A soutient qu'il n'a pas été convoqué quinze jours au moins avant la date de la réunion du conseil de discipline, la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle n'établit pas la régularité de la convocation de M. A, en se bornant à produire les convocations adressées au maire de la commune et à soutenir que M. A était présent à la séance du conseil de discipline sans qu'il n'ait fait état d'une quelconque difficulté à ce titre. La commune n'établit pas davantage que l'intéressé aurait été informé de la date du conseil de discipline, au moins quinze jours à l'avance par d'autres voies. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la décision contestée a été prise au terme d'une procédure irrégulière au regard des dispositions précédemment citées et alors que ce délai de quinze jours constitue une garantie.
7. En second lieu, aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, aujourd'hui codifié à l'article L.532-1 du code général de la fonction publique : " () Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité territoriale après avis de la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline. Ce pouvoir est exercé dans les conditions prévues à l'article 19 du titre Ier du statut général () ". Aux termes de l'article 90 de la même loi, aujourd'hui codifié à l'article L. 532-9 du code général de la fonction publique : " () Le conseil de discipline est saisi par un rapport de l'autorité territoriale. Ce rapport précise les faits reprochés et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis. () ". Aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, aujourd'hui codifié aux articles L. 532-1 et L. 532-4 du code général de fonction publique : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. ()/ Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. Les pièces du dossier et les documents annexés doivent être numérotés ". Enfin, aux termes de l'article 5 de ce décret : " Lorsqu'il y a lieu de saisir le conseil de discipline, le fonctionnaire poursuivi est invité à prendre connaissance, dans les mêmes conditions, du rapport mentionné au septième alinéa de l'article 90 de la loi du 26 janvier 1984 précitée et des pièces annexées à ce rapport ".
8. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle a saisi le conseil de discipline, le 21 octobre 2021, d'un rapport précisant les faits reprochés à M. A et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis, lequel était accompagné de 21 annexes. A l'issu de sa séance, le conseil de discipline a conclu que les faits n'étaient pas établis et qu'aucune sanction ne pouvait être prononcée à l'encontre de l'intéressé. Toutefois, aux termes de l'arrêté contesté, le maire de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle a décidé de ne pas suivre l'avis du conseil de discipline et d'infliger à M. A une exclusion temporaire de fonction d'une durée de six mois, en se fondant d'une part, sur un procès-verbal d'audition de Mme C du 14 juin 2019 établi par les services de la gendarmerie de Coutras et d'autre part, sur un procès-verbal de synthèse établi par les mêmes autorités le 19 juin 2019. Or, il ressort des pièces du dossier que ces éléments, qui ne figuraient d'ailleurs pas dans le rapport de saisine du conseil de discipline et n'étaient pas joints en annexe, n'ont pas été portés à la connaissance de l'intéressé avant l'édiction de la décision contestée. Dans ces conditions, M. A n'a pas été mis à même de discuter du contenu de ces procès-verbaux, qui ont pourtant fondé la sanction disciplinaire prononcée à son encontre, et a ainsi été privé d'une garantie tenant à la mise en œuvre des droits de la défense. Par suite, M. A est également fondé à soutenir que la décision contestée a été prise au terme d'une procédure irrégulière à ce titre.
9. Il résulte de ce qui précède sans qu'il soit besoin de se prononcer expressément sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle a infligé à M. A une exclusion temporaire de fonction pour une durée de six mois, doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Antoine sur l'Isle la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Antoine sur l'Isle présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle a infligé à M. A une exclusion temporaire de fonction pour une durée de six mois, est annulé.
Article 2 : La commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle versera une somme de 1 200 euros à M. A au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et à la commune de Saint-Antoine sur l'Isle.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure
A. LAHITTE
La présidente
F. MUNOZ-PAUZIÈS
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026