mercredi 11 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203026 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | FOUCARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, M. D B, représenté par Me Foucard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 13 mai 2022 par laquelle la préfète de la Gironde lui a refusé un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, ou à défaut de procéder au réexamen de sa demande dans ce même délai et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile car contrairement à ce qu'indique la décision en cause, il a fourni, outre un jugement supplétif d'acte de naissance, un extrait du registre de l'état civil, une carte d'immatriculation consulaire, un passeport ivoirien ainsi que son acte de naissance, d'abord par la voie dématérialisée, ensuite, par remise au guichet le 28 février 2022.
Par un mémoire enregistré le 24 juin 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun autre moyen n'est fondé.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Paz,
- et les observations de Me Foucard, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, de nationalité ivoirienne, est entré en France le 30 octobre 2017, à l'âge de 16 ans. A la suite d'une ordonnance du 30 octobre 2017 de placement provisoire du juge des enfants près le tribunal judiciaire de Bordeaux, il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance. Dans la présente instance, il demande l'annulation de la décision du 13 mai 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour déposée le 17 août 2020.
2. L'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable, dispose que : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française ". Par ailleurs, l'article R. 431-10 du même code dispose que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; /3° Les documents justifiants de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ".
3. Il ressort de la motivation de la décision attaquée que pour rejeter la demande de titre de séjour formulée par M. B sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, la préfète s'est fondée sur la circonstance qu'il ne justifiait pas de son état civil. Il ressort effectivement des pièces du dossier que M. D B a remis pour la constitution de son dossier de demande de premier titre de séjour, un acte intitulé " EXTRAIT Du registre de l'Etat Civil Pour l'année 2018 ", concernant la commune de Sinfra et portant la référence " N° 229/R4 du 29/01/2018 ", délivré le 13 décembre 2021. Cet extrait, qui porte par ailleurs la mention " N° 2234 du 30 décembre 2005 du JS N° 20/2018 du 29/01/2018 ordonnée par le Tribunal de Sinfra ", ne correspond pas à la copie intégrale de son acte de naissance du 30 décembre 2005 que la préfète de la Gironde a réclamé au requérant pour vérification de son identité. Par suite, n'ayant pas justifié son état civil, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète de la Gironde a méconnu les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. Il suit de là que les conclusions de M. B aux fins d'annulation et d'injonction ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même de ses conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2022 à laquelle siégeaient :
- Mme Zuccarello, présidente,
- Mme De Paz, première conseillère,
- Mme Denys, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2023.
La rapporteure
D. DE PAZ
La présidente
F. ZUCCARELLO
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2203026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026