mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203258 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 juin et 13 juillet 2022, M. D, représenté par Me Emilie Haas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire " travailleur temporaire " dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision prise dans son ensemble est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée, la préfète de la Gironde ayant notamment mentionné une base légale erronée ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie préalablement au refus opposé à sa demande de titre de séjour ;
- elle constitue une décision de retrait d'un titre de séjour précédemment accordé intervenue au-delà du délai de quatre mois ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que son identité est établie par les documents d'état civil qu'il produit et qu'un rapport défavorable de la police aux frontières ne suffit pas à remettre en cause la présomption d'authenticité posée par l'article 47 du code civil ;
- elle méconnait l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans et justifie suivre depuis plus de six mois une formation professionnelle et révèle un défaut d'examen personnel de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie avoir été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance entre ses seize ans et dix-huit ans, et suivre depuis plus de six mois une formation professionnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale, compte tenu de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard à sa situation privée et familiale en France, ainsi qu'à son isolement en cas de retour en Guinée ;
- l'obligation de quitter le territoire français étant entachée d'illégalité, la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 22 juillet 2022 à 12:00 heures.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 9 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jean-Claude Pauziès, président-rapporteur ;
- les conclusions de Mme Mariane Champenois, rapporteure publique,
- et les observations de Me Haas, représentant M. A, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, né selon ses déclarations le 5 juin 2003, de nationalité guinéenne, déclare être entré en France en février 2019. Il a bénéficié d'un placement provisoire dès le 6 février 2019 auprès des services de l'aide sociale à l'enfance des Pyrénées atlantiques, puis a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Gironde par une ordonnance du juge des enfants de B du 17 juin 2019, mesure maintenue par une décision du juge des enfants du 9 janvier 2021 jusqu'à sa majorité. Sa prise en charge a, par la suite, été prolongée par la signature de divers " contrats jeune majeur " expirant le 4 décembre 2022. Le 2 septembre 2021, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement du 2 bis de l'article L. 313-11 désormais codifié à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 12 avril 2022, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour aux motifs, d'une part, que les documents produits par M. A afin de justifier de son état civil étaient entachés de fraude et que sa demande de titre de séjour était donc irrecevable, d'autre part que sa demande ne répondait pas à des critères exceptionnels qui justifieraient la délivrance d'une carte de séjour temporaire à quelque titre que ce soit. Elle lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". L'article R. 431-10 du même code prévoit que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Aux termes du II de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice : " Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. / La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. / Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation. "
3. Lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur l'authenticité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française. ".
5. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
6. D'une part, pour considérer que M. A ne justifiait pas de son état civil, et pour ainsi refuser sa demande de titre de séjour, la préfète de la Gironde s'est fondée notamment sur l'absence de caractère probant des documents d'état civil présentés à l'appui de cette demande. Il ressort des pièces du dossier que, pour établir sa naissance le 5 juin 2003, l'intéressé a produit au soutien de sa demande de titre de séjour, un jugement supplétif guinéen n°552, un extrait du registre de transcription de l'état civil n°552, un extrait d'acte de naissance n°012 et une carte d'identité consulaire. Le jugement supplétif et sa transcription ayant été légalisés par le ministère des affaires étrangères en Guinée et par l'ambassade de Guinée en France, ils bénéficient d'une présomption d'authenticité. Pour renverser cette présomption et contester l'authenticité de ces documents, la préfète de la Gironde s'est fondée sur le rapport de la direction zonale de la police de l'air et des frontières (DZPAF) établi le 12 novembre 2021. S'agissant de l'extrait d'acte de naissance, le rapport fait notamment état de certaines non-conformités à la loi guinéenne, et que cet extrait ne devrait pas comporter de mention " volet 1 " qui serait réservé aux seuls actes de naissance originaux. Le rapport relève également que le jugement supplétif était superfétatoire, la naissance ayant été déclarée dans le délai légal guinéen, et qu'il présenterait un caractère douteux en raison de la concomitance entre la date de saisine du juge et la date du jugement, de l'absence de justification de la capacité de la personne à l'initiative de la requête et de la mention d'une base légale erronée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le jugement supplétif, dont la préfète ne conteste pas l'authenticité au regard de la loi guinéenne, a été légalisé par le ministère des affaires étrangères guinéen et par les autorités consulaires de la Guinée en France et que cette légalisation n'est pas contestée. Si la préfète soutient que le jugement procéderait d'un extrait d'acte de naissance non-conforme à la loi guinéenne, elle n'apporte aucune précision à l'appui de cette allégation, notamment en ce qui concerne les dispositions prétendument méconnues dans l'arrêté attaqué. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que le placement de M. A au service de l'aide sociale à l'enfance a été ordonné par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pau, le 14 juin 2019, puis par le tribunal pour enfants près de la Cour d'appel de B, le 17 juin 2019 et enfin de manière définitive, par ce même tribunal le 9 janvier 2020 jusqu'à sa majorité. Trois autorités judiciaires n'ont donc pas remis en cause la minorité du requérant. Enfin, il est constant que l'ensemble des documents précités ne sont entachés d'aucune contradiction quant à la date de naissance déclarée par l'intéressé. Dans ces conditions, et dès lors qu'il n'est pas fait état des suites éventuelles de la saisine du procureur de la République par ses services le 7 décembre 2021, les éléments apportés par la préfète de la Gironde ne sont pas suffisants pour remettre en cause la présomption d'authenticité des actes d'état civil de M. A, qui doit, par conséquent, être regardé comme justifiant avoir été admis à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans. La préfète de la Gironde ne pouvait donc légalement rejeter la demande de titre de séjour présentée par le requérant sur le fondement des dispositions des articles L. 423-22 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'il ne justifiait pas de son état civil.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A a suivi une formation de CAP boulangerie de deux années avec succès en contrat d'apprentissage justifiant notamment la prolongation de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance dans le cadre du dispositif facultatif d'accueil provisoire jeune majeur et la volonté de son employeur de l'embaucher en contrat à durée indéterminée. Il ressort également des pièces du dossier que M. A a su pleinement s'intégrer au sein de sa structure d'accueil en participant aux diverses activités proposées et en nouant des liens affectifs tant avec les autres jeunes accueillis que le personnel éducatif. A cet égard, les rapports éducatifs produits à l'instance indiquent que M. A a fait preuve d'un comportement exemplaire et qu'il dispose d'une certaine maturité et autonomie dans la gestion de sa vie quotidienne. Ces divers éléments, qui ne sont pas contestés par la préfète en défense attestent du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation et de son insertion dans la société française, alors en outre qu'il n'est pas allégué que sa présence constituerait une menace à l'ordre public. Par suite, en rejetant la demande de titre de séjour présentée par le requérant, au seul motif qu'il serait isolé en France, la préfète de la Gironde a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il résulte de ce qui précède que la décision de refus de séjour du 12 avril 2022 doit être annulée et, par voie de conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et la décision fixant le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement, son exécution implique que la préfète de la Gironde délivre à M. A, sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait ou de droit, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Haas, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Haas de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E
Article 1er : L'arrêté du 12 avril 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de délivrer à M. A un titre de séjour mention " vie privée et familiale ".
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Haas, avocate de M. A, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète de la Gironde et à Me Emilie Haas.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pauziès, président,
M. Béroujon, premier conseiller,
M. Dufour, premier conseiller.
Rendu public après mise à disposition au greffe le 25 octobre 2022.
Le premier assesseur,
F. BÉROUJONLe président-rapporteur,
J-C. PAUZIÈS
La greffière,
C. LALITTE
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026