jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203721 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SAINT-MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une pièce enregistrées les 7 juillet et 1er août 2022, Mme E B, représentée par Me Saint-Martin, demande au tribunal :
1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera renvoyée ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et dans l'attente, de lui délivrer, en toute hypothèse, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros sur le fondement des disposions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence dès lors que la préfète de la Gironde ne justifie pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- il méconnaît le droit d'être entendu garantie par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, dès lors qu'elle n'a pas été invitée à présenter des observations et ce malgré une relance de sa part, le 11 février 2022 par l'intermédiaire du site " démarches simplifiées " ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle justifie de la continuité de son séjour en France en apportant, au moins, un document par trimestre depuis 2015 ; elle justifie de sa présence de manière continue depuis le mois de juin 2015 jusqu'à l'année 2020, sa présence postérieure n'étant pas remise en cause par la préfète de la Gironde ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle réside en France de manière continue depuis plus de sept ans, avec sa fille âgée de neuf ans et scolarisée depuis près de quatre ans en France, dont elle a la garde exclusive ; elle est bénévole auprès de plusieurs associations depuis l'année 2020 et justifie de propositions d'embauche, qui n'ont pu aboutir en raison de sa situation administrative irrégulière ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle justifie résider sur le territoire national depuis plus de sept ans, avec sa fille, s'est parfaitement intégrée dans la société française et n'a plus de lien avec son pays d'origine ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale, en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle réside en France depuis sept années, avec sa fille, est parfaitement intégrée et n'a plus aucun lien avec son pays d'origine ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que sa fille, aujourd'hui âgée de neuf ans, est scolarisée en France depuis ses cinq ans, parle parfaitement le français et est intégrée ; sa fille bénéficie d'un suivi médical en France en raison d'une puberté précoce et ne pourra pas bénéficier d'un tel accompagnement médical, pourtant nécessaire, dans le pays d'origine de sa mère ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée de base légale, en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elles n'ont plus aucune attache aux Comores et que la pathologie de sa fille ne pourra certainement pas être prise en charge.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 août 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Par décision du 18 juillet 2022 Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 20 juillet 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 30 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les observations de Me Saint-Martin, représentant Mme B,
- la préfète de la Gironde n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E B, ressortissante comorienne née le 1er juillet 1984, est entrée régulièrement en France le 4 juin 2015. Elle a sollicité le 13 juillet 2021, son admission au séjour dans le cadre des dispositions des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 juin 2022, dont elle demande l'annulation, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi.
Sur l'admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 18 juillet 2022 Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant des moyens communs :
3. En premier lieu, il ressort de la consultation du site internet de la préfecture, librement accessible, que la préfète de la Gironde a, par un arrêté du 15 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n°33-2022-070 du même jour, donné délégation à M. A C, directeur des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Gironde, signataire de l'arrêté contesté, à l'effet de signer, dans le cadre de ses attributions et compétences, tous arrêtés, décisions, pièces et correspondances pour toutes les matières relevant des missions de la direction des migrations et de l'intégration et notamment, toute décisions d'éloignement et décisions accessoires s'y rapportant prises en application des livres II, IV, V, VI, VII et VIII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, en matière de droit au séjour, toutes décisions et correspondances prises en application des livres II, IV et VII du même code. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. " Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que si les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adressent pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union et que le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est ainsi inopérant, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. En l'espèce, Mme B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il lui appartenait, au besoin au cours de l'instruction de cette demande, de présenter à l'administration ses observations. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait sollicité en vain un entretien avec les services de la préfecture de la Gironde au cours de l'instruction de sa demande de délivrance de titre de séjour, ni qu'elle aurait été privée de la possibilité de faire état d'éléments pertinents de sa situation personnelle susceptibles d'influer sur le contenu de l'arrêté se prononçant sur cette demande. Par ailleurs, la préfète de la Gironde justifie avoir adressé à la requérante, une demande de pièces complémentaires le 7 avril 2022, soit postérieurement à la demande formulée par cette dernière le 11 février 2022 via le site " démarches simplifiées ", à laquelle elle a répondu par courrier du 5 mai 2022 en faisant état de sa situation personnelle. Par suite, le moyen doit être écarté.
S'agissant des moyens dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour :
6. Aux termes de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ".
7. Mme B se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire français dès lors qu'elle y réside depuis 2015, avec sa fille âgée de neuf ans, laquelle est scolarisée et atteinte de problèmes de santé. Pour attester de son insertion sociale dans la société française, elle invoque également ses divers engagements associatifs et promesses d'embauche. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si Mme B est entrée régulièrement en France en 2015, elle s'y est maintenue depuis de manière irrégulière. Par ailleurs, elle ne produit que peu de pièces relatives à sa présence habituelle sur le territoire français, notamment pour les années 2016 et 2017, et alors qu'il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté, que sa fille, née en 2013, résidait durant cette période aux Comores, avec son père. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que la fille de la requérante, arrivée en France à une date indéterminée, est scolarisée à l'école élémentaire depuis 2018 et bénéficie d'un suivi médical pour une puberté précoce, il n'est pas établi qu'elle ne pourrait poursuivre sa scolarité ni davantage bénéficier d'un suivi médical aux Comores, pays dont elle a la nationalité. En outre, par la production de promesses d'embauche, Mme B ne justifie pas d'une insertion professionnelle et sociale en France, excepté des engagements associatifs, au demeurant, récents. Enfin, aux termes, notamment, de la fiche famille complétée par ses soins et du jugement judiciaire, produits en défense, Mme B, dispose toujours d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à ses 31 ans, et où résident ses parents, ses six frères et sœurs et le père de sa fille. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
8. Au termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
9. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, la situation de Mme B ne relevant pas de considérations humanitaires ou de circonstances exceptionnelles, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant des moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Dès lors, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Et aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni davantage celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
S'agissant des moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :
13. D'une part, il résulte de ce qui précède que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi n'a pas été prise sur le fondement de décisions illégales. Dès lors, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité doit être écarté.
14. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, à la préfète de la Gironde et à Me Thibault Saint-Martin.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 202La rapporteure
A. D
La présidente
F. MUNOZ-PAUZIES
La greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026