lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203775 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | AUTEF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 11 juillet et 18 août 2022, M. A B, représenté par Me Autef, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié " ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour lui donnant droit de travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- cette décision est entachée d'un vice d'incompétence de son signataire ;
- alors que la préfète de la Gironde lui a accordé un récépissé de demande de titre de séjour en estimant ce faisant que sa demande était recevable, elle ne pouvait pas, par application de la jurisprudence du Conseil d'Etat du 26 octobre 2001, Ternon, req n° 197018, retirer cette décision plus de quatre mois après sa délivrance en estimant que sa demande n'était finalement pas recevable ;
- la préfète de la Gironde a méconnu le principe du contradictoire en se fondant sur un rapport de la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) qui ne lui a pas été communiqué et sur lequel il n'a pas été en mesure d'émettre des observations ;
- elle a entaché la décision en cause d'un défaut de motivation ;
- alors qu'il existe une présomption de validité des actes d'état civil produits par application de l'article 47 du code civil et que la préfète de la Gironde n'a pas saisi les autorités guinéennes pour procéder aux vérifications utiles, le rapport de la DZPAF produit par l'administration n'est pas de nature à remettre en cause l'authenticité du jugement supplétif produit et par suite la validité de son état civil ;
- la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- elle a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'un vice d'incompétence de son signataire ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 26 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 septembre 2022.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, première conseillère ;
- et les observations de Me Autef, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant guinéen né le 17 mars 2003, est entré irrégulièrement en France en avril 2019 selon ses déclarations. Admis au bénéfice de l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur non accompagné, il a été confié au département de la Gironde et pris en charge à compter du 25 juin 2019 par le service MNA Hauts de Garonne de l'institut Don Bosco. Par courrier du 26 avril 2021, M. B a sollicité auprès de la préfecture de la Gironde la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par arrêté du 12 avril 2022, la préfète a refusé de faire droit à la demande de titre de séjour présentée par M. B, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes, d'une part, de l'article L. 435-3 du CESEDA : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
3. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 431-10 du CESEDA : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; /2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / () ". L'article L. 811-2 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. / () ". Selon l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Cet article pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il résulte également de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
4. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. B, la préfète de la Gironde s'est fondée, en premier lieu, sur le caractère frauduleux des documents d'état civil présentés à l'appui de la demande et, en second lieu, sur la circonstance que la situation du requérant ne justifierait pas son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du CESEDA.
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier qu'à l'appui de sa demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 435-3 du CESEDA, M. B a en particulier présenté un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu le 7 mars 2019 par le tribunal de première instance de Coyah (Guinée) et un extrait du registre de transcription supportant le même état civil, ces deux documents ayant été légalisés le 3 mars 2020 par la chargée des affaires consulaires auprès de l'ambassade de la République de Guinée en France et le 6 mars 2019 par le ministère des affaires étrangères de la République de Guinée. Pour contester l'authenticité de ces documents, la préfète de la Gironde s'est fondée sur l'avis défavorable rendue le 26 juillet 2021 par la cellule fraude de la direction zonale de la police aux frontières (DZPAF) de C. Cet avis relève, s'agissant du jugement supplétif, que ce jugement " mentionne que la personne à l'origine de la requête est le jeune lui-même, alors même que ses parents sont vivants et que rien ne précise qu'ils sont démis de l'autorité parentale ", que " la requête du jugement a été faite en date du 17 mars 2019 et l'intéressé avait 16 ans () " et que " légalement, il n'est pas en droit d'instituer une requête en matière de justice étant dépourvu de toute capacité juridique ". Cet avis relève ensuite, s'agissant de la transcription du jugement supplétif, que cette transcription ne fait que reprendre les éléments du jugement supplétif, considéré comme étant un jugement supplétif apocryphe. Toutefois, le rapport ne relève pas que le formalisme, les mentions pré-imprimées ou encore les marques de validation contenues dans les documents d'état civil produits ne seraient pas conformes. Alors que le jugement supplétif a été prononcé après audition de deux témoins et qu'il n'est fait état dans le droit guinéen d'aucune incapacité pour un mineur de soumettre une requête de cette nature, les seules considérations relevées dans l'avis de la DZPAF ne suffisent pas à établir le caractère inauthentique des documents d'état civil en cause. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde ne pouvait légalement rejeter la demande de titre de séjour de M. B présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du CESEDA, au motif qu'il ne justifiait pas de son état civil.
6. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, qui est né le 17 mars 2003, a été confié entre ses 16 ans et sa majorité à l'aide sociale à l'enfance en qualité de mineur non accompagné, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nîmes par une ordonnance de placement provisoire du 27 mai 2019 puis le procureur de la République près le tribunal pour enfants de C par jugement de placement du 20 décembre 2019 l'ayant confié au département de la Gironde et il a alors été pris en charge par le service MNA Hauts de Garonne de l'institut Don Bosco. M. B a sollicité le 26 avril 2021, soit dans l'année qui a suivi son dix-huitième anniversaire, une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du CESEDA. L'intéressé, qui est entré en France en ne sachant ni lire, ni écrire, a été inscrit au titre de l'année scolaire 2019/2020 en classe alpha en atelier menuiserie au centre de rééducation et de formation professionnelle de l'institut Don Bosco. Il a obtenu le 31 août 2020 un diplôme d'études en langue française de niveau A1. Il a ensuite été inscrit, au titre de l'année 2020/2021, en première année de CAP " menuiserie, alu, verre " au CFA BTP de Blanquefort. Au titre de l'année 2021/2022, il a poursuivi sa formation en seconde année de CAP, qu'il a au demeurant validé. M. B, qui a conclu depuis sa majorité un contrat de jeune majeur avec le département dont le terme est intervenu le 16 septembre 2021, a signé un contrat d'apprentissage valable du 1er octobre 2020 au 31 juillet 2022 auprès de l'entreprise Eyrial menuiserie, située à Villenave d'Ornon. La structure d'accueil l'ayant pris en charge a attesté, dans une note de situation rédigée le 29 juin 2022, de son investissement dans sa scolarité et dans son travail, ainsi que de sa bonne intégration sur le territoire français. Son employeur, qui produit une promesse d'embauche à valoir à la fin du contrat d'apprentissage, a quant à lui attesté de ce que M. B présente de " belles aptitudes professionnelles et humaines ", qu'" il s'est bien intégré parmi [les] équipes et progresse constamment ". La préfète de la Gironde, qui ne conteste pas le sérieux avec lequel M. B suit sa formation, fait néanmoins valoir que le père de l'intéressé réside toujours en Guinée et qu'il ne serait pas établi que sa mère serait décédée. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant, qui est entré en France à l'âge de 16 ans et y séjournait depuis trois ans à la date de l'arrêté attaqué, aurait maintenu des relations avec son pays d'origine. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le requérant est fondé à soutenir que la préfète de la Gironde a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du CESEDA.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté en litige.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Eu égard aux motifs d'annulation de l'arrêté attaqué et au fait que le titre prévu par l'article L. 435-3 du CESEDA est délivré dans l'année qui suit le dix-huitième anniversaire de l'intéressé, l'exécution du présent jugement implique, sous réserve d'un changement dans la situation de fait ou de droit de M. B, que la préfète de la Gironde lui délivre un titre de séjour adapté à sa situation. Par suite, il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de la Gironde de délivrer au requérant ce titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
9. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Autef, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à cette dernière de la somme de 1 200 euros.
DECIDE :
Article 1er : L'arrêté du 12 avril 2022 de la préfète de la Gironde est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Gironde, sous réserve d'un changement dans la situation de fait ou de droit, de délivrer à M. B un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Autef la somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Autef et à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Delvolvé, président,
- Mme Molina-Andréo, première conseillère,
- Mme Mounic, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2022.
La rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO Le président,
Ph. DELVOLVÉ
Le greffier,
A. PONTACQ
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2203775
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026