lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU-6 semaines |
| Avocat requérant | SELARL SYLVAIN LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi n° 2203824 du 11 juillet 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Toulouse a transmis au tribunal administratif de Bordeaux le dossier de la requête de M. A C, enregistrée le 6 juillet 2022 au greffe du tribunal de Toulouse.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 29 juillet 2022, M. A C, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2022 par lequel le préfet du Tarn lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui a accordé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux mois ;
3°) de procéder à l'effacement sans délai du signalement aux fins de non-admission dont il fait l'objet au système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, outre la charge des entiers dépens de l'instance, une somme de 1 800 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- elle révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le préfet du Tarn s'est cru en situation de compétence lié pour l'obliger à quitter le territoire français ;
- le préfet a fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle n'est pas motivée en fait ;
- elle révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le préfet du Tarn s'est cru en situation de compétence lié pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- le préfet, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, a fait une appréciation manifestement erronée de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas motivée en fait ;
- elle révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- elle révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- en l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée de deux mois, le préfet du Tarn a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 20 mai 1992, déclare être entré en France le 19 juin 2018. Le 4 juillet 2022, il a été interpellé par les services de gendarmerie à Cadalen (Tarn). Par arrêté du 4 juillet 2022, le préfet du Tarn lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux mois. M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour de M. C en France et notamment la circonstance que malgré un refus de visa migratoire il est entré irrégulièrement en France sans chercher à régulariser sa situation. L'arrêté mentionne les éléments de la situation personnelle et familiale du requérant et notamment qu'il est célibataire, sans enfant et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu fixer l'ensemble des règles procédurales auxquelles sont soumises l'édiction et l'exécution des obligations de quitter le territoire français. Dès lors, les règles générales des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoquées. En toute hypothèse, il ressort des pièces du dossier que M. C a été entendu par les services de gendarmerie le 4 juillet 2022 et qu'il a été mis à même de présenter, de manière utile et effective, ses observations sur les conditions de son séjour en France, sur sa situation personnelle et sur la perspective d'une mesure d'éloignement en direction de son pays d'origine.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté contesté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant ou qu'il se serait placé en situation de compétence liée.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. C se prévaut de son ancienneté de séjour en France où il réside depuis plus de quatre ans, et où il exerce une activité professionnelle. Toutefois, ainsi qu'il a été rappelé, M. C est entré irrégulièrement en France en juin 2018, en dépit d'un refus de visa et il s'est maintenu sur le territoire depuis cette date sans chercher à régulariser sa situation. Il ressort également des pièces du dossier et notamment de l'audition du requérant devant les services de gendarmerie qu'il a utilisé une fausse pièce d'identité belge pour obtenir un emploi. Enfin, M. C est célibataire et sans charge de famille et il indique avoir de la famille dans son pays d'origine, notamment ses parents. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les éléments de fait retenus par le préfet du Tarn pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire au requérant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
9. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté contesté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant ou qu'il se serait placé en situation de compétence liée.
10. En troisième lieu, d'une part, selon l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". D'autre part, selon l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
11. En quatrième lieu, M. C est entré irrégulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité un titre de séjour et ne justifie pas de garanties de représentation suffisantes. Par suite et alors même qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet a pu légalement le priver de délai de départ volontaire sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
12. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que le requérant n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, la décision est suffisamment motivée.
13. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
14. M. C se borne à soutenir que la décision contestée serait contraire aux stipulations précitées, sans assortir cette allégation de la moindre précision utile, alors que les instances compétentes ont rejeté sa demande d'asile. Dès lors, le moyen sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 4 de ce jugement que le requérant n'est pas fondé à invoquer le non-respect de la procédure contradictoire.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
17. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères que ces dispositions énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
18. La décision attaquée indique que le requérant se maintient en situation irrégulière, qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires particulières, et que l'intéressé, célibataire et sans enfant, ne peut se prévaloir d'aucun lien suffisamment ancien, stable et intense avec la France. Dans ces conditions, le préfet du Tarn a suffisamment motivé sa décision lui interdisant de retourner sur le territoire national pendant une période de deux mois au regard des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté contesté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. C.
20. En dernier lieu, selon l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Par ailleurs, en vertu de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
21. Si M. C est présent sur le territoire français depuis 2018, il ne démontre pas détenir des liens d'une intensité particulière sur le territoire français et il dispose d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions et nonobstant l'exercice d'une activité professionnelle, en l'absence de circonstances humanitaires, et alors même que la présence de l'intéressé sur le territoire français ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, la décision l'interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de deux mois n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle et familiale de M. C.
22. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Tarn du 4 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
23. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Laspalles la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Tarn.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
J-C B La greffière,
S. CASTAIN
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026