jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203818 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 juillet 2022 et 31 janvier 2023, M. B C, représenté par Me Roncin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le maire de la commune de Mérignac lui a infligé une exclusion définitive du service, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Mérignac de le réintégrer en procédant à la reconstitution de sa carrière ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mérignac une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision, ainsi que le rejet du recours gracieux, ont été signés par une autorité incompétente, en méconnaissance de l'article L. 532-1 du code général de la fonction publique, en l'absence de délégation de signature régulière et dument publiée ;
- il appartiendra à la commune de Mérignac de justifier qu'il a pu prendre connaissance, antérieurement au conseil de discipline, du rapport de saisine et de l'ensemble des pièces annexées à ce rapport, conformément à l'article 5 du décret du 18 septembre 1989 ; à défaut, la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il a été privé des garanties qu'il tire de ses droits de la défense et du principe du contradictoire ;
- il appartiendra à la commune de démontrer que le courrier de convocation au conseil de discipline, lui a été notifié au moins quinze jours avant la séance du conseil de discipline, conformément à l'article 6 du décret du 18 septembre 1989 ; à défaut, la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il a été privé des garanties qu'il tire de ses droits de la défense ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure en méconnaissance de l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 dès lors que le maire de Mérignac a prononcé la sanction d'exclusion définitive du service, sans attendre la communication de l'avis émis par le conseil de discipline, qui n'est intervenue que le 25 avril 2022 ; il a été privé d'une garantie ;
- l'avis du conseil de discipline est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne contient pas l'énoncé des considérations de fait qui ont conduit le conseil de discipline à caractériser la faute disciplinaire, ni ceux justifiant la proportion de la sanction ; ce vice de procédure l'a privé des garanties qu'il tire de ses droits de la défense ; le procès-verbal est intervenu postérieurement à l'édiction de l'arrêté contesté et ne peut donc être regardé comme suffisamment motivé et l'avis émis lors de la séance n'est pas écrit de sorte qu'il ne respecte pas l'exigence de motivation ;
- la sanction est disproportionnée ; le juge pénal a assorti sa peine d'un sursis probatoire et ne lui a pas interdit d'exercer en qualité d'agent public ; il n'a jamais été en contact avec son ancienne compagne, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions au sein de la commune de Mérignac, dès lors qu'il existe un grand nombre d'agent affectés à l'entretien des écoles et centres de loisirs ; il donnait pleine satisfaction dans l'exercice de ses fonctions ; l'atteinte au principe de dignité qui résulte de la condamnation pénale demeure isolée et limitée et surtout étrangère au service.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 1er décembre 2022 et 14 février 2023, non communiqué pour ce dernier, la commune de Mérignac, représenté par le cabinet HMS Atlantique avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
La clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 15 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°89-677 du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux ;
- le décret n°92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lahitte ,
- les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique,
- les observations de Me Roncin, pour M. C,
- et celles de Me Cazcarra, pour la commune de Mérignac.
Une note en délibéré présentée pour M. C, a été enregistrée le 29 juin 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C était adjoint technique stagiaire au sein de la commune de Mérignac depuis le 1er octobre 2021 et exerçait ses fonctions en qualité d'agent d'entretien des écoles et des centres de loisirs. Par un arrêté du 15 octobre 2021, le maire de la commune de Mérignac l'a suspendu de ses fonctions à compter du 18 octobre suivant, dès lors qu'il lui était reproché d'avoir commis une infraction pénale de droit commun. Par un courrier du 10 janvier 2022, l'intéressé a été informé de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre, a été convoqué à un entretien préalable et informé de la possibilité d'obtenir la communication de son dossier. Le conseil de discipline s'est réuni le 9 février 2022 et a émis un avis. Par un arrêté du 9 février 2022, le maire de la commune de Mérignac lui a infligé une exclusion définitive du service, à titre de sanction disciplinaire. M. C a, par courrier du 7 avril 2022, présenté un recours gracieux, lequel a été rejeté par décision du 11 mai 2022. M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 portant exclusion définitive du service et la décision de rejet de son recours gracieux.
2. En premier lieu, par un arrêté du 8 juillet 2020 régulièrement publié, le maire de la commune de Mérignac a donné délégation à M. A D, adjoint chargé des questions relatives aux " ressources humaines administration générale et adjoint de quartier ", et signataire des décisions contestées, à l'effet de signer tous documents relevant de ces secteurs. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 9 février 2022 doit être écarté, ainsi que, en tout état de cause, celui tiré de l'incompétence du signataire du recours gracieux.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être infligées aux stagiaires sont () / 5° L'exclusion définitive du service. / Les sanctions disciplinaires prévues aux 4° et 5° ci-dessus sont prononcées après avis du conseil de discipline et selon la procédure prévue par le décret du 18 septembre 1989 susvisé. ".
4. D'une part, aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. Les pièces du dossier et les documents annexés doivent être numérotés. () ". Aux termes de l'article 5 du même décret : " Lorsqu'il y a lieu de saisir le conseil de discipline, le fonctionnaire poursuivi est invité à prendre connaissance, dans les mêmes conditions, du rapport mentionné au septième alinéa de l'article 90 de la loi du 26 janvier 1984 précitée et des pièces annexées à ce rapport. ". Aux termes du septième alinéa de l'article 90 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Le conseil de discipline est saisi par un rapport de l'autorité territoriale. Ce rapport précise les faits reprochés et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis. ".
5. M. C soutient qu'il n'a pas eu accès au rapport de saisine du conseil de discipline, en méconnaissance de l'article 5 du décret du 18 septembre 1989 précédemment cité. Il ressort des pièces du dossier que par courrier du 10 janvier 2022, le maire de la commune de Mérignac a informé M. C de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre, l'a convoqué à un entretien et lui a indiqué que, conformément aux dispositions de l'article 5 du décret du 18 septembre 1989, il avait droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et des rapports disciplinaires. Il ressort des pièces du dossier que M. C a exercé son droit à consultation de son dossier le 19 janvier 2022, soit avant la séance du conseil de discipline du 9 février 2022. S'il soutient qu'il n'a pas eu connaissance du rapport de saisine du conseil de discipline rédigé le 20 janvier 2022, il n'établit pas en avoir demandé, en vain, la communication alors qu'il était parfaitement à même de se rendre compte que ce document était manquant lors de la consultation le 19 janvier. En toute hypothèse, par courrier du 24 janvier 2022, le président du conseil de discipline l'a informé de la réunion du conseil de discipline le 9 février 2022, lui a rappelé qu'il avait droit à la communication intégrale de son dossier individuel et lui a joint le rapport signé par l'autorité territoriale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5 du décret du 18 septembre 1989 précité ne peut qu'être écarté.
6. D'autre part, aux termes de l'article 6 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. ".
7. Il ressort des pièces du dossier, notamment du certificat de notification, que la convocation à la réunion du conseil de discipline du 9 février 2022 a été remise à M. C en mains propres le 24 janvier 2022 par les officiers de police municipale, soit plus de quinze jours avant la date de cette réunion. Par suite, son moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 6 du décret du 18 septembre 1989 précité ne peut qu'être écarté.
8. Enfin, aux termes de l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'avis émis par le conseil de discipline est communiqué sans délai au fonctionnaire intéressé ainsi qu'à l'autorité territoriale qui statue par décision motivée. / La sanction prononcée par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire est immédiatement exécutoire ".
9. Les dispositions de l'article 14 du décret du 18 septembre 1989 n'impliquent nullement que soit communiqué à l'intéressé, avant que soit édictée une sanction, le procès-verbal du conseil de discipline. Une notification du sens de l'avis est, en tout état de cause, suffisante. En l'espèce, il ressort du procès-verbal du conseil de discipline qui s'est tenu le 9 février 2022 que ce conseil de discipline a approuvé, à la majorité de ses membres, la sanction d'exclusion définitive du service et que cet avis a été porté oralement à la connaissance des parties le jour de la séance à 10 heures 30. Ainsi, le maire de la commune de Mérignac a pu, sans entacher d'irrégularité la procédure, prononcer la sanction contestée, sans attendre la notification, à la commune ainsi qu'à M. C, du procès-verbal de la séance du conseil de discipline, lequel mentionne l'avis émis. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligation des fonctionnaires : " () Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. / L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés ". L'exigence de motivation de l'avis du conseil de discipline, constitue une garantie. Cette motivation peut être attestée par la production, sinon de l'avis motivé lui-même, du moins du procès-verbal de la réunion du conseil de discipline comportant des mentions suffisantes.
11. En l'espèce, le procès-verbal du 25 avril 2022, relatif à la réunion du conseil de discipline du 9 février 2022 mentionne avec suffisamment de précision les faits reprochés à l'agent, trois paragraphes sont ensuite relatifs à leur qualification, et deux autres au choix de la sanction proposée. Le procès-verbal indique également que l'avis a été rendu avec une majorité de 6 voix sur 9. Dans ces conditions, et dès lors que les mentions figurant sur ce procès-verbal sont suffisantes, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'avis du conseil de discipline doit être écarté.
12. En dernier lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes. Le comportement d'un fonctionnaire en dehors du service peut constituer une faute de nature à justifier une sanction s'il a pour effet de perturber le bon déroulement du service ou de jeter le discrédit sur l'administration.
13. Pour édicter la sanction en litige, la commune de Mérignac s'est fondé sur la circonstance que M. C a été condamné par le tribunal correctionnel de Bordeaux à trois mois d'emprisonnement pour des faits de violences.
14. Il ressort en effet des pièces du dossier que M. C a été recruté au sein de la commune de Mérignac à compter du 1er décembre 2020 par plusieurs contrats discontinus, puis depuis le 1er octobre 2021 en qualité d'adjoint technique stagiaire. Le 12 octobre 2021 la commune de Mérignac a été contactée par la brigade de police de Talence afin d'appréhender M. C, lequel a ensuite fait l'objet d'une comparution immédiate le 14 octobre 2021. Par décision du même jour, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné l'intéressé à 3 mois d'emprisonnement délictuel avec sursis probatoire pendant 18 mois, pour des faits de " violences suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ". Il ressort de cette même décision qu'au titre des obligations particulières assortissant le sursis probatoire, M. C doit notamment s'abstenir de paraître au domicile de son ancienne compagne et d'entrer en relation avec cette dernière.
15. D'une part, si M. C soutient que ces agissements ont été commis en dehors du service, il ressort des pièces du dossier que son ex-compagne, victime des violences, exerce ses fonctions d'agent d'entretien au sein du même service de la commune de Mérignac. Les circonstances que le juge pénal ait assorti son jugement d'un sursis probatoire et ne lui ait pas interdit d'exercer en qualité d'agent public sont sans incidence sur la faculté, pour l'autorité disciplinaire, de prononcer une exclusion définitive du service à titre de sanction disciplinaire. Dans ces conditions, le comportement de M. C, sanctionné pénalement, a nécessairement perturbé le bon déroulement du service et constitue une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire.
16. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C n'exerçait en qualité de fonctionnaire stagiaire que depuis le 1er octobre 2021, soit depuis moins de quinze jours à la date des faits, et se trouvait donc dans une période probatoire et provisoire destinée à porter une appréciation sur son aptitude à exercer les fonctions et, de manière générale, sur sa manière de servir. Par ailleurs, et comme énoncé précédemment, la victime exerce ses fonctions au sein de la commune de Mérignac et M. C ne doit pas, aux termes du jugement correctionnel précité, entrer en contact avec cette dernière, laquelle doit être protégée. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, et à supposer même que M. C donnait pleine satisfaction dans l'exercice de ses fonctions, la décision contestée portant exclusion définitive du service n'apparait pas disproportionnée et le moyen ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par la commune de Mérignac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Mérignac au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la commune de Mérignac.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Munoz-Pauziès, présidente,
Mme Lahitte, conseillère,
M. Bongrain, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
La rapporteure,
A. LAHITTE
La présidente,
F. MUNOZ-PAUZIÈSLa greffière,
C. SCHIANO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026