mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2203871 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MAURY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 juillet et 25 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Gauci, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite née le 24 mai 2022 du silence gardé par le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations sur sa demande de protection fonctionnelle et la décision expresse du 30 août 2022 par laquelle cette autorité a refusé de lui octroyer cette protection ;
2°) d'enjoindre au directeur général de la Caisse des dépôts et consignations de lui octroyer le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 30 août 2022 a méconnu l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle ne mentionne pas la qualité de son auteur ;
- elle a subi, à compter de 2018, des agissements répétés de harcèlement moral de la part de son responsable d'unité et de sa hiérarchie ;
- lors des entretiens professionnels annuels pour les années 2018 à 2021, elle s'est vue adresser des reproches dénués de tout fondement, notamment quant à ses difficultés relationnelles ;
- lors d'un entretien du 28 juillet 2021, le directeur adjoint de l'établissement bordelais de la Caisse des dépôts et consignations lui a indiqué qu'un rapport d'enquête administrative sur l'ambiance délétère au sein du service, qui ne lui a jamais été remis, serait accablant à son encontre et lui a demandé de suivre un coaching comportemental qui n'a jamais été mis en œuvre ;
- elle-même et son délégué syndical ont alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises sur les difficultés rencontrées ;
- elle a été convoquée à une contre-expertise médicale qui s'est tenue à Paris alors qu'elle était domiciliée à Bordeaux ;
- ces agissements ont eu des conséquences graves sur son état de santé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, la Caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Maury, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, Mme A, représentée par Me Gauci, déclare se désister de sa requête et demande au tribunal de donner acte de ce désistement.
Par un mémoire, enregistré le 1er octobre 2024, la Caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Maury, déclare accepter ce désistement
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaouën,
- et les conclusions de Mme Caste, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est adjointe administrative principale de première classe et exerce les fonctions de gestionnaire de déclarations individuelles et de recouvrement au sein de l'unité " PPME20 " de la Caisse des dépôts et consignations, sur le site de Bordeaux, depuis le 1er avril 2012. Par un courrier du 21 mars 2022, reçu le 24 mars suivant, Mme A a sollicité, par l'intermédiaire de son conseil, le bénéfice de la protection fonctionnelle. Une décision implicite de rejet de cette demande est née le 24 mai 2022 du silence gardé pendant un délai de deux mois par le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, puis, par une décision du 30 août 2022, la demande de protection fonctionnelle présentée par Mme A a été expressément rejetée. Mme A demandait au tribunal, dans sa requête introductive d'instance, d'annuler la décision implicite du 24 mai 2022 et la décision expresse du 30 août 2022.
2. Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2024, Mme A a déclaré se désister de sa requête. Son désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la Caisse des dépôts et consignations.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bourgeois, président,
Mme Jaouën, première conseillère,
M. Josserand, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
La rapporteure,
S. JAOUËN Le président,
M. BOURGEOIS
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne au ministre chargé de l'économie et des finances en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026