mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2204116 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CABINET REFLEX DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 28 juillet 2022, le 6 décembre 2022, le 26 janvier 2023, le 16 mars 2023 et le 16 mai 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. C B, représenté par Me Cazenave, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2021 par lequel le maire d'Audenge a délivré à la société civile immobilière de construction-vente LP Promotion Ecrin un permis de construire portant sur l'édification d'une résidence intergénérationnelle de 64 logements répartis en quatre bâtiments implantés sur la parcelle cadastrée section CR n° 74 située 8 rue du Pas de la Socque, ainsi que sa décision implicite du 11 juin 2022 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Audenge la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier de demande est incomplet, en méconnaissance des articles L. 431-2, R. 431-7 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, à défaut de plan de coupe indiquant la hauteur des constructions et en l'absence d'indication de la superficie des logements ; la photographie ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement ;
- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime, de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'arrêté préfectoral du 23 décembre 1983 portant règlement sanitaire départemental dès lors que le projet s'implante à moins de 50 mètres du chenil de 20 chiens dont il est le gérant ;
- il méconnaît les dispositions combinées du point 1 de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme relatif aux accès et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que le projet ne prévoit pas les modalités d'accès des véhicules aux projet et qu'eu égard à son ampleur il accroitra la gêne à la circulation automobile ;
- il méconnaît les dispositions combinées du point 2 du même article relatif à la voirie et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la voie desservant le projet n'est pas adaptée à l'importance et à la destination des constructions projetées et à l'usage envisagé, qu'elle ne permet pas le passage et le retournement des véhicules d'incendie et de secours ou de collecte des déchets, et qu'il n'est pas justifié de l'impossibilité de créer une autre configuration qu'une impasse ni de la possibilité pour les véhicules de faire demi-tour en partie terminale ;
- il méconnaît les dispositions combinées du point 3 du même article relatif au déplacement des piétons et des cyclistes et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la bande de déplacement dévolue aux piétons est insuffisante et ne mène qu'au premier immeuble, et qu'il n'est pas justifié d'un quelconque aménagement dédié aux vélos ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 4 du même règlement à défaut de justifier d'un système d'évacuation des eaux usées ainsi que des aménagements qui garantissent une infiltration prioritaire des eaux pluviales ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 9 du même règlement, l'emprise du projet étant supérieure à 50 % de ma surface totale du terrain d'assiette ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 10 de ce règlement faute de justifier que la hauteur du projet à la corniche est inférieure ou égale à 9,5 mètres et deux étages sur rez-de-chaussée ;
- il méconnaît les dispositions combinées de l'article 11 du même règlement et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet ne s'insère pas harmonieusement dans son environnement, que la pente de toiture n'est pas comprise dans l'intervalle 20-40 % et qu'il n'est pas justifié que la clôture est implantée à l'alignement.
Par des mémoires en défense enregistrés le 8 novembre 2022, le 24 février 2023 et le 27 avril 2023, la commune d'Audenge, représentée par Me Brand, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application des dispositions des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et dans tous les cas à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable à défaut d'intérêt pour agir ;
- le moyen tiré de l'interdiction de grillages torsadé est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme et aucun des autres moyens n'est fondé.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 19 janvier et le 28 avril 2023, la société LP Promotion Ecrin, représenté par la SELAS Cazamajour et Urbanlaw conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et dans tous les cas à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable à défaut d'intérêt pour agir ;
- aucun des moyens qu'elle contient n'est fondé.
Par une ordonnance du 3 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Josserand,
- les conclusions de M. Vaquero, rapporteur public,
- les observations de Me Cazenave, représentant M. B,
- et les observations de Me Caparros, représentant la société LP Promotion Ecrin.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2021 par lequel le maire d'Audenge a délivré à la société civile immobilière de construction-vente LP Promotion Ecrin un permis de construire portant sur l'édification d'une résidence intergénérationnelle de 64 logements répartis en quatre bâtiments implantés sur la parcelle cadastrée section CR n° 74 située 8 rue du Pas de la Socque, ainsi que sa décision implicite du 11 juin 2022 portant rejet de son recours gracieux
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la complétude du dossier :
2. Aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural définit, par des plans et documents écrits, l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs () ". Il précise, par des documents graphiques ou photographiques, l'insertion dans l'environnement et l'impact visuel des bâtiments ainsi que le traitement de leurs accès et de leurs abords ". R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ". Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. *431-33-1 ; / c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. () Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire était accompagnée d'un projet architectural comprenant notamment des plans de façade faisant apparaître la hauteur des quatre bâtiments constituant le projet, mesurée à l'égout du toit. En outre, le plan de masse des toitures comme le plan des façades indiquent la hauteur Ngf de l'égout du toit comme du faîtage de ces bâtiments, ainsi que la hauteur Ngf du sol avant travaux, reportés en plusieurs point de chaque bâtiment. Ainsi, bien que le dossier ne comprenne pas de plan de coupe, il a mis à même le service instructeur de connaître l'implantation de la construction au sens du b) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.
5. En deuxième lieu, aucune disposition n'impose au pétitionnaire d'indiquer la superficie des logements, mais seulement de justifier du nombre suffisant de stationnement prévus, lequel n'est pas contesté. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la demande était accompagnée d'une " notice tableau surface / parking / OM / Vélo " qui indique, aux fins du calcul du nombre de place de stationnement, le nombre de logement au regard de leur type, de ce qu'ils sont des logements sociaux ou destinés à l'accueil de séniors, et du nombre d'entre eux dont la superficie est supérieure à 60 m².
6. En troisième lieu, le dossier de demande comprend deux photographies proches et deux photographies lointaines prises depuis chaque côté de la rue du Pas de Socque et permettant d'apprécier l'étendue et l'environnement du terrain d'assiette du projet, ainsi qu'un photomontage depuis cette rue qui, combiné aux différents plans de façade, a permis au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche. Dans ces conditions, le projet comporte les éléments énumérés aux points c) et d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier doit être écarté en toutes ses branches.
En ce qui concerne l'implantation des constructions au regard des bâtiments agricoles :
7. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime : " Lorsque des dispositions législatives ou réglementaires soumettent à des conditions de distance l'implantation ou l'extension de bâtiments agricoles vis-à-vis des habitations et immeubles habituellement occupés par des tiers, la même exigence d'éloignement doit être imposée à ces derniers à toute nouvelle construction et à tout changement de destination précités à usage non agricole nécessitant un permis de construire, à l'exception des extensions de constructions existantes ". Le point 4 relatif aux dispositions particulières de l'article 153 intitulé " Règles d'implantation de bâtiments d'élevage ou d'engraissement (création ou extension) " de l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 décembre 1983 portant règlement sanitaire départemental dispose que : " Sans préjudice de l'application des documents d'urbanisme existant dans la commune ou de cahiers des charges de lotissement, l'implantation des bâtiments renfermant des animaux doit respecter les règles suivantes : () les autres élevages [que porcins], à l'exception des élevages de type familial et de ceux de volailles et de lapins, ne peuvent être implantés à moins de 50 mètres des immeubles habités ou occupés habituellement par des tiers () ; ". En outre, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
8. M. B soutient qu'il exploite une activité d'élevage de chiens de race Setter Anglais et que les bâtiments projetés les plus proches seront situés à moins de 50 mètres du chenil, qui est implanté en limite séparative. Il se prévaut à cet effet d'un récépissé de déclaration pour un établissement hébergeant des chiens et chats émis par les services vétérinaires du préfet de la Gironde le 4 février 2002, d'une carte d'éleveur, de la circonstance qu'il a enregistré plusieurs chiens au livre généalogique des chiens reconnus par le ministre chargé de l'agriculture et vendu certains de ceux-ci. Il produit également un procès-verbal d'huissier réalisé le 16 décembre 2021 duquel il ressort que le chenil se compose de deux bâtiments d'élevage, le premier abritant une nurserie et deux boxes et le second deux boxes, desservis par un portail et une cour.
9. D'une part, les règles de distance instaurées par ces dispositions et qui s'imposent tant aux bâtiments d'élevage qu'aux constructions alentours, en application du principe de réciprocité, ne s'appliquent qu'en présence de bâtiments agricoles régulièrement édifiés et exploités.
10. En l'espèce, la commune d'Audenge fait valoir qu'elle n'a jamais délivré à M. B une quelconque autorisation d'urbanisme afin de réaliser les travaux d'édification des deux bâtiments composant le chenil et qu'elle n'aurait d'ailleurs pu légalement le faire dès lors que ces bâtiments sont implantés à moins de cinquante mètres de maisons existantes et situés en zone UB1 du plan local d'urbanisme, anciennement en zone UC du plan d'occupation des sols adopté en 1987, dans laquelle sont interdites les constructions à destination d'élevage. M. B, qui se borne à soutenir que les constructions n'étaient pas soumises à déclaration préalable et qu'elles figurent au cadastre, ne produit aucun élément permettant de justifier de leur régularité ou du moins de ce que leur édification serait antérieure à l'adoption du plan d'occupation des sols, étant observé que les travaux en cause n'étaient pas dispensées de toute formalité, leur surface étant supérieure au seuil de 5 m² prévu par les dispositions de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, le requérant ne justifie pas que son chenil ait été édifié régulièrement et ne saurait par suite utilement se prévaloir des règles de réciprocité prévues par l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime.
11. D'autre part, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de dix dernières années, M. B n'a déclaré que deux saillies ayant donné des naissances, la première le 29 mai 2015 et la seconde le 14 juillet 2019, et n'a vendu qu'un seul chien, en 2020, pour la somme de 400 euros. Il ressort également des pièces du dossier que les deux reproductrices sont désormais trop âgées pour donner naissance à des chiens inscrits au livre généalogiques des chiens, la plus jeune chienne présente sur l'élevage n'ayant quant à elle jamais réalisé de saillie. En outre, le chenil comptant seulement quatre boxes, il ne saurait accueillir de nombreux chiens et l'élevage, qui n'a pas été déclaré en tant qu'installation classée pour la protection de l'environnement au titre de la rubrique 2120 de l'annexe à l'article R. 511-9 du code de l'environnement, ne pourrait d'ailleurs légalement accueillir plus de dix chiens. À cet égard, le requérant déclare lui-même ne pas souhaiter céder plus d'une portée de chiens par an afin de respecter les dispositions de l'article III de l'article L. 214-6-2 du code rural et de la pêche maritime. Dans ces conditions, il apparaît que M. B élève des chiens pour son agrément et que cet élevage revêt le caractère d'" élevage de type familial " au sens des dispositions précitées de l'article 153-4 du règlement sanitaire départemental, auquel la règle d'implantation à distance de 50 mètres ne s'applique pas. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaît les dispositions combinées de l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime et de l'article 153-4 du règlement sanitaire départemental.
12. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la présence de quelques chiens dans des bâtiments implantés en limite séparative du projet porterait une quelconque atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne l'accès et la voirie :
13. En premier lieu, le point 1 de l'article 3 du règlement de la zone UB relatif aux accès dispose que : " - Les constructions et installations autorisées doivent avoir accès à une voie publique ou privée. / - Les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Les caractéristiques géométriques des accès devront répondre à l'important et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles qu'ils desservent pour satisfaire aux exigences de la sécurité, de la protection civile et de la défense contre l'incendie. Une largeur minimale de 3,50 mètres est requise ". Le point relatif aux accès de l'annexe n° 5 de ce plan dispose que : " sont considérés comme accès, les passages non ouverts à la circulation publique qui permettent la liaison automobile entre un terrain et la voie ou le cas échéant l'emprise publique qui le dessert. L'accès peut donc être, selon le cas, un linéaire de façade du terrain (portant) ou de construction (porche), ou bien un espace de circulation (bande de terrain, servitude de passage) ".
14. Le requérant soutient que le projet porte atteinte à ces dispositions et à celles de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne prévoit pas les modalités de circulation en cas d'arrivée simultanée de plusieurs véhicules et qu'eu égard au nombre de véhicules appelés à y stationner il accroitra la gêne à la circulation automobile. Il ressort cependant des pièces du dossier que le projet prévoit un accès d'une largeur de 5,87 mètres, précédant un portail d'une largeur de 5 mètres, entre lesquels est prévu une entrée charretière d'une profondeur de plus de cinq mètres permettant aux véhicules de patienter durant l'ouverture du portail. Il ressort également des pièces du dossier que l'accès est marqué par un panneau stop en direction de la rue du Pas de la Socque. Compte-tenu de ces éléments et de la configuration et de la largeur de l'accès, qui permet le croisement des véhicules ainsi que l'accès des engins de lutte contre l'incendie, il ne ressort aucunement des pièces du dossier que le projet porterait atteinte à la sécurité des usagers ou que les accès envisagés ne seraient pas adaptés à l'opération ou aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de celles de l'article 3 du règlement de la zone UB en ce qui concerne les accès doit être écarté.
15. En deuxième lieu, le point 2 relatif à la voirie de l'article 3 du règlement de la zone UB dispose que : " - Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées répondant à l'importance et à la destination de la construction ou de l'ensemble de constructions qui y sont édifiées. / - Les caractéristiques de ces voies doivent permettre la circulation des engins de lutte contre l'incendie, comme indiqué dans l'annexe 2 du présent Règlement. / - Les voies susceptibles d'accueillir les véhicules de collecte des déchets sont soumises aux prescriptions suivantes : / -aménagement d'une aire de demi-tour pour les voies en impasse, quelque soit leur longueur, / - dimensionnement suffisant, avec rayon de courbure de 9 mètres minimum pour les aires de retournement circulaires ou en T / - La création de voies ouvertes à la circulation automobile est soumise aux conditions de dimensionnement suivantes : / * pour les rues de desserte locale : • largeur minimale d'emprise de 8 m dans le cas d'un aménagement de type " plateau partagé ", / • largeur minimale d'emprise de 10 m et largeur minimale de chaussée de 5 m dans le cas d'un aménagement classique (bandes dissociées de chaussée, trottoirs etc) () En cas d'impossibilité du fait de la configuration du terrain concerné et/ou de milieu environnant, il est admis la création de voies en impasse, dont la longueur ne pourra excéder 100 m. A voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules de services puissent faire aisément demi-tour ". Le point relatif à la voirie de l'annexe n° 5 de ce plan dispose que : " Constitue une voie pour l'application du présent règlement, tout passage disposant des aménagements nécessaires à la circulation des véhicules, sans distinction de son régime de propriété. / Est considéré comme une voie, tout passage qui dessert : / - 5 logements ou plus en zones UA, UB (y compris le secteur UBa) () ".
16. D'une part, le requérant ne saurait utilement se prévaloir des dispositions relatives à la largeur minimale d'emprise des voies et aux voies en impasse, qui sont seulement applicables en cas de création de voies ouvertes à la circulation automobile, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, le projet créant seulement une bande de roulement interne au terrain d'assiette dont l'accès est au demeurant fermé par un portail.
17. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi par la rue du Pas de la Socque, large voie en ligne droite garantissant de bonnes conditions de visibilité et dont la vitesse est limitée à 30 km/h, qui répond à l'importance et à la destination de la construction projetée. En outre, cette rue permet aisément le passage tant des engins de lutte contre l'incendie que des véhicules de collecte des déchets, étant observé que la communauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon Nord et le service départemental d'incendie et de secours ont délivré respectivement les 4 janvier et 25 janvier 2022 des avis favorables concernant l'accessibilité du projet, sous réserve de prescriptions qui ont été reprises à l'article 2 de l'arrêté contesté. Le requérant ne saurait utilement se prévaloir des caractéristiques de la bande de roulement interne au projet pour soutenir qu'elles méconnaissances les dispositions des trois premiers paragraphes du point 2 de l'article 3 dès lors que ceux-ci ne s'appliquent qu'aux voies publiques ou privées qui desservent le terrain d'assiette. Enfin, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la bande de circulation interne au projet est d'une largeur suffisante pour permettre le passage des engins de lutte contre l'incendie et est aménagée d'une aire de retournement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de celles de l'article 3 du règlement de la zone UB1 en ce qui concerne la voirie doit être écarté.
18. En troisième lieu, le point 3 relatif au déplacement des piétons et cycles du même article 3 dispose que : " - Les opérations d'ensemble devront prendre en compte la sécurité et les continuités de déplacement piétons et cycles : / * soit dans le cadre de l'aménagement des voies, / * soit par des cheminements spécifiques, lesquels pourront être exigés au regard de l'importance de l'opération et des circulations existantes ou prévues () ".
19. D'une part, le requérant ne saurait utilement se prévaloir des dispositions citées au point précédent, qui s'appliquent aux opérations d'ensemble, ce qui n'est pas le cas du projet en l'espèce. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit l'aménagement d'un accès dédié aux piétons, prolongé par une bande de déplacement en béton balayé identifiée par un marquage au sol et desservant les différents bâtiments. En outre, eu égard à l'envergure du projet et à la largeur des voies, il ressort des pièces du dossier que les vélos pourront circuler aisément sur les voies internes au terrain d'assiette, en direction notamment des deux parkings à vélos. Dans ces conditions, il ressort des pièces du dossier que le projet ne présente pas de risque particulier pour les piétons et les cyclistes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne l'assainissement et les eaux usées :
20. Aux termes de l'article 4 du règlement de la zone UB : " 1- Eau potable / Toute construction d'habitation ou d'activité, et de manière générale tout local pouvant servir de jour ou de nuit au repos ou l'agrément, doit être alimenté en eau sous pression, par raccordement au réseau d'adduction d'eau potable. / 2- Assainissement / a) Eaux usées / Toute construction ou installation doit évacuer ses eaux et matières usées par des canalisations souterraines raccordées au réseau collectif d'assainissement, en respectant les caractéristiques de ce réseau. Le cas échéant, un prétraitement sera requis afin de rendre des eaux usées conformes aux normes fixées par l'exploitant du réseau. / Tout rejet d'eaux usées, traitées ou non traitées, est interdit dans les fossés, cours d'eaux et réseaux pluviaux. / b) Eaux pluviales / Pour protéger la qualité du milieu récepteur et ne pas surcharger les réseaux hydrauliques existantes, les aménagements réalisés doivent être tels qu'ils garantissent une infiltration prioritaire des eaux pluviales provenant des sols et des constructions, sur le terrain même de l'opération ".
21. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des pièces relatives aux voiries et réseaux divers, que les eaux pluviales des bâtiments et de la voirie seront stockées dans deux réservoirs dimensionnés pour des pluies décennales, deux ouvrages de surverse permettant l'évacuation des excédents vers le ruisseau de Ponteils situé au sud de l'opération. Les eaux usées seront quant à elles collectées et évacuées gravitairement vers le réseau existant situé sous la rue du Pas de la Socque, un clapet anti-retour étant positionné au niveau de l'entrée de l'opération. A aménagements, qui figurent sur les plans relatifs aux eaux pluviales et aux eaux usées et sont assortis d'une note de calcul, ont fait l'objet d'avis favorables de la communauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon Nord du 5 janvier 2022 et du syndicat intercommunal du Bassin d'Arcachon le 7 janvier 2022, dont les prescriptions sont reprises à l'article 2 de l'arrêté contesté. Par suite, le requérant, qui ne conteste pas sérieusement le caractère suffisant de ces aménagements, n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article 4 du règlement de la zone UB.
En ce qui concerne l'emprise au sol :
22. Aux termes de l'article 9 du règlement de la zone UB : " La surface maximale d'emprise au sol des constructions par rapport à la surface du terrain est de : / - 60 % pour les constructions à destination d'activités économiques ou d'équipements publics, / - 50 % dans les autres cas ". L'annexe n° 5 définit l'emprise au sol d'une construction : " Il s'agit de la surface de terrain occupée par une construction. / Le pourcentage maximal d'emprise au sol prescrit, le cas échéant, aux articles 9 du Règlement correspond à la somme des surfaces hors œuvre brute, construites ou à constructive en rez-de-chaussée, après déduction des surfaces closes telles que les terrasses, auvents, appentis, espaces de circulation, divisée par la superficie du terrain définie dans la demande de permis d'aménager ".
23. Il ressort des pièces du dossier que la société pétitionnaire a déclaré que la surface du terrain est de 7 307 m² et que l'emprise des bâtiments s'établit à 1 912,37 m², soit moins de 30 % de la superficie totale du terrain. Le requérant, qui se borne à se prévaloir de la surface de plancher du projet, laquelle est définie par l'annexe n° 5 du règlement du plan local d'urbanisme par renvoi à l'article R. 420-1 du code de l'urbanisme et comprend notamment les surfaces des étages, ne conteste pas sérieusement ces mesures. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 9 du règlement de la zone UB doit être écarté.
En ce qui concerne la hauteur :
24. Aux termes de l'article 10 du règlement de la zone UB : " 1/ Condition de mesure / La hauteur maximale des constructions est mesurée à partir du niveau du sol (nouveau du sol existant avant travaux ou le cas échéant niveau du trottoir) : / - soit à l'égout ou à la corniche si celle-ci est plus élevée, pour les toits en pente, / - soit à l'acrotère pour un toit terrasse, / - non compris les éléments de superstructures (ventilations, cheminées). / Sur terrain plat, elle est mesurée le long de chaque façade de la construction. Lorsque le terrain naturel ou la voie est en pente, la hauteur maximale est mesurée à la partie médiale de la façade. / 2/ Règle / La hauteur maximale des constructions est fixée comme suit : () - dans le reste de la zone UB : 9,5 mètres et 2 étages sur rez-de-chaussée ". L'annexe n° 5 du règlement du plan local d'urbanisme définit les débords et égouts de toiture : " Le débord est la partie de la toiture en saillie par rapport au plan de façade. / L'égout constitue la limite ou ligne basse d'un pan de couverture, vers laquelle ruissellent les eaux de pluie. La ligne d'égout correspond, dans la plupart des cas, à la partie basse d'une gouttière ou d'un chêneau ".
25. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de façade, que la hauteur du projet, mesurée à l'égout du toit, est de 6,5 mètres. Cette mesure correspond d'ailleurs à la soustraction entre la hauteur Ngf des bâtiments à l'égout du toit et le niveau du sol Ngf. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaît la règle de hauteur fixée par l'article 10 du règlement de la zone.
26. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet porte sur l'édification de quatre bâtiments constitués d'un rez-de-chaussée surmonté de deux niveaux, le dernier étant au demeurant sous combles dès lors qu'intégralement implanté sous une toiture à deux pans d'une pente de 46 %. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaît le nombre maximum de niveaux prévue par le même article.
En ce qui concerne l'insertion du projet dans son environnement :
27. En premier lieu, le point 1 relatif aux principes généraux de l'article 11 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme dispose que : " - Tout projet dans son ensemble doit être homogène, doit présenter une simplicité de volume et une unité d'aspect, et doit s'harmoniser avec le contexte bâti et architectural dans lequel il s'inscrit. () ". Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Il résulte de ces dispositions que si la construction projetée porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente doit refuser de délivrer l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus d'une autorisation d'urbanisme ou les prescriptions spéciales accompagnant sa délivrance, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
28. En outre, dès lors que les dispositions du règlement d'un plan d'occupation des sols invoquées par le requérant ont le même objet que celles, également invoquées, d'un article du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan d'occupation des sols que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée. En conséquence, le juge exerce un contrôle normal sur la conformité à ces dispositions de la décision attaquée.
29. Il ressort des pièces du dossier que le quartier dans lequel s'inscrit le projet est constitué principalement de maisons individuelles récentes de couleur blanche et de style hétérogène. Il ressort également des pièces du dossier que le projet porte sur l'édification d'une annexe et de quatre bâtiments d'habitation en maçonnerie traditionnelle enduite de ton blanc cassé et de ton gris s'agissant des soubassements et des chaînes d'angles, de style arcachonnais ainsi que dit au point 31, surmontés de larges toitures à deux pans de toiture en tuiles à forte pente entrecoupées de chiens-assis, d'une hauteur au faîtage d'environ dix mètres. Compte-tenu de ces éléments, de la qualité de l'aménagement paysager et du soin apporté au style des bâtiments, le projet n'apparaît pas porter atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, le moyen tiré du défaut d'insertion du projet dans son environnement doit être écarté.
30. En deuxième lieu, le point 4 relatif aux toitures du même article dispose : " Formes de toitures / - Toits en pente / Les toitures seront à deux pans minimum. Leur pente sera fonction de matériaux de couverture, sans décrochement excessif, avec un minimum de 20 % et un maximum de 40 % sauf : / - pour les petits éléments de toiture, du type tourelles, clochetons, chiens assis,, / - pour les constructions de type Arcachonnaise dont la pente de toit pourra être supérieure. () ".
31. Il ressort des pièces du dossier que les bâtiments projetés sont constitués surmontés de larges toitures d'une pente de 46 %. Si cette pente est supérieure au maximum de 40 % fixé par les dispositions de l'article 11 du règlement de la zone UB, il ressort cependant des pièces du dossier que les bâtiments projetés sont aménagés d'une toiture à large débords soutenue, au niveau des faces latérales et de chaque chien-assis, par des fermes d'avant-toit cintrées en bois avec contrefiche, typiques du style arcachonnais. Dans ces conditions, et bien que les chaînes d'angle soient discrètes, ces bâtiments doivent être regardés comme de type arcachonnais, dont la pente de toit peut être supérieure au plafond fixé par les dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du point 4 de l'article 11 du règlement de la zone UB doit être écarté.
32. En troisième et dernier lieu, le point 7 relatif aux clôtures de ce même article dispose que : " () Prescriptions pour les clôtures sur voie ou emprise publique, / L'implantation d'une clôture devra respecter l'alignement de la voie, lequel est à solliciter par le pétitionnaire auprès du service gestionnaire. / Les clôtures auront une hauteur maximale de 1,60 mètre, qu'il s'agisse de murs pleins, de murs bahut surmontés de grilles, grillages ou d'éléments à claire-voie, ou bien d'autres dispositifs. / Les seuls grillages simple torsion ou soudés sont interdits sauf s'ils sont doublés de végétaux ".
33. D'une part, il ne résulte aucunement de ces dispositions que le pétitionnaire serait tenu de solliciter le plan d'alignement auprès du service gestionnaire. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la clôture est implantée à l'alignement de la rue du Pas de la Socque, ce que confirme la commune d'Audenge en défense, et est donc conforme aux dispositions précitées.
34. D'autre part, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative ". Il ressort des pièces du dossier que le premier mémoire en défense a été enregistré le 8 novembre 2022 et communiqué le jour-même au requérant, qui en a pris connaissance le lendemain. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du cinquième point du 7) de l'article 11 du règlement de la zone UB relatives à l'interdiction des grillages constitué d'une simple torsion ou soudés, soulevé pour la première fois dans le mémoire enregistré le 16 mars 2023, postérieurement à l'expiration d'un délai de deux mois, est irrecevable et doit par suite être écarté. En tout état de cause, ces dispositions ne s'appliquent qu'aux clôtures donnant sur la voie, lesquelles sont en l'espèce en acier galvanisé soudé mais doublées par des haies plantées, ce que permet les dispositions du point 7 de l'article 11 précité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
35. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
36. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Audenge, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la M. B une somme de 800 euros au titre des frais d'instance exposés par la commune d'Audenge en application de ces dispositions et une somme de 800 euros à verser à la société LP Promotion Ecrin au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune d'Audenge une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à la société LP Promotion Ecrin une somme de 800 euros au même titre.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la société LP Promotion Ecrin et à la commune d'Audenge.
Délibéré après l'audience du 24 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pouget, président,
M. Josserand, conseiller,
M. Frézet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.
Le rapporteur,
L. JOSSERAND Le président,
L. POUGET
La greffière,
S. FERMIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026