jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2204680 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | RADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 août 2022 et les 19 février et 18 octobre 2024, le dernier n'ayant pas été communiqué, Mme D A, représentée par Me Radé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision née le 7 mars 2022 par laquelle le maire de la commune de Bordeaux a implicitement rejeté sa demande de reconnaissance de sa maladie professionnelle du 7 janvier 2022, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux du 2 mai 2022 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Bordeaux, à titre principal, de reconnaître le caractère imputable au service de sa maladie professionnelle et en conséquence de régulariser sa carrière ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, le tout dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les troubles anxiodépressifs dont elle souffre sont imputables au service ;
- à titre subsidiaire, la décision est entachée d'un vice de procédure, le Conseil médical n'ayant pas été saisi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, la commune de Bordeaux, conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que par un arrêté du 5 juillet 2024 elle a reconnu comme imputable au service la maladie dont souffre la requérante de sorte que la requête a perdu son objet.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 1er décembre 2023, par laquelle la présidente du tribunal a taxé les frais de l'expertise à la somme de 1 200 euros.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fernandez,
- les conclusions de M. Bilate, rapporteur public,
- les observations de Me Castillo Marois, représentant Mme A, et de M. C représentant la commune de Bordeaux.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, adjointe territoriale, exerce les fonctions d'agent polyvalent pour la commune de Bordeaux depuis 12 ans. Depuis juillet 2021, elle occupe le poste de secrétaire de mairie de quartier. Le 7 janvier 2022, elle a demandé la reconnaissance comme imputable au service, des troubles anxio-dépressifs dont elle souffre. Cette demande est restée sans réponse, une décision implicite de rejet est donc née le 7 mars 2022. Par la suite, Mme A a fait un recours gracieux contre cette décision le 2 mai 2022 qui est également resté sans réponse. Elle demande l'annulation de ces deux décisions implicites. Par ailleurs, par une ordonnance du 13 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux, saisi par Mme A, avait désigné un expert afin qu'il se prononce sur l'état de santé de l'intéressée. Le rapport d'expertise a été déposé le 31 octobre 2023.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 5 juillet 2024, le maire de la commune de Bordeaux a retiré la décision implicite de rejet et a reconnu comme imputable au service le syndrome anxio-dépressif dont souffre Mme A. Cette décision rend sans objet les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. D'une part, les frais et honoraires de l'expertise ont été taxés et liquidés par la présidente du tribunal administratif de Bordeaux par ordonnance du 1er décembre 2023, à la somme de 1 200 euros et mis à la charge de Mme A. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre ces frais à la charge définitive de la commune de Bordeaux.
4. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Bordeaux, partie condamnée aux dépens, la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme A.
Article 2 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros, sont mis à la charge définitive de la commune de Bordeaux.
Article 3 : La commune de Bordeaux versera à Mme A la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et à la commune de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
M. Fernandez, premier conseiller,
M. Boutet-Hervez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
Le rapporteur,
D. Fernandez
Le président,
D. Katz La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026